Subvention de démarrage 1 : Les services écologiques, la biodiversité et la fragmentation des forêts en Montérégie
Elena Bennett (McGill University), Martin Lechowicz (McGill University), Andrew Gonzalez (McGill University),
+
La prestation de services écosystémiques (SE) dépend de l’interaction complexe entre la biodiversité, la structure paysagère et l’activité humaine. Néanmoins, notre compréhension actuelle des mécanismes reliés à la prestation de services écosystémiques demeure rudimentaire. La connaissance incomplète de ces relations et de leur rôle dans la prestation des SE a entraîné le déclin de certains de ces services. La gestion efficace des SE actuels et futurs ainsi que de la biodiversité requière une meilleure compréhension de ces relations basée sur des modèles de gestions réalistes. L’objectif global de notre équipe est de développer et de tester empiriquement un cadre conceptuel reliant structure paysagère, biodiversité et SE. Ce cadre servira ensuite à créer des outils de prise de décision pour les communautés locales et ainsi, faciliter leur gestion des paysages pour multiples SE dans un contexte de changement local, régional et global.
Subvention de démarrage 2 : La diversité végétale des tourbières du Québec et les niches écologiques de plantes vasculaires
Stéphanie Pellerin (Université de Montréal), Monique Poulin (Université Laval), Claude Lavoie (Université Laval),
+
Les chercheurs qui ont travaillé sur la végétation des tourbières au Québec ont souvent caractérisé l’environnement où les relevés de végétation ont été faits. Par exemple, des données sur la chimie de l’eau et la hauteur de la nappe phréatique accompagnent souvent les données de couvert des espèces végétales de même que la présence de perturbations in situ et dans le paysage environnant. On connait actuellement assez bien les niches écologiques des mousses, notamment des sphaignes, qui caractérisent les tourbières. De même, une précédente étude a circonscrit les niches écologiques des Carex en regroupant différentes bases de données. Cependant, aucune étude n’a été publiée pour les niches écologiques des autres plantes vasculaires associées aux tourbières. Nous proposons donc de faire une méta-analyse des bases de données de diversité végétale des tourbières, qui ont été développées par plusieurs chercheurs au Québec.
Subvention de démarrage 3 : La structure génétique de deux espèces de souris coexistants au Sud du Québec – les conséquences de l’isolation et de la fragmentation des habitats
Virginie Millien (McGill University), François-Joseph Lapointe (Université de Montréal),
+
L’une des conséquences les plus importantes des changements climatiques est la hausse de température, et ce, particulièrement dans les régions tempérées. Ce changement peut considérablement nuire à l’habitat d’espèces indigènes, ce qui pourrait générer de nouvelles pressions environnementales sélectives pouvant entraîner un changement phénotypique rapide et adaptif. Au même moment, le changement adaptif pourrait être contraint (ou peut-être même facilité) par le flux génétique dans le paysage ou par la dérive génétique dans les petites populations, ce qui affecterait par conséquent l’aire de distribution des espèces indigènes. Nous proposons d’étudier ces effets potentiels en examinant la variabilité morphologique et génétique dans les populations de rongeurs du genre Peromyscus dans le sud du Québec ces cinquante dernières années.
Subvention de démarrage 4 : Étude des patrons phylogéographiques chez les plantes rares de la région écologique Grands Lacs / Saint‐Laurent
Simon Joly (Université de Montréal), Daniel Schoen (McGill University), Anne Bruneau (Université de Montréal),
+
La conservation de la diversité biologique exige fréquemment la considération d’unités inférieures à l’espèce, appelées unités désignables. Afin d’être évaluée, une population ou un groupe de populations doit répondre à certains critères. Ces critères impliquent que sans étude génétique, des populations à caractères génétiques distincts ne peuvent être identifiées et conservées. Les régions éco-géographiques revêtent aussi une grande importance dans l’évaluation du statut des espèces: une espèce peut être globalement abondante mais rare à l’intérieur d’une région écologique donnée. Ainsi, une mauvaise connaissance des zones éco géographiques peut avoir un impact important sur la conservation. Nous proposons d’étudier la diversité génétique de plantes rares de la région écologique de la plaine du Saint‐Laurent et des Grands Lacs (sud du Québec et de l’Ontario).Cette région est intéressante puisqu’elle pourrait contenir deux régions historiquement distinctes. Ces patrons seraient causés par les Appalaches qui auraient servi de barrière à la migration suite aux dernières glaciations. Si ce patron était généralisé, cela pourrait mener à une redéfinition des zones éco-géographiques et pourrait mener à certains changements de statut pour les espèces menacées de ces régions.
