Dieu Merci Domboli Lofemba
Université Laval
Candidat Ph.D.
superviseur(e): Jean-François Bissonnette
Olivier Villemaire-Côté
Début: 2024-09-03
Fin: 2028-05-30
Candidat Ph.D.
superviseur(e): Jean-François Bissonnette
Olivier Villemaire-Côté
Début: 2024-09-03
Fin: 2028-05-30
Projet
Vers une gestion forestière plus adaptative : conditions et défis de l'intégration des réseaux complexes fonctionnels dans les régimes forestiers du Québec et de la Colombie-BritanniqueFace aux bouleversements écologiques et sociaux qui marquent le XXIe siècle, la gestion forestière au Canada, et plus particulièrement au Québec, se trouve à une étape charnière de son évolution. Les régimes climatiques de plus en plus instables, les nouvelles attentes sociétales, la complexification des usages du territoire et la perte de résilience des écosystèmes appellent à repenser en profondeur nos manières de gérer la forêt. Cette thèse propose d’explorer les conditions (sociales, écologiques, institutionnelles, réglementaires, etc.) qui permettent ou freinent l’intégration des nouvelles pratiques forestières, en particulier celle des réseaux complexes fonctionnels comme levier d’adaptation dans les cadres de gouvernance forestière. En s’appuyant sur les provinces de la Colombie Britannique et du Québec, cette recherche adoptera une approche qualitative mobilisant une revue critique des politiques publiques, des entretiens semi-dirigés avec des experts du secteur forestier (gestionnaires, chercheurs, représentants des communautés locales, industriels, ONG), ainsi que des scénarios prospectifs. L’objectif est double : (1) documenter les perceptions et les dynamiques institutionnelles autour de la gestion forestière, précisément sur l’approche des réseaux complexes fonctionnels, et (2) identifier les leviers d’action pour renforcer la résilience des forêts en contexte de changements globaux. À travers une lecture croisée de deux provinces, cette thèse vise à faire émerger des pistes concrètes pour une gestion forestière plus adaptative, attentive à la complexité des écosystèmes comme à celle des sociétés humaines qui les habitent. Elle s’inscrit dans un effort plus large de refondation des pratiques forestières vers plus de résilience, plus de flexibilité et plus de co-construction, dans un monde de plus en plus incertain.
