Subvention de démarrage 1 : Étude des patrons phylogéographiques chez les plantes rares de la région écologique Grands Lacs / Saint‐Laurent
Simon Joly (Université de Montréal), Daniel Schoen (McGill University), Anne Bruneau (Université de Montréal),
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La conservation de la diversité biologique exige fréquemment la considération d’unités inférieures à l’espèce, appelées unités désignables. Afin d’être évaluée, une population ou un groupe de populations doit répondre à certains critères. Ces critères impliquent que sans étude génétique, des populations à caractères génétiques distincts ne peuvent être identifiées et conservées. Les régions éco-géographiques revêtent aussi une grande importance dans l’évaluation du statut des espèces: une espèce peut être globalement abondante mais rare à l’intérieur d’une région écologique donnée. Ainsi, une mauvaise connaissance des zones éco géographiques peut avoir un impact important sur la conservation. Nous proposons d’étudier la diversité génétique de plantes rares de la région écologique de la plaine du Saint‐Laurent et des Grands Lacs (sud du Québec et de l’Ontario).Cette région est intéressante puisqu’elle pourrait contenir deux régions historiquement distinctes. Ces patrons seraient causés par les Appalaches qui auraient servi de barrière à la migration suite aux dernières glaciations. Si ce patron était généralisé, cela pourrait mener à une redéfinition des zones éco-géographiques et pourrait mener à certains changements de statut pour les espèces menacées de ces régions.
Subvention de démarrage 2 : Les services écologiques, la biodiversité et la fragmentation des forêts en Montérégie
Elena Bennett (McGill University), Martin Lechowicz (McGill University), Andrew Gonzalez (McGill University),
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La prestation de services écosystémiques (SE) dépend de l’interaction complexe entre la biodiversité, la structure paysagère et l’activité humaine. Néanmoins, notre compréhension actuelle des mécanismes reliés à la prestation de services écosystémiques demeure rudimentaire. La connaissance incomplète de ces relations et de leur rôle dans la prestation des SE a entraîné le déclin de certains de ces services. La gestion efficace des SE actuels et futurs ainsi que de la biodiversité requière une meilleure compréhension de ces relations basée sur des modèles de gestions réalistes. L’objectif global de notre équipe est de développer et de tester empiriquement un cadre conceptuel reliant structure paysagère, biodiversité et SE. Ce cadre servira ensuite à créer des outils de prise de décision pour les communautés locales et ainsi, faciliter leur gestion des paysages pour multiples SE dans un contexte de changement local, régional et global.
Subvention de démarrage 3 : La diversité végétale des tourbières du Québec et les niches écologiques de plantes vasculaires
Stéphanie Pellerin (Université de Montréal), Monique Poulin (Université Laval), Claude Lavoie (Université Laval),
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Les chercheurs qui ont travaillé sur la végétation des tourbières au Québec ont souvent caractérisé l’environnement où les relevés de végétation ont été faits. Par exemple, des données sur la chimie de l’eau et la hauteur de la nappe phréatique accompagnent souvent les données de couvert des espèces végétales de même que la présence de perturbations in situ et dans le paysage environnant. On connait actuellement assez bien les niches écologiques des mousses, notamment des sphaignes, qui caractérisent les tourbières. De même, une précédente étude a circonscrit les niches écologiques des Carex en regroupant différentes bases de données. Cependant, aucune étude n’a été publiée pour les niches écologiques des autres plantes vasculaires associées aux tourbières. Nous proposons donc de faire une méta-analyse des bases de données de diversité végétale des tourbières, qui ont été développées par plusieurs chercheurs au Québec.
Subvention de démarrage 4 : La structure génétique de deux espèces de souris coexistants au Sud du Québec – les conséquences de l’isolation et de la fragmentation des habitats
Virginie Millien (McGill University), François-Joseph Lapointe (Université de Montréal),
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L’une des conséquences les plus importantes des changements climatiques est la hausse de température, et ce, particulièrement dans les régions tempérées. Ce changement peut considérablement nuire à l’habitat d’espèces indigènes, ce qui pourrait générer de nouvelles pressions environnementales sélectives pouvant entraîner un changement phénotypique rapide et adaptif. Au même moment, le changement adaptif pourrait être contraint (ou peut-être même facilité) par le flux génétique dans le paysage ou par la dérive génétique dans les petites populations, ce qui affecterait par conséquent l’aire de distribution des espèces indigènes. Nous proposons d’étudier ces effets potentiels en examinant la variabilité morphologique et génétique dans les populations de rongeurs du genre Peromyscus dans le sud du Québec ces cinquante dernières années.
Subvention de démarrage 5 : La gouvernance multi scalaire de la biodiversité
Louis Guay (Université Laval), Philippe Le Prestre (Université Laval), Jaye Ellis (McGill University), Pierre André (Université de Montréal),
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La gestion effective de la biodiversité requiert une action à des échelles multiples. Cependant, malgré les nombreux appels à l’aménagement et à une utilisation intégrée et durable des territoires, la multiplicité des niveaux d’analyse et d’action, et la nature et les impacts des interrelations entre ces niveaux, présentent des défis complexes pour une gouvernance intégrée de la biodiversité. L’objet de cette subvention est une recherche multidisciplinaire visant à élaborer une théorie appliquée (théorie ancrée) micro et macro qui permettrait, sur la base d’études de cas, de comprendre comment les processus micro affectent, voire déterminent, les changements structuraux et, inversement, comment les processus micro sont «construits» et contraints par le structurel. Dans le cas de la politique de la biodiversité, plusieurs paliers de gouvernement et de pouvoir sont concernés. La mise en œuvre de la protection de la biodiversité se fait néanmoins à l’échelle des États, des entités fédérées et locales. Dans le cas du Québec, les schémas d’aménagement et de développement et les plans d’urbanisme sont les outils principaux de la gestion des territoires habités.
Subvention de démarrage 6 : Distribution, abondance et spécificité parasitaire des mouches protocalliphoridées
Jacques Brodeur (Université de Montréal), Jade Savage (Bishop’s University), Anne Bruneau (Université de Montréal), Terry Whitworth (Washington State University), Simon Daoust (Institut de recherche en biologie végétale, Université de Montréal),
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Les mouches du genre Protocalliphora présentent une histoire de vie très particulière : au stade larvaire, les asticots sont des ectoparasites obligatoires d’oisillons et s’alimentant du sang de leurs hôtes. Plusieurs études ont démontré que les protocalliphoridées peuvent diminuer la valeur sélective de leurs oiseaux hôtes, voire de les tuer. Toutefois, nous connaissons très peu l’écologie de ces mouches. Le Dr Whitworth dispose d’une collection de 300 000 spécimens de toutes les espèces connues, provenant de 8 500 nids d’oiseaux échantillonnés à travers l’Amérique du nord et l’Europe. Cette collection n’est à ce jour pas exploitée car elle n’est pas accessible. L’objectif de cette subvention de démarrage est de numériser puis d’intégrer dans Canadensys les informations de la collection entomologique du Dr Terry Whitworth dont une part significative des spécimens va être intégrée à la collection Ouellet-Robert de l’Université de Montréal.
Subvention de démarrage 7 : La concurrence contraint-elle le sauvetage de l’évolution dans un environnement changeant?
Fanie Pelletier (Université de Sherbrooke), Andrew Gonzalez (McGill University), Claire de Mazancourt (McGill University), Benoit Guillemette (Universtié de Sherbrooke),
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En raison d’un changement croissant à l’échelle planétaire, le “sauvetage évolutionnaire” pourrait jouer un rôle clé dans la persistance des espèces. Ce projet a pour but d’explorer l’effet de l’achèvement sur le potentiel de réalisation du sauvetage évolutionnaire. Notre étude s’appuie sur une étude précédente au sujet de l’évolution expérimentale qui a démontrée qu’un sauvetage évolutionnaire est réalisable si la taille d’une population est assez grande et que l’ampleur des changements environnementaux n’est pas trop grande. Cependant, les modèles théoriques récents suggèrent qu’un sauvetage évolutionnaire pourrait être entravé ou même écarté en présence de compétiteurs dans l’environnement. Usant de l’évolution expérimentale, notre étude déterminera si la compétition peut limiter l’occurrence du sauvetage évolutionnaire. Les résultats de cette recherche seront probablement très importants puisque pratiquement toutes les espèces doivent faire face à la compétition. S’il peut être démontré en laboratoire que la compétition limite le potentiel de réalisation du sauvetage évolutionnaire suivant un changement environnemental, il s’en suivra une ouverture vers des études sur cet effet dans le domaine.
