Chloé LeBlanc-Gagné

Université de Montréal
Candidat M.Sc.
superviseur(e): Stéphanie Pellerin
Marie-Hélène Brice
Début: 2021-09-06
Fin: 2024-08-31
Candidat M.Sc.
superviseur(e): Stéphanie Pellerin
Marie-Hélène Brice
Début: 2021-09-06
Fin: 2024-08-31
Projet
Diversité végétale dans les pelouses en gestion différenciéeAu cours des dernières décennies, de nombreuses initiatives visant à favoriser la biodiversité urbaine, à atténuer les impacts environnementaux des pelouses et à diminuer les ressources consacrées à leur entretien ont été mises sur pied. L’objectif de ce mémoire était d’identifier les facteurs qui gouvernent la diversité et la composition des communautés végétales d’anciennes pelouses converties en prairies urbaines par le biais de la gestion différenciée, une approche qui implique notamment de réduire la fréquence de tonte à un maximum de deux tontes par année. Des inventaires de la végétation ont été réalisés dans 42 prairies urbaines à Montréal et à Brossard. Des variables décrivant les conditions environnementales locales (ex. topographie, propriétés du sol, ensoleillement, aire, âge) et les caractéristiques du paysage environnant (ex. densité de population, proportion de surfaces imperméables) ont été mesurées. Les relations entre ces variables et la diversité α ont été évaluées à l’aide de régressions linéaires multiples et de modèles linéaires généralisés. Les différences de diversité β entre des groupes de sites fondés sur l’âge et le niveau d’urbanisation du paysage (densité de population des secteurs avoisinants) ont été analysées à l’aide de tests d’homogénéité des dispersionsmultivariées. Des analyses de redondances ont été réalisées afin d’identifier les variables qui expliquent le mieux la composition en espèces des sites d’étude. La diversité végétale locale (diversité α) diminuait en fonction du piétinement, de la densité de population dans les quartiers avoisinant les sites d’étude etde la distance entre ces derniers et les cours d’eau bordant l’Île de Montréal, mais augmentait en fonction de la proportion de bâtiments dans les environs des sites. L’urbanisation (la densité de population) avait également un effet négatif sur la diversité β et était l’une des principales variables influençant lacomposition en espèces. L’âge des sites n’avait pas d’effet sur la diversité α, mais la diversité β augmentait avec l’âge. Cette augmentation s’accompagnait de changements en ce qui a trait à la composition en espèces. En somme, nos résultats suggèrent que l’urbanisation du paysage environnant et le nombre d’années en gestion différenciée sont des facteurs clés façonnant les communautés végétales des prairies urbaines. Ils soulignent l’importance de tenir compte du contexte paysager dans le cadre de la planification de projets de verdissement en milieux urbains. Des recherches supplémentaires sont requises afin d’évaluer l’impact de différents régimes d’entretien (fréquences de tonte) sur la végétation des prairies urbaines.
