La recherche scienfique génère d’importantes quantités de données précieuses à travers les études de terrain, les programmes de suivi et les enquêtes écologiques. Cependant, une grande partie de ces informations reste difficile à réutiliser au-delà de l’étude originale en raison d’un stockage fragmenté, d’une documentation limitée ou de formats incompatibles. Une nouvelle initiative vise à remédier à cette situation en améliorant la façon dont les données sur la biodiversité sont documentées, préservées et partagées au Québec.

Le projet établit un cadre coordonné pour préserver les jeux de données sur la biodiversité au long terme. En considérant des systèmes de stockage fiables, en mettant en œuvre des procédures robustes de gestion des données et en assurant une attribution appropriée aux chercheurs qui ont généré les données, les jeux de données isolés sont transformés en infrastructures scientifiques durables, qui restent intactes et accessibles pour la recherche future.

En s’appuyant sur cette base, l’initiative vise à rendre les jeux de données faciles à trouver, à intégrer et à réutiliser à travers les études et les régions. En adoptant des normes de métadonnées communes et des vocabulaires partagés, ainsi que des pratiques cohérentes de licence et d’attribution, les jeux de données deviennent découvrables, citables et prêts à soutenir la recherche collaborative et des analyses scientifiques plus larges à une plus grande échelle.

L’initiative renforcera également les liens entre la communauté scientifique du Québec et les réseaux de données sur la biodiversité à plus grande échelle. Le partage structuré des données et la collaboration avec des partenaires stratégiques permettront d’accroître la visibilité et la réutilisation des données sur la biodiversité du Québec dans les recherches provinciales et internationales.

Ces efforts permettront aux ensembles de données collectés à travers la province de contribuer plus efficacement à la synthèse scientifique, à la modélisation écologique et à la planification de la conservation fondée sur des preuves.

Pour plus d’information, contactez El-Amine Mimouni: el-amine.mimouni@mcgill.ca