Relier la biodiversité avec les services écosystémiques et leurs dimensions économiques

 

 

 

 

Cet axe concilie la conservation de la biodiversité avec l’approvisionnement en SE en étudiant les synergies et les compromis entre les changements dans les paysages et le climat. De nouvelles méthodes quantitatives améliorent notre capacité à modéliser les SE dans de nombreux écosystèmes. L’axe estime également la valeur économique de la biodiversité et des SE et la perception humaine de leur importance. Les projets actuels orientent les politiques locales, nationales et internationales et s’engage à la participation d’un large éventail de parties prenantes.

 

 

 

Thèmes de l’axe 3

Thème 3.1. Planification paysagère pour comprendre et protéger la biodiversité et les services écologiques (SE)

Ce thème est conçu pour renforcer notre compréhension des synergies et des compromis entre les SE et leur relation avec la biodiversité. Certains SE sont des antagonistes de la protection de la biodiversité tandis que d’autres sont plus facilement compatibles avec la conservation traditionnelle, comme celle des aires protégées. On vise à explorer le lien entre l’offre des SE et la manière dont ils profitent aux humains. Des méthodes de planification du paysage sont développées pour étudier les relations spatiales entre les lieux où les SE sont fournis, ceux où ils sont en demande, et la zone de connexion entre les deux. Des mesures de conservation alternatives sont étudiées afin d’intégrer les besoins des populations et d’améliorer leur qualité de vie, en particulier dans les environnements urbains et les paysages agricoles. Ces outils seront étendus pour améliorer la planification de la restauration à l’échelle régionale et répondre aux besoins de compensation des pertes d’habitat.

Thème 3.2. La valeur et la perception de la biodiversité et les services écologiques dans la prise de décisions

La valeur instrumentale de la nature a été associée principalement à des activités telles que l’agriculture, la pêche et la foresterie. D’autres services, tels que le stockage du carbone, la régulation des crues, les loisirs et l’esthétique, ont été négligés dans la prise de décision malgré leur importance sociale et économique. De même, la biodiversité a rarement été un levier important pour l’acceptation sociale des projets de conservation. Ce thème vise à explorer l’importance de la nature et de sa biodiversité et des services écosystémiques (SE) pour les populations locales et la manière dont les contextes sociaux et économiques influent sur la perception des personnes de la nature et des infrastructures vertes. Ces informations aideront à affiner les stratégies contribuant à accroître la protection de la nature ou à favoriser une meilleure gestion du paysage. Un accent particulier sera mis sur les peuples autochtones et sur la manière de tirer parti de leurs connaissances traditionnelles, en particulier en ce qui concerne la valeur d’option pour l’utilisation future de la nature. Cet axe comprendra également l’estimation de la valeur marchande et non marchande de la biodiversité et des SE. L’importance économique de l’intégration de la biodiversité et des SE dans les actions et les stratégies mises en œuvre par les industries et les entreprises privées constituera un aspect particulier de cet axe.

Thème 3.3. Gouvernance de la biodiversité et des services écologiques

Ce thème vise à accroître la cohérence entre les idées de recherche et les politiques mises en place pour protéger la biodiversité. La manière d’intégrer les services écosystémiques dans la législation sera explorée, notamment en ce qui concerne les compensations de l’habitat et la protection contre les effets du réchauffement climatique. Les choix de conservation faits en accord avec les lobbies et la politique de développement seront analysés à la lumière des systèmes socio-écologiques et de l’institutionnalisme. Les services écosystémiques ne sont pas fournis de manière uniforme dans un paysage et certaines populations spécifiques pourraient tirer moins de bénéfices de la nature. Cela engendre une injustice environnementale, un aspect qui sera intégré à la recherche de cet axe.