Subvention de démarrage 5 : La gouvernance multi scalaire de la biodiversité
Louis Guay (Université Laval), Philippe Le Prestre (Université Laval), Jaye Ellis (McGill University), Pierre André (Université de Montréal),
+
La gestion effective de la biodiversité requiert une action à des échelles multiples. Cependant, malgré les nombreux appels à l’aménagement et à une utilisation intégrée et durable des territoires, la multiplicité des niveaux d’analyse et d’action, et la nature et les impacts des interrelations entre ces niveaux, présentent des défis complexes pour une gouvernance intégrée de la biodiversité. L’objet de cette subvention est une recherche multidisciplinaire visant à élaborer une théorie appliquée (théorie ancrée) micro et macro qui permettrait, sur la base d’études de cas, de comprendre comment les processus micro affectent, voire déterminent, les changements structuraux et, inversement, comment les processus micro sont «construits» et contraints par le structurel. Dans le cas de la politique de la biodiversité, plusieurs paliers de gouvernement et de pouvoir sont concernés. La mise en œuvre de la protection de la biodiversité se fait néanmoins à l’échelle des États, des entités fédérées et locales. Dans le cas du Québec, les schémas d’aménagement et de développement et les plans d’urbanisme sont les outils principaux de la gestion des territoires habités.
Subvention de démarrage 6 : Distribution, abondance et spécificité parasitaire des mouches protocalliphoridées
Jacques Brodeur (Université de Montréal), Jade Savage (Bishop’s University), Anne Bruneau (Université de Montréal), Terry Whitworth (Washington State University), Simon Daoust (Institut de recherche en biologie végétale, Université de Montréal),
+
Les mouches du genre Protocalliphora présentent une histoire de vie très particulière : au stade larvaire, les asticots sont des ectoparasites obligatoires d’oisillons et s’alimentant du sang de leurs hôtes. Plusieurs études ont démontré que les protocalliphoridées peuvent diminuer la valeur sélective de leurs oiseaux hôtes, voire de les tuer. Toutefois, nous connaissons très peu l’écologie de ces mouches. Le Dr Whitworth dispose d’une collection de 300 000 spécimens de toutes les espèces connues, provenant de 8 500 nids d’oiseaux échantillonnés à travers l’Amérique du nord et l’Europe. Cette collection n’est à ce jour pas exploitée car elle n’est pas accessible. L’objectif de cette subvention de démarrage est de numériser puis d’intégrer dans Canadensys les informations de la collection entomologique du Dr Terry Whitworth dont une part significative des spécimens va être intégrée à la collection Ouellet-Robert de l’Université de Montréal.
Subvention de démarrage 7 : La concurrence contraint-elle le sauvetage de l’évolution dans un environnement changeant?