Subvention de démarrage 8 : Influence de la diversité au locus du complexe majeur d’histocompatibilité sur la résistance aux parasites et la survie de l’Hirondelle bicolore en milieu agricole
Dany Garant (Université de Sherbrooke), Sophie Calmé (Université de Sherbrooke),
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Au Québec, la transition des cultures traditionnelles (plus extensives) vers les cultures intensives a été particulièrement spectaculaire au cours des clinquantes dernières années et a potentiellement entraîné des perturbations importantes au niveau des populations animales. Un groupe d’oiseaux champêtres particulièrement à risque face à l’intensification agricole est celui des insectivores aériens, majoritairement représentés par les hirondelles. Au Canada, les espèces d’hirondelles associées aux paysages agricoles ont subi un déclin annuel variant entre 2.5% et 7.5% depuis les 20 dernières années au Canada. Jusqu’à présent, la plupart des études ayant qualifié l’influence de l’intensification agricole sur ces espèces ont ciblé uniquement les effets de l’agriculture sur la richesse spécifique ou l’abondance des oiseaux champêtres. Il s’ensuit un manque flagrant de connaissance sur les mécanismes par lesquels l’agriculture affecte la diversité génétique et son impact sur l’aptitude phénotypique des individus, et par le fait même, la structure et la dynamique des populations. Le projet cherche à caractériser le complexe majeur d’histocompatibilité (CMH, à l’exon 3 du locus de classe 1) chez l’Hirondelle bicolore évoluant dans des habitats agricoles de type intensifs et extensifs dans le Sud du Québec. Ce développement permettra, par la suite, d’évaluer l’influence du nombre et du type d’allèles CMH sur la survie des adultes et des oisillons de l’Hirondelle bicolore dans ces habitats.
Subvention de démarrage 10 : Individualisme vs holisme dans l’éthique et le droit non-spéciste
Greg Mikkelson (McGill University), Colin Chapman (McGill University),
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Au sein de l’éthique environnementale, il a beaucoup été question de si nous devions un souci moral direct aux organismes individuels seulement ou aux ensembles plus vastes aussi tels que les espèces, les écosystèmes et/ou les relations entre les organismes. Entretemps, de récents progrès en droit environnemental ont été réalisés en établissant ou renforçant les droits dont jouissent les animaux d’une main, et des écosystèmes entiers, de l’autre. Ce qui uni ensemble ces développements en éthique et droit est le fait qu’ils sont tous “non-spéciste”: ils vont au-delà des droits de l’homme afin de reconnaitre les revendications des entités non-humaines et/ou plus-qu’humaines sur les humains. Nous cherchons à répondre à trois questions traitant de ce sujet: a) Dans quelle mesure les théories de l’utilitarisme (la forme la plus prometteuse de l’individualisme moral) et de la richesse (la forme la plus prometteuse de l’holisme moral) convergent elles ou divergent elles dans leurs jugements quant à des choix concrets entre la conservation de la biodiversité et le soi-disant « développement »? b) Quelles conclusions peuvent être tirées de la Question #1 quant aux mérites relatifs des deux théories et de manière plus générale, de l’éthique de l’individualisme et de l’holisme? Et c) Quel genre de législation offre les meilleures possibilités quant à la protection de la biodiversité : le droit des animaux (tel que la constitution allemande le reconnaît) ou le droit des écosystèmes (tel que la nouvelle constitution équatorienne le soutient)?
Subvention de démarrage 11 : La suivi communautaire de la biodiversité en utilisant les appareils portatifs équipés de GPS
Murray Humphries (McGill University), Colin H. Scott (McGill University), Monica Mulrennan (Concordia University), Thora Martina Herrmann (Université de Montréal), Alain Cuerrier (Université de Montréal),
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Les observations communautaires relatives à la terre et l’eau forment un aspect important des systèmes de savoir traditionnels ayant un potentiel d’intégration dans des programmes communautaires de surveillance de la biodiversité (CbBM). Une nouvelle approche promettante dans les CbBM consiste en la combinaison de dispositifs électroniques robustes équipés de GPS et d’un logiciel conçu pour simplifier la collecte de données sur le terrain, ce qui permet l’enregistrement rapide et précis d’observations par des observateurs non techniques de l’environnement. Le CyberTracker est un de ces logiciels originellement conçus pour « non-literate animal trackers » en Afrique du Sud. CyberTracker collecte les données au moyen d’une série d’icônes personnalisables sur l’interface d’un d’écran tactile. Cette subvention de démarrage vise à cerner les possibilités et contraintes associées à l’utilisation d’appareils portatifs équipés de GPS dans la surveillance communautaire de la biodiversité.
Subvention de démarrage 12 : Vers un code-barres ADN pour la flore du Québec
Jonathan Davies (McGill University), Simon Joly (Université de Montréal), Jeffery Saarela (University of Ottawa),
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La province de Québec comprend quelques 2500 espèces de plantes à fleurs, ce qui représente la moitié de la diversité connue au Canada. Bien que des efforts aient été déployés depuis pratiquement 400 ans pour documenter la distribution et diversité de la flore québécoise, nous ne détenons, en dehors de quelques exceptions, que rares informations écologiques sur diverses espèces et aucune ressource compréhensive mise-à-jour sur leur taxonomie et distributions. À ce jour, la plupart des outils pour l’identification des espèces sont répartis dans la littérature scientifique sous forme de clés techniques dichotomiques utilisable uniquement par des individus formés dans la majorité des cas. Le codage à barres d’ADN est une méthode émergente d’espèces et de découverte utilisant les séquences courtes d’ADN génomique pour rapidement distinguer les espèces; une expérience taxonomique n’est pas nécessaire et l’identification peut être réalisée avec n’importe quelle partie d’une plante (fragment de feuille, racine, graine de pollen etc.) contrairement aux spécimens matures et reproductibles souvent nécessaires aux clés taxonomiques. Nous proposons ici d’initier le travail nécessaire à la création d’une banque de codes barres d’ADN qui aura pour impact de transformer l’initiation à la biologie des québécois et canadiens, permettant à n’importe qui d’identifier un spécimen dans la nature.
Subvention de démarrage 13 : La berce du Caucase: étudier la dynamique d’une invasion biologique dès son initiation
Claude Lavoie (Université Laval), Sylvie de Blois (McGill University), Jacques Brisson (Université de Montréal),
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La plante, berce du Caucase, est très envahissante et elle constitue une nuisance pour la santé publique (dermatites). Il y a un vif intérêt de la part de plusieurs organismes pour en apprendre davantage sur cet envahisseur. Les parallèles entre la berce du Caucase et le roseau commun sont nombreux, notamment en ce qui concerne les voies de dissémination (routes) et le potentiel de lutte grâce à des mécanismes de compétition. Il y a toutefois une différence fondamentale entre les deux invasions. Si le roseau commun est présent au Québec depuis plus d’un siècle, la berce du Caucase n’a été observée en nature dans la province que depuis une vingtaine d’années. Il est donc possible que l’invasion en soit encore à son étape initiale, une étape où l’on peut agir de manière efficace pour la contrôler, sinon l’éliminer. Il est néanmoins nécessaire d’avoir un portrait réaliste de la répartition géographique et de l’envergure des populations. La présence de la berce du Caucase a été rapportée à près de 300 reprises, mais il est probable qu’une grande partie de ces mentions soient fausses, car il est facile de confondre la berce du Caucase avec d’autres espèces de plante. Nous proposons donc, avec l’aide du fonds de démarrage, de monter une base de données sur les cas rapportés et de vérifier au cours de l’été 2012 leur existence sur le terrain.
Subvention de démarrage 14 : Diversité des pollinisateurs et plantes mellifères du Québec : réalisation d’un guide de terrain
Valérie Fournier (Université Laval), Lyne Lauzon (CRAAQ),
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Le grand public est de plus en plus sensibilisé face aux pertes de pollinisateurs et désire poser des actions concrètes pour contribuer à leur conservation. Or, en ce moment, aucun guide de terrain qui soit adapté au contexte québécois et de langue française n’existe sur les insectes pollinisateurs et des plantes qui leur sont associées. Le projet vise la réalisation d’un guide de terrain sur la diversité des pollinisateurs et des plantes mellifères du Québec. La subvention servira à élaborer la table des matières préliminaire d’un ouvrage sur les espèces de plantes et de pollinisateurs et a rédiger une demande de qui sera soumise au CDAQ (Conseil pour le développement de l'agriculture du Québec) subvention afin de réaliser l’ouvrage complet, en collaboration avec Madame Line Lauzon, chargée de projet aux publications du Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ).
Subvention de démarrage 15 : Génétique du paysage des métacommunautés du zoocplancton boréal
Alison Derry (Université du Québec à Montréal), Pedro Peres-Neto (Concordia University), Patrick James (Université de Montréal),
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Il est prévu que les écosystèmes aquatiques dans les régions boréales subiront des changements dramatiques dus au réchauffement climatique. Les réactions que peuvent exprimer les espèces incluent une modification de la répartition géographique, l’adaptation, ou la disparition locale si les changements spatiaux environnementaux dépassent les tolérances écologiques. Nous proposons d’appliquer un cadre paysager génétique afin de déduire la capacité relative de dispersion et de distribution de la variation génétique spatiale parmi les espèces coéxistantes de zooplancton à la grandeur du paysage boréal. Ces informations nous permettrons de comprendre la nature des réponses des métacommunautés de zooplanction face aux changements environnementaux dans les écosystèmes des lacs du grand nord qui devraient êtres soumis à des modifications importantes suite aux changements climatiques.
