Justine Grimard-Spalding

Université du Québec à Rimouski
Candidat M.Sc.

superviseur(e): François Vézina
Oliver Love, Université de Windsor
Début: 2025-09-01

Projet

Réchauffement de l'Arctique et surchauffe chez le plectrophane des neiges: comparaison de la performance reproductive aux extrêmes de l'aire de reproduction.
En Arctique, le réchauffement climatique s’effectue à un rythme nettement plus rapide que dans le reste du monde. Les espèces qui y vivent, adaptées à des conditions de froid extrême par des mécanismes physiologiques et comportementaux spécialisés, pourraient présenter une capacité limitée à dissiper la chaleur. Chez le plectrophane des neiges (Plectrophenax nivalis), un passereau arctique caractérisé par une isolation thermique exceptionnelle mais une faible tolérance aux températures même modérées, les hausses de température prévues pourraient compromettre le succès reproducteur de l’espèce, notamment par un risque accru d’hyperthermie lors d’efforts prolongés. Toutefois, la vaste hétérogénéité climatique et environnementale de l’Arctique laisse présager que les effets du réchauffement ne seront pas uniformes à travers l’aire de reproduction de l’espèce. Mon projet vise à comparer les effets de l’environnement thermique sur la performance reproductive du plectrophane des neiges entre le Haut et le Bas Arctique. D’abord, nous comparerons les paramètres reproductifs (taille de la ponte, succès d’éclosion et d’envol, phénologie de la reproduction et croissance des oisillons) des deux sites. Ensuite, nous comparerons les patrons journaliers d’approvisionnement des oisillons en fonction de l’environnement thermique. Finalement, nous comparerons le stress thermique et ses effets sur la performance reproductive du plectrophane des neiges aux extrêmes de son aire de reproduction.

Mots-clés

Écophysiologie, Arctique, Stress thermique