Fanie Pelletier (Université de Sherbrooke), Andrew Gonzalez (McGill University), Claire de Mazancourt (McGill University), Benoit Guillemette (Universtié de Sherbrooke),
+
En raison d’un changement croissant à l’échelle planétaire, le “sauvetage évolutionnaire” pourrait jouer un rôle clé dans la persistance des espèces. Ce projet a pour but d’explorer l’effet de l’achèvement sur le potentiel de réalisation du sauvetage évolutionnaire. Notre étude s’appuie sur une étude précédente au sujet de l’évolution expérimentale qui a démontrée qu’un sauvetage évolutionnaire est réalisable si la taille d’une population est assez grande et que l’ampleur des changements environnementaux n’est pas trop grande. Cependant, les modèles théoriques récents suggèrent qu’un sauvetage évolutionnaire pourrait être entravé ou même écarté en présence de compétiteurs dans l’environnement. Usant de l’évolution expérimentale, notre étude déterminera si la compétition peut limiter l’occurrence du sauvetage évolutionnaire. Les résultats de cette recherche seront probablement très importants puisque pratiquement toutes les espèces doivent faire face à la compétition. S’il peut être démontré en laboratoire que la compétition limite le potentiel de réalisation du sauvetage évolutionnaire suivant un changement environnemental, il s’en suivra une ouverture vers des études sur cet effet dans le domaine.
Subvention de démarrage 8 : Influence de la diversité au locus du complexe majeur d’histocompatibilité sur la résistance aux parasites et la survie de l’Hirondelle bicolore en milieu agricole
Dany Garant (Université de Sherbrooke), Sophie Calmé (Université de Sherbrooke),
+
Au Québec, la transition des cultures traditionnelles (plus extensives) vers les cultures intensives a été particulièrement spectaculaire au cours des clinquantes dernières années et a potentiellement entraîné des perturbations importantes au niveau des populations animales. Un groupe d’oiseaux champêtres particulièrement à risque face à l’intensification agricole est celui des insectivores aériens, majoritairement représentés par les hirondelles. Au Canada, les espèces d’hirondelles associées aux paysages agricoles ont subi un déclin annuel variant entre 2.5% et 7.5% depuis les 20 dernières années au Canada. Jusqu’à présent, la plupart des études ayant qualifié l’influence de l’intensification agricole sur ces espèces ont ciblé uniquement les effets de l’agriculture sur la richesse spécifique ou l’abondance des oiseaux champêtres. Il s’ensuit un manque flagrant de connaissance sur les mécanismes par lesquels l’agriculture affecte la diversité génétique et son impact sur l’aptitude phénotypique des individus, et par le fait même, la structure et la dynamique des populations. Le projet cherche à caractériser le complexe majeur d’histocompatibilité (CMH, à l’exon 3 du locus de classe 1) chez l’Hirondelle bicolore évoluant dans des habitats agricoles de type intensifs et extensifs dans le Sud du Québec. Ce développement permettra, par la suite, d’évaluer l’influence du nombre et du type d’allèles CMH sur la survie des adultes et des oisillons de l’Hirondelle bicolore dans ces habitats.
Subvention de démarrage 9 : Individualisme vs holisme dans l’éthique et le droit non-spéciste
Greg Mikkelson (McGill University), Colin Chapman (McGill University),
+
Au sein de l’éthique environnementale, il a beaucoup été question de si nous devions un souci moral direct aux organismes individuels seulement ou aux ensembles plus vastes aussi tels que les espèces, les écosystèmes et/ou les relations entre les organismes. Entretemps, de récents progrès en droit environnemental ont été réalisés en établissant ou renforçant les droits dont jouissent les animaux d’une main, et des écosystèmes entiers, de l’autre. Ce qui uni ensemble ces développements en éthique et droit est le fait qu’ils sont tous “non-spéciste”: ils vont au-delà des droits de l’homme afin de reconnaitre les revendications des entités non-humaines et/ou plus-qu’humaines sur les humains. Nous cherchons à répondre à trois questions traitant de ce sujet: a) Dans quelle mesure les théories de l’utilitarisme (la forme la plus prometteuse de l’individualisme moral) et de la richesse (la forme la plus prometteuse de l’holisme moral) convergent elles ou divergent elles dans leurs jugements quant à des choix concrets entre la conservation de la biodiversité et le soi-disant « développement »? b) Quelles conclusions peuvent être tirées de la Question #1 quant aux mérites relatifs des deux théories et de manière plus générale, de l’éthique de l’individualisme et de l’holisme? Et c) Quel genre de législation offre les meilleures possibilités quant à la protection de la biodiversité : le droit des animaux (tel que la constitution allemande le reconnaît) ou le droit des écosystèmes (tel que la nouvelle constitution équatorienne le soutient)?