Subvention de démarrage 16 : Entreprise et biodiversité : une étude des pratiques de divulgation dans le secteur énergétique 
Olivier Boiral (Université Laval), Luc Bouthillier (Universite Laval),
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Les informations publiées dans les rapports de développement durable du GRI (Global reporting initiative) sont a priori les plus transparentes et les plus fiables pour étudier ce type de question. D’une part, le GRI est de plus en plus considéré comme la principale norme de référence dans l’élaboration des rapports de développement durable. Ainsi, près de 80% des rapports de développement durable produits par les plus grandes entreprises mondiales utilisent ce guide. Un des principaux objectifs du GRI est de renforcer la rigueur et la transparence des rapports de développement durable auprès des parties prenantes. Les rapports GRI peuvent avoir plusieurs niveaux d’application des indicateurs proposés par la norme. Les niveaux A et A+ qui seront retenus dans l’étude sont les plus exigeants puisqu’ils supposent une application de l’ensemble des indicateurs clés du GRI (y compris les suppléments sectoriels) et, dans le cas des rapports A+, une vérification par des auditeurs externes. Le GRI prévoit plusieurs indicateurs sur la biodiversité. On peut donc a priori supposer que les rapports GRI A et A+ divulguent des informations relativement fiables sur les enjeux liés à la biodiversité et les efforts de l’entreprise dans ce domaine. Le cas échéant, l’étude permettra de mettre en lumière les lacunes dans la prise en compte des enjeux biodiversité par les entreprises.
Subvention de démarrage 17 : Utilisation des approches classiques paléolimnologiques et génétiques pour évaluer le rôle de la dispersion dans la structuration des communautés de zooplancton des lacs nordiques en récupération à un stress
Irene Gregory-Eaves (McGill University), Alison Derry (Université du Québec à Montréal), Beatrix Beisner (Université du Québec à Montréal),
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Une analyse récente examinant les assemblages de zooplancton préservés dans les sédiments de surface (contentant ~5 ans de déposition) de 50 lacs boréaux soutient que l’environnement l’emporte sur les facteurs spatiaux et les facteurs de prédation dans la structuration des communautés cladocères. Ces différences de résultats soulèvent nombreuses questions stimulantes; (i) est-ce que les différences entre les études de zooplancton contemporaines et les études sur les sédiments de surface surgissent parce qu’une portion de la communauté de zooplancton produit des subfossiles rapidement identifiables dans les sédiments de lacs (principalement cladocères), et (ii) est-ce que la limite de dispersion chez les cladocères est un processus opérant sur un délai à court-terme et ainsi étant obscurci dans les sédiments? Par la présente, nous proposons de combiner des techniques génétiques innovatrices avec des analyses subfossiles de taxonomie classique afin de quantifier comment les communautés de zooplancton ont répondu à la contamination par les métaux et à la récupération des métaux au cours du dernier siècle et afin d’évaluer si ces techniques diffèrent en terme de sensibilité pour recueillir les preuves de la limite de dispersion dans les carottes de sédiment. Plus précisément, nous vérifierons l’hypothèse selon laquelle une augmentation de la richesse des espèces et de la diversité génétique durant la phase de récupération des lacs a lieu plus lentement pour les copépodes que les cladocères, considérant qu’il est anticipé que les copépodes soient plus limités quant à leur dispersion. Ce projet se concentrera principalement sur les lacs autour de Scherfferville au Québec, où l’activité minière historique a provoqué l’enrichissement métallique de nombreux lac et où un renouveau de l’activité minière est présentement en cours. Aucunes données à long terme ne sont disponibles dans le cas de plusieurs lacs nordiques et ainsi, une connaissance parfaite en ce qui concerne les analyses de sensibilité des carottes de sédiment sera essentielle pour quantifier les réponses biologiques au changement environnemental.
Subvention de démarrage 19 : La biodiversité médicinale du Québec
Alain Cuerrier (Université de Montréal), Thora Martina Herrmann (Université de Montréal), Ashleigh Downing (Université de Montréal),
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La biodiversité médicinale est mal connue, voire négligée. On connaît très peu la médecine traditionnelle entourant les plantes indigènes du Québec ou du Canada. Les Premières Nations veulent participer et collaborer avec des chercheurs qui ont œuvré avec eux de façon éthique sur des sujets parallèles (plantes antidiabétiques, impacts des changements climatiques sur les plantes médicinales, route migratoire des caribous). Outre le simple dénombrement des plantes médicinales au Québec ou dans un milieu donné, le projet s’aventure dans des territoires inexplorés et mise sur l’originalité en calculant des indices de biodiversité médicinale. Ces nouveaux indices touchent 1) les différents habitats, 2) les différentes strates, 3) les groupes de Raunkiaer. Les indices serviront à la conservation des plantes médicinales, des habitats riches en ressources génétiques. Ils seront accessibles aux Premières Nations qui veulent protéger leur territoire et aux décideurs gouvernementaux.
Subvention de démarrage 20 : Portrait de référence de la diversité de la faune aquatique du parc national de la Gaspésie - approche multidisciplinaire
Pierre Blier (Université du Québec à Rimouski), Nathalie Le François (Université du Québec à Rimouski), France Dufresne (Université du Québec à Rimouski), Ariane Savoie (UQAR), Sébastien Ross (MRNF), Valérie Moreau (Société Cascapédia inc.), Sophie Mercier (UQAR), Yves Lemay (UQAR), Mélinda Lalonde (MRNF), Claude Isabel (Parc national de la Gaspésie), Marc Gauthier (Société Cascapédia inc.),
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Le parc national de la Gaspésie revêt un caractère unique en raison de ses écosystèmes diversifiés qui sont représentatifs des écosystèmes du nord québécois. Actuellement, il existe peu de données concernant la diversité de la faune aquatique de ce parc. L’acquisition de connaissances permettra de mieux cibler les stratégies à adopter pour conserver cette diversité et ainsi les services écologiques associés. À l’invitation des gestionnaires du Parc de la Gaspésie le projet mis en œuvre vise à documenter la diversité d’espèces ainsi que la diversité génétique et fonctionnelle de la faune aquatique du parc, puis de relier cette biodiversité aux caractéristiques environnementales afin de tracer un portrait de référence. L’étude de la biodiversité est réalisée selon une approche transversale transdisciplinaire avec deux axes : un axe taxonomique et génétique et un axe éco physiologique. Ce projet est initié dans une perspective de suivi à long terme des écosystèmes dulcicoles du territoire, mais aussi pour mieux comprendre et détecter les changements de la biodiversité aquatique des écosystèmes du nord québécois dans un contexte de changements climatiques et de pressions anthropiques grandissantes. Le projet comporte deux volets sur la faune ichthyenne et sur la diversité d’invertébrés aquatiques. Une approche intégrée et innovatrice combinant un inventaire d’espèces, le code-barres génétique, l’éco-informatique et l’écophysiologie sera utilisée. La subvention de démarrage permettra à notre équipe d’amorcer une première campagne de collecte de données sur le terrain durant l’été 2012 en lien avec 1) des activités déjà planifiées par le MRNF au Lac York (région limitrophe au Parc de la Gaspésie ) et 2) d’intégrer l’étude de la biodiversité de ce parc au programme de biologie de l’UQAR (diagnose du lac Cascapédia par les étudiants du premier cycle) afin d’élaborer un programme plus vaste.
Subvention de démarrage 21 : Les représentations médiatiques de la biodiversité
Danielle Dagenais (Université de Montréal), Ira Tanya Handa (Université du Québec à Montréal), Sandra Breux (Université de Montréal),
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Né en 1985, le terme de biodiversité a connu un essor depuis les vingt-sept dernières années et constitue un enjeu environnemental majeur. La fréquente référence à ce terme a cependant généré des représentations diverses et multiples. Deux principaux éléments expliquent ce foisonnement de représentations variées. Premièrement, en dépit de sa fréquente utilisation, la définition de cette notion est discutée voire incertaine, notamment parce qu'elle est utilisée par plusieurs disciplines et s'applique à plusieurs échelles. À preuve, diverses définitions et mesures de la biodiversité ont cours et font l'objet de débats au sein même du milieu scientifique et la notion même évolue. Deuxièmement, le terme biodiversité est fréquemment repris par les médias. Ces références par les médias génèrent également des représentations, parfois en porte-à-faux des définitions, résultats et théories scientifiques. Ces représentations médiatiques viennent alimenter indirectement -par leur nombre et parfois leur nature - le flou terminologique attribué à cette notion et peuvent contribuer à une mauvaise compréhension de cette notion. Cette recherche exploratoire vise à étudier les représentations de la biodiversité véhiculées par les médias écrits québécois, d'abord en établissant un portrait général et historique de l'emploi du terme puis en analysant en profondeur les significations et les qualifications qui y sont associées et leur évolution. À terme, un tel projet devrait favoriser le développement d'outils afin d'améliorer la compréhension de cette notion par le grand public, les décideurs et les acteurs chargés concevoir les instruments ou aménagements de conservation ou de valorisation de la biodiversité
Subvention de démarrage 22 : Abondance et diversité des pollinisateurs sur les toits verts
Valérie Fournier (Université Laval), Danielle Dagenais (Université de Montréal), Nathalie Roullé (Auxiliaire de recherche, Chaire en paysage et environnement),
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Les pollinisateurs jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement des différents écosystèmes urbains par leur influence sur la reproduction des plantes à fleurs. Les toits verts constituent des milieux spécifiques car ils sont exposés au soleil et au vent ainsi qu'à des extrêmes de sécheresse et de forts débits en eau. Les toits verts font partie des infrastructures vertes dont l'implantation à grande échelle pourrait réduire les impacts de l'urbanisation et des changements climatiques au Québec : Il est donc important de comprendre les éléments qui favorisent une plus grande biodiversité des insectes sur les toits verts, notamment des pollinisateurs, afin de concevoir les futurs toits verts en conséquence. L'objectif de notre étude sera donc d'identifier les caractéristiques des toits qui favorisent la présence des pollinisateurs sur les toits. Cette connaissance fournira des informations essentielles permettant d'orienter les projets d'aménagements des toits verts.
