Dans le cadre du Plan Nature 2030 et du Cadre mondial de la biodiversité Kunming-Montréal, le Québec s’est engagé à protéger 30 % de son territoire d’ici 2030. Mais la protection des aires naturelles ne suffit pas à elle seule. Les activités économiques qui se déroulent en dehors de ces zones continuent d’exercer une pression considérable sur les écosystèmes, à travers l’extraction de ressources, la production de déchets et les émissions qui en découlent. C’est pourquoi l’économie circulaire représente un levier complémentaire et indispensable: en réduisant cette pression à la source, elle peut contribuer directement aux objectifs de conservation. Avec un indice de circularité qui, selon la méthodologie actualisée de 2025, s’établit à seulement 1,9 %, l’un des plus faibles parmi les économies développées, la marge de progression du Québec est considérable. Pourtant, les outils pour quantifier concrètement son impact sur la biodiversité font encore défaut.
Ce projet de recherche transdisciplinaire, unique au Canada, est porté par une collaboration inédite entre le Réseau de recherche en économie circulaire du Québec (RRECQ), le Centre de la science de la biodiversité du Québec (CSBQ), SNAP Québec et Biodiversité Québec. En visant à combler une lacune critique dans la transition écologique, soit la quantification des bénéfices de l’économie circulaire pour la biodiversité, il s’appuie sur le développement d’un cadre conceptuel intégré, des études de cas dans des secteurs clés de l’économie québécoise, des ateliers collaboratifs réunissant chercheurs, gouvernements et acteurs économiques et institutionnels, et aboutit à des indicateurs et des outils d’aide à la décision concrets. L’objectif est d’offrir aux décideurs les moyens de faire de la transition circulaire un véritable levier de préservation du capital naturel québécois.
Pour plus d’informations, contactez Rim Khlifa: rim.khlifa@mcgill.ca
