Emmanuelle Gouin

Université du Québec à Rimouski
Candidat M.Sc.

superviseur(e): François Vézina
Non-Membre Oliver Love, University of Windsor
Début: 2023-08-28

Projet

Le réchauffement du Haut-Arctique pourrait limiter la performance reproductrice du plectorphane des neiges, un spécialiste du froid en déclin
Des études récentes suggèrent que les espèces arctiques adaptées au froid ont une capacité limitée à tolérer des températures modérément chaudes. Le plectrophane des neiges en est un exemple avec sa très faible capacité à dissiper sa chaleur métabolique. Cette limitation est critique considérant que l’Arctique se réchauffe plus rapidement que la moyenne mondiale. Ainsi, avec une hausse des températures, les plectrophanes très actifs, comme en période de reproduction, seraient à risque d’hyperthermie si leur effort est maintenu. L’objectif de mon projet est donc de déterminer l’effet de la hausse des températures environnementales dans le Haut-Arctique sur la thermorégulation et le succès reproducteur du plectrophane. Nous suggérons qu’avec la hausse des températures, les oiseaux vont soit maintenir l’effort parental au détriment d’une température corporelle instable, soit ajuster l’effort parental afin de maintenir une température corporelle constante au détriment du succès reproducteur. Les travaux de terrain sont réalisés pendant l’été 2023 et l’été 2024 sur l’aire de reproduction la plus nordique de l’espèce, à Alert (NU, 82°N). Des captures de couples pour les munir de puces de radio-identification sont effectués afin d’enregistrer l’effort de nourrissage des oisillons et la température corporelle des adultes à chaque visite au nid. Aussi, des données de succès reproducteur telles que le succès d’éclosion, la masse des oisillons au jour huit et la date d’envol sont récoltés durant les travaux de terrain.

Mots-clés

Écophysiologie, Thermoregulation, reproduction, Arctique, Heat Dissipation Limit (HDL) Theory, Thermoregulatory polygon, changements climatiques