Subvention de démarrage 23 : Insectes herbivores dans les paysages forestiers fragmentés: Implications pour les services écologiques
Christopher Buddle (McGill University), Elena Bennett (McGill University),
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Les paysages fragmentés ont engendré une réduction de la fonction écosystémique et de la biodiversité, ce qui peut avoir des impacts négatifs sur les services écosystémiques (SE) qu’ils supportent. Un important processus écologique répondant à la fragmentation forestière et pouvant influencer la production de services écosystémiques est l’herbivorisme, c’est-à-dire, la consommation de plantes herbacées par les insectes. Ici, nous considérerons l’herbivorisme dans les forêts caducifoliées du sud du Québec (c.-à-d. Montérégie) comme un processus modèle dans l’optique de favoriser une compréhension quantitative des relations entre la fragmentation forestière, les processus écosystémiques, et la prestation de services écosystémiques. Par conséquent, l’objectif de ce projet est de déterminer comment les prédateurs vertébrés et invertébrés d’espèces herbivores cibles (la livrée des forêts (FTC)) sont affectés par les changements de structure paysagère, et si cela peut expliquer la variation spatiale dans les habitudes d’herbivorisme dans le paysage. Ceci se concrétisera par des essais sur le terrain dans lesquels nous manipulons l’exposition de larve FTC face à la prédation dans les secteurs de forêts dominées par les érables à sucre dont les caractéristiques structurelles fondamentales varient à l’échelle sectorielle telles que la taille et la connectivité.
Subvention de démarrage 24 : Next generation DNA sequencing technologies as a tool to resolve phylogeny of closely related plants to gain instights into the evolution of biodiversity
Selvadurai Dayanandan (Concordia University), Jonathan Davies (McGill University),
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L’acquisition des connaissances de l’évolution de la biodiversité requiert une analyse des hypothèses à plusieurs niveaux de diversité des interactions plante-microbe à travers des communautés de nombreuses espèces, qui nécessitent souvent des arbres phylogénétiques solides de taxons étroitement liés. Le progrès actuel pour comprendre l’évolution de la diversité biologique plus profondément est sévèrement ralenti par les difficultés à résoudre les relations évolutionnaires (phylogénie) des espèces étroitement liées. Cette limitation pourrait être attribuable aux défis technologiques en évaluation de la variabilité des séquences d’ADN au plus de quelques gènes ou de régions génomiques sélectionnés avec variabilité suffisante. Le projet proposé vise à combler cette lacune en utilisant une nouvelle approche qui s’appuie sur des avancements récents en technologie génomique. Nous utiliserons une méthodologie de séquences d’ADN associé au site de restriction (RAD), une technologie de la prochaine génération, pour obtenir des données de séquences d’ADN qui couvrent une région plus vaste de génome provenant de plusieurs individus de quelques espèces Populus pour démontrer la faisabilité de résoudre les relations phylogénétiques, et aussi de découvrir l’introgression et l’évolution réticulée parmi des espèces étroitement liées. En démontrant une preuve de concept, ce projet est une occasion de développer une proposition de recherche innovatrice pour obtenir un financement externe, qui inclut les programmes NSERC et FRQNT pour l’avancement de connaissance scientifique et la formation des chercheurs, incluant les étudiants des premiers et deuxièmes cycles et les stagiaires postdoctoraux en technologie de pointe en recherche d’évolution.
Subvention de démarrage 25 : Se réapproprier la biodiversité - Un suivi scientifique des oiseaux communs dans les écoles
François Vézina (Université du Québec à Rimouski), Dominique Berteaux (Université du Québec à Rimouski), Pierre Legagneux (UQAR), Guillaume Larocque (CSBQ/QCBS), Quinn Fletcher (UQAR),
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Nous proposons un projet scientifique sur les oiseaux communs impliquant quatre écoles primaires de la région de Rimouski. Le projet comporte d’une approche de la reproduction des oiseaux communs en créant un réseau de nichoirs. D’un point de vue scientifique, notre programme vise à établir un suivi d’écophysiologique à moyen terme sur plusieurs espèces d’oiseaux communs en utilisant un réseau d’établissements scolaires afin de contraster la reproduction et la physiologie de ces espèces qui reproduisent en milieu urbain et rural. Ce projet est concerné dans la mise en réseau d’un suivi coordonné au Québec et en France. En terme d’éducation, nous souhaitons sensibiliser les enfants (et leurs parents) au rôle qu’ils ont à jouer pour favoriser la biodiversité au sein de leur communauté. Afin de sensibiliser les habitants et d’agir pour la reconquête de la biodiversité à la fois en ville et en campagne, ce projet s’appuie sur un réseau d’écoles présentes à Rimouski. Ce programme se déroulera dans 4 écoles (2 en milieu rural et 2 en milieu urbain). Ces écoles sont affiliées au mouvement des Établissements Verts Brundtland de la Centrale des syndicats du Québec (EVB-CSQ) qui mènent des programmes d’éducation à l’environnement dans plus de 1000 établissements scolaires à travers la province. Le suivi de la reproduction sera assuré à la fois par des étudiants de l’UQAR et par les enfants eux-mêmes. Ce programme bénéficiera du site Internet sur lequel l’enfant pourra transmettre l’information. Le lieu des nichoirs sera cartographié, facilitant la soumission des données de façon standardisée. L’ensemble des données recueillies sera rendu public. Nous avons composé une équipe pluridisciplinaire comportant des biologistes et des spécialistes en éducation et popularisation. Nous avons également identifié des parents de chaque école visée prêts à promouvoir le projet. Ces parents travaillent tous à l’UQAR et ont un ou plusieurs enfants dans une école du réseau EVB-CSQ.
Subvention de démarrage 26 : Les impacts anthropiques sur la biodiversité, l'habitat du poisson, et la santé du Grand Lac St. François
Chris Solomon (McGill University), Christian Nozais (Université du Québec à Rimouski), Irene Gregory-Eaves (McGill University),
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Des changements hydrologiques, tels que la construction de barrages et la gestion du niveau de l’eau, avaient eu des impacts importants sur l’écosystème aquatique à travers le monde. Le Grand Lac St François (GLSF) est un grand lac divers en faune au sud du Québec. Des opérations normales de barrage ont causé de grands écoulements des eaux (jusqu’à 6 m) et un rabattement des niveaux d’eau variable durant l’hiver dans le GLSF. Dans ce projet, nous allons examiner les effets de ces rabattements sur l’abondance et la biodiversité des invertébrés et des poissons dans ces lacs, et commencer à explorer des implications potentielles pour les espèces majeures de la pêche sportive.
Subvention de démarrage 27 : Génétique de population comparative d'estuariens et des copépodes d'eau douce
Alison Derry (Université du Québec à Montréal), Gesche Winkler (Université du Québec à Rimouski),
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Nous demandons une subvention du CSBQ (5000 $) pour soutenir la découverte de loci de microsatellite polymorphique dans deux estuariens et des copépodes calanoïdes pour qui ses marqueurs n’existent pas actuellement. Le développement de ces ressources moléculaires va permettre de futures collaborations entre Winkler et Derry qui planifient d’explorer comment la différence d’habitat entre les estuaires et les lacs influence la diversité génétique et le flux génétique dans les populations de copépodes. Malgré l’importance écologique et évolutionnaire des copépodes à travers divers environnements aquatiques, il existe que quelques ressources génomiques pour la compréhension de l’entretien de leur diversité génétique. L’entretien de la diversité génétique dans des populations naturelles est une question fondamentale en évolution et en écologie, particulièrement en ce qui a trait à la perturbation anthropogénique et la dégradation répandue d’habitats naturels. Nous collaborerons avec Annie Archambault qui a voulu amener l’installation de méthodes de séquençage de l’ADN à haut débit pour la découverte de microsatellites dans des organismes non modèles au CSBQ. Ce projet sera le premier de son genre et servira donc de preuve de concept pour un plus grand projet pour lequel nous espérons attirer au moins 6 autres chercheurs à conduire des analyses similaires d’autres organismes qui incluent des insectes, des mammifères, des oiseaux et des amphibiens. Une subvention de démarrage nous permettra de lancer un petit projet collaboratif qui attirera sûrement d’autres chercheurs de CSBQ ce qui pourrait mener à un groupe de travail CSBQ ou une équipe FRQNT subventionnée pour développer des ressources moléculaires dans des organismes non modèles.
