Félicien Adam

Université Laval
Candidat M.Sc.

superviseur(e): Monique Poulin
Dany Garant
Début: 2026-01-07
Fin: 2027-12-31

Projet

Évaluation et perfectionnement des techniques de prégermination et d’enrobage des semences pour accroitre la germination des herbacées couramment utilisées dans les projets de végétalisation des mil
Les projets de restauration écologique basées sur l’ensemencement présentent fréquemment des taux de réussite inférieurs à 10 %. Cela s'explique en partie par les obstacles abiotiques et biotiques agissant dès le stade critique de la germination et par le manque de connaissances sur la biologie des espèces indigènes (Brown et al., 2021). La prégermination et l’enrobage des semences semblent constituer une approche prometteuse pour atténuer ces pressions et améliorer l’établissement des semis (Brown et al., 2021; Pedrini, 2018). Cette recherche se propose d’étudier le potentiel de ces deux techniques pour la végétalisation des milieux humides. Pour cela, différentes variables expérimentales liées aux techniques de prégermination (durée, température et lumière durant le trempage, processus de séchage...) et d’enrobage (matériaux, épaisseurs...) seront testées en conditions contrôlées sur 10 espèces couramment utilisées en végétalisation des milieux humides au Québec. Les résultats attendus sont une amélioration notable de la vitesse de germination par la prégermination par rapport au témoin. Pour la majorité des espèces, cette accélération devrait être directement liée à la durée de trempage : les durées les plus longues (48 h et 72 h) devraient offrir les performances de germination les plus élevées. Toutefois, ces durées prolongées risquent d’entraîner une diminution de la survie des graines prégermées au-delà d’un certain temps de stockage. Concernant l’enrobage, les résultats attendus seront très dépendants de la technique utilisée à l’égard de la composition et de l’épaisseur des matériaux. Néanmoins, les meilleurs composés d’enrobage devraient améliorer la vigueur des semis, en particulier dans des conditions de croissance plus pénalisantes (hydriques, thermiques). Dans ces deux techniques, l’ajout d’additifs permettra une meilleure performance globale de germination. Ce projet offre une base solide à l’exploration et au développement de ces technologies des semences dans la préservation et la restauration des milieux humides, bien que ces résultats restent à démontrer en conditions naturelles.