Subvention de démarrage 28 : Démonstration de l'utilité de la méthode Genotyping-by-sequencing (GBS) pour l'étude de la biodiversité
Simon Joly (Université de Montréal), Monique Poulin (Université Laval), Stéphanie Pellerin (Université de Montréal),
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Les méthodes de séquençage de la «nouvelle génération» gagnent rapidement en popularité dans plusieurs facettes de la science de la biodiversité. Les techniques traditionnelles comme les microsatellites en génétique des populations ainsi que les AFLP en génétique quantitative sont vouées à être remplacées par les techniques de séquençage par représentation réduite ("reduced-representation sequencing"), et ce, dans des délais très rapprochés. Ces nouvelles méthodes sont rapides et relativement peu dispendieuses, mais celles-ci requièrent de bonnes connaissances en bio-informatiques qui nécessitent aussi un effort d'apprentissage considérable afin de bien les maîtriser. Cette demande vise à démontrer l'utilisation de la méthode de genotyping-by-sequencing (GBS) pour deux applications importantes en science de la biodiversité, soit la diversité de populations de plantes indicatrices modèles et la création d'une carte génétique d'une espèce non modèle dans le but de cartographier des loci de traits quantitatifs (QTLs) liés à la spéciation écologique.
Subvention de démarrage 29 : Divergence adaptive en parallèle à travers plusieurs niveaux spatials
Rowan Barrett (McGill University), Andrew Hendry (McGill University),
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Beaucoup de recherches ont exploré la variation écologique comme le moteur d’adaptation, qui peut en effet augmenter la biodiversité par spéciation. L’identification des mécanismes et des dynamiques de ce processus est importante pour comprendre les tendances de la biodiversité du passé et du présent. Encore plus importante, la façon dont l’écologie peut modeler la biodiversité dans les cadres naturels peut nous permettre de former des prédictions informées sur la manière selon laquelle la biodiversité répondrait lorsqu'elle est confrontée aux changements écologiques par l’être humain. Pendant que plusieurs études ont porté sur la façon dont deux ou plusieurs différents environnements promeuvent la diversification écologique d’un seul ensemble de populations, une telle analyse représente une seule réplication, et c’est possible que ces résultats ne soient pas applicables aux autres. L’évolution adoptive en parallèle fournit une expérience naturellement répétée avec laquelle nous pouvons examiner la généralité des modèles de la biodiversité déterminée par des facteurs écologiques. Le complexe d’espèces de l’épinoche à trois épines (Gasterosteus aculeatus) contient de nombreuses paires d’écotypes produites premièrement par diversification écologique. Une telle paire, soit un lac et un cours d’eau, a été trouvée dans des régions dispersées de l’aire de distribution de l’espèce, comme l’île de Vancouver, l’Irlande et l’Europe continentale. Une telle distribution expansive fait de ce pair un candidat idéal pour des tests de divergence adoptive en parallèle. Des tests de parallélisme des paires à l’île de Vancouver ont démontré que quelques traits morphologiques et marqueurs génétiques sont fortement prévus par le type d’environnement, indiquant que l’écologie peut prédire les modèles de la biodiversité. Ce projet a le but de développer ce test de diversification adoptive en parallèle de la paire du lac et du cours d’eau à travers le continent. Notre but sera de prélever un échantillon de spécimens du Québec, Alaska, Irlande, et Europe centrale. En utilisant les protocoles établis, les différences phénotypiques de la forme du corps, des traits de fourrage et de la diète seront quantifiées et testées pour divergence adoptive en parallèle. Pour tester la divergence génotypique en parallèle, des marqueurs associés au site de restriction vont être utilisés pour obtenir une grande mesure de diversité à travers le génome. Nous pouvons ensuite tester les paires qui démontrent une divergence phénotypique en parallèle pour voir si elles démontrent une divergence génotypique en parallèle. Les résultats de cette étude vont contribuer à une meilleure compréhension de la nature prédictive de la divergence adoptive écologique de l’épinoche à trois épines. Une telle connaissance va assurer de l’information importante lorsque ces espèces sont confrontées avec des changements anthropiques de leur environnement, et sont face à l’adaptation versus extinction potentielle.
Subvention de démarrage 30 : Atlas dynamique de la biodiversité du Québec
Luc Brouillet (Université de Montréal), Terry Wheeler (McGill University), Sylvie de Blois (McGill University), Jeffrey Cardille (McGill University), Anne Bruneau (Université de Montréal), Christian Gendreau (Canadensys, Centre sur la biodiversité, Université de Montréal),
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L'Atlas dynamique de la biodiversité du Québec présentera aux chercheurs et à la population en général un ensemble de cartes thématiques desquels pourront être extraites des données sur la biodiversité et les facteurs biophysiques qui l'affectent. Cela permettra l'exploration des données de biodiversité et leur visualisation, afin de générer des hypothèses de travail, d'extraire des données pour les analyses, et pour la vulgarisation scientifique. Le projet d'Atlas est une collaboration du CSBQ et de Canadensys.
Subvention de démarrage 31 : Biodiversité urbaine et homogénéisation biotique
Stéphanie Pellerin (Université de Montréal), Monique Poulin (Université Laval), Danielle Dagenais (Université de Montréal), Luc Brouillet (Université de Montréal), Jacques Brisson (Université de Montréal), Christian Messier (UQAM),
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Le pourcentage de la population mondiale en milieu urbain dépasse 50 % et continue à augmenter. La nature en espace urbain, généralement riche en biodiversité, améliore le mode de vie des citadins et prend ainsi une importance croissante. Toutefois, la biodiversité urbaine est souvent sévèrement affectée par la présence des espèces non indigènes et le déclin des espèces indigènes spécialistes. Dans ce contexte, notre équipe désire entreprendre un nouveau projet de recherche pour comprendre l’effet de l’urbanisation sur la diversité floristique des régions urbaines, en tenant compte de l’hétérogénéité des habitats explicites à ces grands écosystèmes. Dans ce projet, nous nous intéresserons particulièrement aux espaces non entretenus où les espèces floristiques s’établissent de façon spontanée. Nous nous pencherons ainsi sur des habitats offrant des niches pour le développement d’une flore herbacée et arbustive spontanée, en omettant les îlots forestiers, les parcs et les autres espaces aménagés qui dépendent d’une dynamique de régénération végétale différente. Notre projet permettra de répondre à plusieurs questions : Est-ce que la flore spontanée urbaine varie entre les différents types d’habitats? Est-ce que la flore urbaine est dominée par les espèces exotiques et ces dernières induisent-elles une homogénéisation biotique dans les différents habitats? Est-ce que l’intensité d’urbanisation influence l’homogénéisation?
Subvention de démarrage 32 : La forme du microbiome de rhizosphère des plantes sous conditions stressantes
Mohamed Hijri (Université de Montréal), Marc St-Arnaud (Université de Montréal), Ivan de la Providencia (Université de Montréal),
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Le microbiome de rhizosphère (aussi appelé le second génome de la plante) est une communauté dynamique de microorganismes qui a développé des interactions spécifiques et longs termes avec les racines des plantes. Les récents progrès dans la recherche des interactions plante-microbe indiquent leurs effets profonds sur la croissance, la nutrition, et la santé des plantes. Une bonne partie de notre connaissance actuelle sur les interactions et les processus du microbiome de rhizosphère provient des études des systèmes d’agriculture et d’horticulture. Pourtant, notre compréhension de ces interactions lorsque les plantes se développent sous conditions stressantes n’en est qu’à ses débuts. Les études en question nous aiderons à comprendre les stratégies de recrutement des taxons microbiens nécessaires qui permettent à ces plantes de s’adapter mieux aux conditions stressantes et peuvent donc nous aider à concevoir de nouvelles stratégies de restauration de l’écosystème (c.-à-d. la récupération du sol). Pour aller plus loin, ce projet a le but d’examiner la forme du microbiome de rhizosphère de plantes indigènes grandissant sous conditions stressantes. Cette information sur la biodiversité des microbes de rhizosphère sous des conditions stressantes peut faciliter leur gestion, ce qui va accélérer le processus de la restauration du sol. Notre proposition n’est pas seulement importante pour les études des terres puisque de nouvelles idées et méthodes de cette proposition peuvent être appliquées aux autres domaines tels que l’agriculture, la biologie de conservation et le microbiome humain et animal.
Subvention de démarrage 33 : L'évaluation de l'écosystème fluviaux au niveau du paysage dans un monde industrialisé
Alison Derry (Université du Québec à Montréal), Steven Kembel (Université du Québec à Montréal),
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La décomposition de la litière est un processus fondamental dans l’écosystème qui fait lien entre la végétation riveraine, l’environnement physico-chimique, et des décomposeurs aux ruisseaux. L’occupation du terrain a un impact sur la décomposition des feuilles dans les ruisseaux, mais une évaluation comparative de décomposition de la litière des feuilles exposées aux différents dérangements au niveau du paysage est rare, surtout dans les écosystèmes aquatiques. Les études locales sont mal coordonnées et différentes en méthode, ce qui confond les comparaisons des différents types d’usages des terres. Le but de ce projet, en grande partie, est uniquement de relier la diversité au niveau des communautés et la productivité des deux agents de décomposition majeurs (microbes et invertébrés) au fonctionnement de l’écosystème (décomposition de la litière végétale) dans les cours d’eau douce dans la région boréale en utilisant une méthode normalisée. L’expérimentation de manipulation de la litière des feuilles va avoir lieu près des cours d’eau qui avaient été et qui sont exposés aux différents types d’usages de terre anthropique : minières de métaux, agriculture, et forêt vierge dans la région boréale du nord à l’Abitibi-Témiscamingue, QC. Les fonds essentiels de la subvention de démarrage du CSBQ (5000 $) couvriront les coûts nécessaires pour quantifier la diversité microbienne et la composition de la communauté, ainsi que le soutien d’une nouvelle collaboration avec le CSBQ. Derry et Kembel, qui sont les deux à l’UQAM, n’ont jamais collaboré auparavant et alors, ce projet représentera le début d’un nouveau partenariat de recherche productif qui intégrera l’écologie des habitats terrestres et aquatiques. La fonction de l’écosystème boréale du nord des écosystèmes fluviaux est de grande importance alors que le nord du Québec devient de plus en plus industrialisé et subit des impacts associés aux changements climatiques. Cette subvention de démarrage aidera une partie essentielle de la mise en place du projet qui mènera à davantage de collaborations davantage entre Derry et Kembel, et les autres membres du CSBQ.
Subvention de démarrage 34 : Projet de science citoyenne pour le suivi des maternités de chauves-souris au Québec : Chauves-souris aux abris!
Anouk Simard (Université Laval), François Vézina (Université du Québec à Rimouski), Jean-Philippe Lessard (Concordia University), Murray Humphries (McGill University),
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Depuis l’arrivée du syndrome du museau blanc en Amérique du Nord en 2006 et au Québec en 2010, on observe un déclin fulgurant des populations de chauves-souris cavernicoles. L’impact tel qu’on le prédit peut avoir pour conséquence une extirpation possible de certaines populations. Compte tenu de la menace importante qui pèse sur ce groupe de mammifères non seulement très abondant, mais également très important écologiquement, il est essentiel d’améliorer les connaissances et les procédures à suivre. Nous proposons de mettre en place un site Internet qui permettrait de bâtir un réseau des colonies de chauves-souris à suivre par le biais notamment de la science citoyenne. Un tel site permettrait de colliger la présence de colonies de chauves-souris dans les bâtiments anthropiques ainsi que compter leur émergence, si possible. Le site pourra également permettre aux gestionnaires et aux scientifiques d’avoir une meilleure connaissance de la répartition et des changements dans l’abondance des colonies de chauves-souris et ainsi d’effectuer un suivi rapproché des colonies les plus importantes. Certains projets de recherche pourront être initiés grâce à l’élaboration d’un tel réseau, notamment au niveau de leur population dynamique, de la composition de leur diète d’insectes, et sur leur sélection de certaines caractéristiques environnementales. L’obtention d’une subvention de démarrage CSBQ assurera une meilleure réussite du projet en rassemblant plusieurs partenaires et en augmentant l’enveloppe disponible pour la réalisation et la promotion du site Internet, la sensibilisation du public, ainsi que le développement de certaines initiatives de recherche. Cette subvention permettra non seulement de favoriser la sensibilisation du public aux chauves-souris, mais également d’améliorer le développement des connaissances pour un groupe peu étudié au Québec.
Subvention de démarrage 35 : Quantification de la biodiversité à travers de multiples disciplines
Colin Favret (Université de Montréal), Anouk Simard (Université Laval), Tony Ricciardi (McGill University), Patrick M.A. James (Université de Montréal), Luc Brouillet (Université de Montréal),
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Toutes mesures de la biodiversité sont soumises aux compromis. Une inspection complète couvrirait toutes informations de communautés microbiennes souterraines aux animaux migrateurs. Compte tenu des ressources limitées, une telle inspection n’est jamais possible. Par conséquent, l’étude doit être optimisée avec les ressources disponibles. Un défi significatif en science de la biodiversité est de quantifier la biodiversité. D’une part, un manque d’expertise taxonomique ralentit l’inventaire du taxon le plus divers. D’un autre part, ce n’est pas évident comment ou si la télédétection correspond à la réalité. Ce projet cherche à développer des protocoles d’échantillonnage et d’enregistrement, et à établir une preuve de concept que de mesures multiples et distinctes de la biodiversité biologique est effectivement comparable. Durant l’été 2014, nous allons comparer et mettre en corrélation des méthodes de télédétection et invasives pour la quantification de la biodiversité aux habitats des Laurentides : 1) une enquête traditionnelle de plantes; 2) la diversité de code-barres ADN des insectes; 3) la diversité d’une métagénomique microbienne; 4) des enregistrements sonores; 5) imagerie satellite et gigapixel. La première partie de l’été sera consacrée à installer de pièges suceurs des insectes et d’enregistreurs sonores dans un habitat de forêt 2 m (sous-étage) et 8 m (canopée) au-dessus du sol. Pendant ce temps, nous allons assurer que les équipements fonctionnent et évaluer les besoins du maintien et du contrôle des équipements pour la phase de l’acquisition des données. La saisie des données va avoir lieu avant et durant l’été à l’automne. Nous allons comparer les évaluations de la biodiversité pour deux périodes aux deux points de surveillance (2 m et 8 m) : une liste d’espèces végétales à 10 m et à 25 m de rayon du site de piégeage/enregistrement, code-barres ADN des espèces en ordre sélectionné d’insectes volants, de diversité métagénomique sur les pattes d’insectes déterminés par 16S diversité ADN, d’enregistrement acoustique à 96 kHz, d’imagerie satellite. Ces expériences préliminaires vont informer l’établissement de futur régime d’échantillonnage à une plus grande échelle spatiale et temporelle.
Subvention de démarrage 36 : La pollution microplastique dans le Fleuve Saint-Laurent
Tony Ricciardi (McGill University), Anouk Simard (Université Laval), Alison Munson (Université Laval),
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Récemment, les microplastiques (des particules synthétiques polymériques, plus petits que 2 mm) ont été trouvés en abondance sur l’eau de surface dans les Grands Lacs. Bien que la pollution de microplastiques fût reconnue dans les systèmes marins depuis les années 1970, il y avait peu de rapports sur cette pollution en eau douce. En 2013, le laboratoire de Ricciardi a découvert des microbilles polyéthylènes dans les sédiments de cinq sites le long du fleuve Saint-Laurent. Une haute prévalence et une abondance de microbilles dans ces sédiments peuvent causer des impacts écologiques résultant par leur ingestion par les macroinvertébrés et les poissons. Pour déterminer l’étendue des dommages par les polluants qui entrent dans les réseaux trophiques du milieu benthique, nous voulons quantifier la consommation de microbilles par le gobie Eurasien, un des poissons benthiques les plus communs dans le fleuve. La densité de microbilles va être testée (en utilisant une benne Ponar et un tamis de 500 m) le long des transects aux sites qui reçoivent les effluents des industries et comparée avec celle des sites sans effluents. Nous allons capturer des gobies ronds à chaque site pour mesurer le pourcentage d’occurrence et le pourcentage de volume de microbilles présent dans leurs voies digestives pour déterminer si ces résultats sont en corrélation avec leur densité dans les sédiments. Cette information pourrait servir à justifier de futures études sur l'écotoxicologie et la chaîne alimentaire en lien avec ces polluants.
Subvention de démarrage 37 : Les Natures du Son: Les liens entre musique, culture et biodiversité chez les Sámis en Laponie
Thora Martina Herrmann (Université de Montréal), (),
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Le peuple sámi vit dans un territoire qu'ils appellent Sápmi (dont une partie est aussi connue sous le nom de « Laponie ») et qui couvre le nord de quatre pays :Norvège, Finlande, Suède et Russie. Les Sámis, aussi appelés le « peuple des huit saisons », vivent au rythme des cycles de l'élevage du renne - mise bas, marquage, comptage, castration et abattage - qui ont chacune leur saison. Chez les Sámis, musique et environnement sont intimement reliés, sont construits ensemble; ils ne peuvent fonctionner l'un sans l'autre. The people of Sámi live in the territory named Sápmi (of which a part is also known under the name “Laponie”) and covers the North of four countries: Norway, Finland, Sweden and Russia. The Sámis, also known as the “people of eight seasons” live to the rhythm of reindeer breeding – calving, marking, counting, castration and slaughtering- that each have their own seasons. For the Sámis, music and environment are closely related, they are constructed together; one cannot function without the other. Ainsi, l'altération de l'un entraine des répercussions pour les deux. ? Ce présent projet de recherche met l'accent sur le joik, qui est « la façon sámie traditionnelle de chanter »; il s'agit d'un genre vocal propre aux Sámis par sa structure et ses techniques vocales uniques. La pratique du joik permet d'évoquer des animaux, comme le renne, des aspects de l'environnement ou des lieux, ou encore des personnes. Située à l'intersection entre ethnomusicologie, biologie et géographie, cette recherche sur le joik, visera à mieux saisir toute la complexité des liens unissants musique et nature/territoire chez les Sámis permettant ainsi de dessiner une véritable géographie sonore de la biodiversité et des liens, tant matériels que symboliques, qu'entretient la société sámie avec elle. Dans un contexte où l'Arctique est particulièrement touché par les changements climatiques, et où l'industrie extractive (mines, foresterie) se développe, la dégradation de l'environnement nordique impacte les modes de vie des gens y habitant, et également la créativité et la performance musicale, au coeur de la culture et de l'identité des Sámis. Il s'agit subséquemment de protéger cette richesse sonore contribuant à la diversité bioculturelle. Depuis la fin du 20e siècle, la superposition de la musique à la biologie/géographie a connu un approfondissement majeur jusqu'à développer un domaine propre, soit l'écomusicologie. Celui-ci renferme plusieurs branches telles l'ecocritical musicology, l'acoustemology, qui témoignent d'un engagement aux problèmes environnementaux, via l'expression musicale des préoccupations à propos du présent et du futur des écosystèmes. Ce projet favorise l'application d'approches diverses par rapport à la relation de l'homme avec la biodiversité, et est lié à l'Axe 3 du CSBQ.
Subvention de démarrage 38 : La divergence phénotypique adaptive de l’omble de la fontaine: rétroaction des implications éco-évolutionnaire
Alison Derry (Université du Québec à Montréal), Dylan Fraser (Concordia University),
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La nature et l’étendue des dynamiques réciproques entre l’évolution et l’écologie ont émergé comme une synthèse importante pour expliquer les tendances de la biodiversité dans la nature. Plusieurs études clés ont essayé la divergence adaptative entre les populations de prédateurs ou les espèces qui influencent les processus des écosystèmes (Harmon et al. 2009; Bassar et al. 2010), mais plus généralement, les conséquences de la diversification évolutive des écosystèmes et en grande partie inconnue, particulièrement les espèces de grande importance socioéconomique. Cette subvention de démarrage va quantifier la diversité génétique véritable de l’omble de la fontaine (Salvelinus fontinalis) qui se lie à un trait d’effet d’écosystème (taux d'excrétion) dans le laboratoire. Le projet de subvention de démarrage proposé financera la première étape pour adresser le lien peu étudié entre et l’évolution à l’écologie dans les dynamiques écoévolutionnaire dans le contexte des salmonidés dans les écosystèmes aquatiques du Canada. Ce projet de subvention de CSBQ va supporter une nouvelle collaboration qui va combler l’écologie de pêcheries (A. Derry, UQAM) dans un cadre complémentaire qui considère l’évolution comme un moteur essentiel de la biodiversité (D. Fraser et A. Derry). Nous allons rassembler des chercheurs et utiliser des facilités de deux universités (Concordia et UQAM) ainsi que partager un étudiant de biologie de premier cycle d’été co-avisé (Stéphanie Guernan, UQAM) qui travaillera à Concordia et à UQAM pour compléter ce projet supervisé.
Subvention de démarrage 39 : Les effets du brunissement sur la biodiversité des arthropodes et la fonction des écosystèmes
Chris Solomon (McGill University), Terry Wheeler (McGill University), Christian Nozais (Université du Québec à Rimouski), Jean-Philippe Lessard (Concordia University), Alison Derry (Université du Québec à Montréal), (),
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Le changement environnemental anthropique modifie les entrées de la matière organique terrestre à l’écosystème, ce qui donne les lacs et autres eaux intérieurs une couleur de tache de thé dans un procès connu comme le brunissement. La recherche récente démontre que les zoobenthos (arthropodes aquatiques qui vivent au fond des lacs) sont l’acteur central qui lie le brunissement aux changements dans l’écosystème, mais n’a pas déterminé le rôle de la biodiversité et l’assemblage de la structure des zoobenthos. Dans ce projet notre objectif à court terme est d’essayer ces deux hypothèses: 1) que le brunissement des lacs réduit la biodiversité parce que les changements de la température de l’eau et oxygénation imposent une forte filtration environnementale, et 2) que les assemblages de zoobenthos persistent dans les lacs brunes seront dominé par une espèce qui est tolérante de l’hypoxie, mais qui a une lente croissance en conséquence. Pour vérifier ces hypothèses, nous utiliserons des techniques moléculaires et la microscopie pour décrire les changements dans la structure de l’assemblage des zoobenthos durant une expérimentation récemment complétée de brunissement de lac. À moyen terme, notre objectif est de créer une équipe de recherche capable de compétitionner avec succès pour des bourses extérieures pour investiguer les liens entre la biodiversité des zoobenthos et le fonctionnement des écosystèmes des lacs dans le contexte du brunissement anthropique.
Subvention de démarrage 40 : La recherche de dimensions humaines dans la science de la biodiversité et la gestion
Monica Mulrennan (Concordia University), Andrew Gonzalez (McGill University), Danielle Dagenais (Université de Montréal), Sophie Calmé (Université de Sherbrooke), (),
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Le projet proposé est visé pour renforcer la collaboration entre les chercheurs de l’Axe 3 et de contribuer au domaine émergent des dimensions humaines de science de la biodiversité et de la gestion. Notre objectif est d’évaluer la nature et la limite de la recherche dans ce domaine comme indiqué dans la littérature depuis des années 1990 quand le cadre de dimensions humaines a été endossé. Nous cherchons aussi à solidifier nos liens entre la CSBQ, l’Axe 3 et Future Earth comme nouvelle plateforme pour la Human Dimensions Programme on Global Environmental Change. Ceci est aussi très opportun vu que le bureau régional de Future Earth va être basé à l’Université de Concordia et va impliquer des membres du CSBQ.
Subvention de démarrage 41 : Étude de la variation génétique et épigénétique afin de mieux comprendre et protéger la biodiversité
Sophie Breton (Université de Montréal), Bernard Angers (Université de Montréal),
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Les écosystèmes naturels sont des ressources de grande valeur économique et écologique menacées par les perturbations anthropiques et les changements climatiques. L'un des grands défis que les biologistes sont confrontés sont confrontés les biologistes est de documenter et prédire les impacts de ces perturbations sur la répartition géographique des espèces et/ou leur capacité d'acclimatation (réponse à l'environnement à court terme) et d'adaptation (réponse à l'environnement à plus long terme). Par exemple, en agissant directement sur la survie des organismes ou en modifiant drastiquement le sex-ratio, ces perturbations peuvent mettre en péril la viabilité de certaines populations (ex. Grayson et al. 2014). Les espèces sessiles sont un groupe particulièrement à risque face aux perturbations anthropiques grandissantes et au réchauffement climatique. Récemment, la régulation épigénétique a été identifiée comme étant un mécanisme clé par lequel les organismes peuvent répondre rapidement à un changement environnemental sans avoir à subir des modifications génétiques. Ainsi, l'étude des variations épigénétiques peut permettre de tester l'importance de ce phénomène dans la capacité qu'ont les organismes à ajuster leur phénotype aux variations de l'environnement. Nous proposons donc d'inclure l'étude de la diversité épigénétique, à celle de la diversité génétique, afin de mieux comprendre et protéger la biodiversité. Spécifiquement, le projet de recherche proposé permettra d'obtenir des données préliminaires démontrant la faisabilité d'une proposition de subvention plus large visant à mieux comprendre les effets potentiels de la température et des perturbations anthropiques sur la diversité génétique et épigénétique, et sur le sex-ratio des populations d'espèces sessiles dont la détermination du sexe est sensible à certains facteurs environnementaux. En effet, ces espèces risquent de plus en plus de souffrir d'extinctions locales en raison de problèmes démographiques provoqués par un sex-ratio inégal dû au réchauffement climatique et aux perturbations anthropiques grandissantes, et un regard sur cet aspect apportera des éléments complémentaires de réflexion sur le fonctionnement des populations. Ce type de recherche permettra non seulement de faire des avancées majeures dans la compréhension des mécanismes permettant aux espèces de s'acclimater aux variations climatiques et aux perturbations anthropiques, mais aussi éventuellement de prédire l'impact des changements globaux sur les populations et les écosystèmes.
Subvention de démarrage 42 : Quantifier les effets après la mort: est-ce que les communautés microbiennes des feuilles vertes conduit la litière de feuille à décomposer dans les forêts tropicaux?
Ira Tanya Handa (Université du Québec à Montréal), Steven Kembel (Université du Québec à Montréal),
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Des travaux récents indiquent qu’il éxiste une corrélation entre les microorganismes qui vivent sur les feuilles d'arbres vertes et les caractéristiques de plantes hébergeurs qui se comportent comme filtres pour déterminer la structure de la communauté microbienne sur les feuilles. Dns le cas des champignons, une forte similitude a été notéesà entre le taxon et la structure de communauté des feuilles vertes et celles qui vivent sur les litières de feuilles dans les forêts proches. L’assemblage de la communauté est compris comme étant le résultat de filtres créneaux et de processus stochastiques, mais l’importance relative de chaque élément qui détermine la structure de la communauté est fréquemment inconnue. De plus, le lien entre les caractéristiques de réponse et effet qui opèrent à différents niveaux trophiques sur les fonctions des écosystèmes reste inexploré. L’étude pilote propose une nouvelle collaboration CSBQ qui unit l’expertise moléculaire et bio-informatique sur les microorganismes dans les arbres tropicaux reliés aux feuilles (Kembel) avec une écologie qui fonctionne sur le terrain et une expertise de la décomposition de la forêt (Handa) pour adresser un multiple de priorités de recherches CSBQ incluant 1) La description de la biodiversité (communautés de champignons, qui vivent sur les feuilles vertes et les litières de feuilles d’arbres tropicales), 2) Les liens entre la biodiversité et les écosystèmes (par mesurer la décomposition des litières de feuilles), 3) L’éco-informatique (essentiel pour la procéder les données de séquences). Nous avons spécifiquement demandé une subvention pour permettre un étudiant diplôme cosupervisé pour utiliser des méthodes de séquences pour évaluer les structures de communautés de microorganismes sur les feuilles vertes et les litières de feuilles pour vérifier si la décomposition de la structure de champignons est une conséquence de la composition de la communauté de feuilles vertes et si sa structure est est un facteur ultime de la décomposition. Le terrain préposé serait mise en place aux expérimentations de la biodiversité Sardinilla à Panama, une des premières expérimentations de la biodiversité des abres du monde. Le travail se déroulera à l’Université du Québec à Montréal. Nous prévenons que cette étude pilote va contribuer à une publication revisée par des pairs et de nous permettre à développer une ligne de base solide pour une bourse de recherche d’équipe dans le futur.
Subvention de démarrage 43 : Relations entre population et espace: l’étendue de la diversité de la population vertèbre et les futures pertes au Canada et l’évaluation latitudinal dans les Amériques.
Dylan Fraser (Concordia University), Dominique Gravel (Université de Sherbrooke), (),
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La science de la biodiversité souligne généralement la diversité des espèces, mais un autre aspect important est la biodiversité de population, avec plusieurs études qui démontrent l’importance de la conservation de la diversité de population, la persistance de la richesse d’espèces et le fonctionnement d’écosystèmes. Pour presque vingt ans, pourtant, aucun sondage quantitif n’a analysé l’étendu de la diversité de population en lien avec une région, ni la comparaison des relations population-région aux relations espèce-région, et ni une prédiction de la perte de population à l’avenir en relation avec l’activité humaine. L’objectif à long-terme de ce projet est de générer une base de données complète sur la diversité de population en Amérique et de l’utiliser pour prédire les changements dans les tendances de la biodiversité alors que les écosystèmes changent aussi. Notre projet réunira des chercheurs de deux universités (Concordia et UQAR) par la supervision d’un étudiant de doctorat et d’un étudiant d’été de niveau baccalauréat qui travailleront sur l’assimilation de la base de données de la diversité de population à travers l’Amérique de Nord et du Sud. Enfin, nous attendons que ce projet soit utilisé non seulement pour être développé dans plusieurs publications de recherches importantes, mais pour à faciliter le développement d’analyses de la biodiversité pour les agences gouvernementales et les organisations de conservation.
Subvention de démarrage 44 : Ressusciter les morts: la numérisation des spécimens de musées pour l’avancement de la science de la biodiversité dans le monde
Jean-Philippe Lessard (Concordia University), Terry Wheeler (McGill University), Jade Savage (Bishop’s University), Colin Favret (Université de Montréal), (),
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Les échantillons du musée représentent directement les records de diversité : des occurrences d’espèces dans l’espace et le temps. Telles données d’échantillons ont été utilisées pour la documentation de régressions et d’extirpations d’espèces, l’écart d’expansions et l’analyse de la biodiversité. Pourtant, malgré leur biodiversité et ubiquité, les insectes sont sous-représentés dans les études de la biodiversité. Nous cherchons à établir la faisabilité et de justifier une initiative de numériser tous les échantillons d’espèces d’insectes du Québec retenu dans les collections institutionnelles de la province. De nouvelles technologies seront disponibles qui permettront de saisir des données de biodiversité efficacement. L’objectif d’avoir une base de données immense et compréhensive de records d’échantillons vérifiables va améliorer la science de la biodiversité des insectes et établir le Québec comme dirigeant dans ce domaine. Le MDEIE est le moyen de financement cible pour ce projet. Afin de préparer pour un argument convaincant pour une initiative de numérisation d’échantillons, nous avons d’abord besoin de documenter les paramètres. Quelles sont les collections institutionnelles du Québec? Quelles sont leurs forces taxonomiques et géographiques. Combien de leurs échantillons sont d’origine québécoise? Deuxièmement, nous devrons démontrer la désirabilité et la faisabilité d’assembler les données de plusieurs institutions : comment la combinaison de collections de données sera-t-elle plus puissant que les données provenant de seulement une collection? Afin d’adresser ces deux objectifs nous demandons du financement pour 1) analyser la taille et la portée des collections institutionnelles d’insectes du Québec et 2) exécuter un projet pilote qui va servir à numériser les échantillons de libellules et de demoiselles du Québec. Les résultats seront transférés à Canadesys, fourniront une base pour chercher plus de financement et seront utilisés comme données préliminaires pour le démarrage d’un programme de recherche sur la diversité et la distribution dans le laboratoire de Lessard.
Subvention de démarrage 45 : Les pièges interinstitutionnels de ka gouvernances environnementale
Gordon Hickey (McGill University), Ismael Vaccaro (McGill University), Murray Humphries (McGill University), (),
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Malgré la reconnaissance dans la littérature existante de l’importance de la collaboration parmi les institutions officielles et non officielles et la documentation de certains enjeux qui existent, il n’y a aucun cadre cohérent qui supporte l’identification et analyse des pièges interinstitutionnels et, et par conséquent, les stratégies pour supporter leur résolution sont mal-développées. Nous visons faire une étude collaborée pour comprendre ou les écarts et les vides des institutions existent dans le processus de la gestion des ressources naturelles dans les paysages transformés, et pour présenter un cadre pour leur identification et leur analyse. Pour opérer ce cadre, nous allons retirer dix cas de gestion de ressource d’une variété de lieux géographiques, échelles de gouvernance, systèmes socio-écologique, incluant les milieux humides du Bangladesh; les ressources forestières du Bangladesh; le réseau de connaissances et les institutions dans les régions semi-arides du Kenya; les ressources de terres agricoles à petits propriétaires et les régions semi-arides du Kenya; coopératives agricoles du Niayes, région du Sénégal; réserves forestières de l’Inde; système de rivière de l’Inde; poissonneries côtières de la Coré du Sud; systèmes alimentaires des îlots de St Kitts; connaissance et diffusion de réseaux sociaux de fermiers à petits propriétaires en St Lucia; et communautés de piégeurs du nord-ouest du Canada.
Subvention de démarrage 46 : Infrastructures vertes : développement d'une stratégie multi-échelle basée sur la complexité et la résilience en milieu urbain
Jérôme Dupras (Université du Québec en Outaouais), Martin Lechowicz (McGill University), Andrew Gonzalez (McGill University), Danielle Dagenais (Université de Montréal), (),
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Les changements globaux (CG) menacent de plus en plus les infrastructures vertes de nos villes, particulièrement les arbres et la végétation associée. En effet, ceux-ci sont de plus en plus touchés par l'augmentation des stress environnementaux et des insectes et maladies exotiques. Or, ces arbres fournissent directement et indirectement, par le fonctionnement de l'écosystème terrestre urbain qui en découle, de nombreux services écologiques indispensables à notre bien-être. Ces services écologiques risquent d'être considérablement réduits face aux menaces grandissantes causées par les CG. L'hypothèse sous-jacente à ce projet est que la résistance et résilience des écosystèmes urbains et périurbains, et conséquemment les services écologiques que ceux-ci fournissent, peuvent être augmentés en favorisant une plus grande diversité structurale des écosystèmes, une plus grande diversité fonctionnelle des arbres et de la végétation associée et une connectivité plus importante des espaces verts afin de répondre aux CG et globaux prédits pour le Sud du Québec au cours des prochaines années. Nos écosystèmes urbains et périurbains, et les services qu'ils rendent, dépendent fortement des liens entre eux au niveau de l'arbre, du boisé et du paysage, et les efforts consentis en conservation et en reboisement devraient viser à consolider ou créer des liens entre ces trois différentes échelles. Les membres de notre équipe travaillent actuellement à plusieurs niveaux qui s'emboîtent parfaitement les uns aux autres, de l'arbre et ses voisins immédiats de même que la végétation associée jusqu'à la grande région métropolitaine de Montréal, en visant à terme la création d'une infrastructure verte de type Ceinture ou Trame verte plus résiliente face aux défis des CG, et fournissant plus de services. Ce travail d'articulation entre les différentes échelles représente à la fois le cœur de notre proposition et son aspect novateur.