Subvention de démarrage 10 : La suivi communautaire de la biodiversité en utilisant les appareils portatifs équipés de GPS
Murray Humphries (McGill University), Colin H. Scott (McGill University), Monica Mulrennan (Concordia University), Thora Martina Herrmann (Université de Montréal), Alain Cuerrier (Université de Montréal),
+
Les observations communautaires relatives à la terre et l’eau forment un aspect important des systèmes de savoir traditionnels ayant un potentiel d’intégration dans des programmes communautaires de surveillance de la biodiversité (CbBM). Une nouvelle approche promettante dans les CbBM consiste en la combinaison de dispositifs électroniques robustes équipés de GPS et d’un logiciel conçu pour simplifier la collecte de données sur le terrain, ce qui permet l’enregistrement rapide et précis d’observations par des observateurs non techniques de l’environnement. Le CyberTracker est un de ces logiciels originellement conçus pour « non-literate animal trackers » en Afrique du Sud. CyberTracker collecte les données au moyen d’une série d’icônes personnalisables sur l’interface d’un d’écran tactile. Cette subvention de démarrage vise à cerner les possibilités et contraintes associées à l’utilisation d’appareils portatifs équipés de GPS dans la surveillance communautaire de la biodiversité.
Subvention de démarrage 11 : Vers un code-barres ADN pour la flore du Québec
Jonathan Davies (McGill University), Simon Joly (Université de Montréal), Jeffery Saarela (University of Ottawa),
+
La province de Québec comprend quelques 2500 espèces de plantes à fleurs, ce qui représente la moitié de la diversité connue au Canada. Bien que des efforts aient été déployés depuis pratiquement 400 ans pour documenter la distribution et diversité de la flore québécoise, nous ne détenons, en dehors de quelques exceptions, que rares informations écologiques sur diverses espèces et aucune ressource compréhensive mise-à-jour sur leur taxonomie et distributions. À ce jour, la plupart des outils pour l’identification des espèces sont répartis dans la littérature scientifique sous forme de clés techniques dichotomiques utilisable uniquement par des individus formés dans la majorité des cas. Le codage à barres d’ADN est une méthode émergente d’espèces et de découverte utilisant les séquences courtes d’ADN génomique pour rapidement distinguer les espèces; une expérience taxonomique n’est pas nécessaire et l’identification peut être réalisée avec n’importe quelle partie d’une plante (fragment de feuille, racine, graine de pollen etc.) contrairement aux spécimens matures et reproductibles souvent nécessaires aux clés taxonomiques. Nous proposons ici d’initier le travail nécessaire à la création d’une banque de codes barres d’ADN qui aura pour impact de transformer l’initiation à la biologie des québécois et canadiens, permettant à n’importe qui d’identifier un spécimen dans la nature.
Subvention de démarrage 13 : La berce du Caucase: étudier la dynamique d’une invasion biologique dès son initiation
Claude Lavoie (Université Laval), Sylvie de Blois (McGill University), Jacques Brisson (Université de Montréal),
+
La plante, berce du Caucase, est très envahissante et elle constitue une nuisance pour la santé publique (dermatites). Il y a un vif intérêt de la part de plusieurs organismes pour en apprendre davantage sur cet envahisseur. Les parallèles entre la berce du Caucase et le roseau commun sont nombreux, notamment en ce qui concerne les voies de dissémination (routes) et le potentiel de lutte grâce à des mécanismes de compétition. Il y a toutefois une différence fondamentale entre les deux invasions. Si le roseau commun est présent au Québec depuis plus d’un siècle, la berce du Caucase n’a été observée en nature dans la province que depuis une vingtaine d’années. Il est donc possible que l’invasion en soit encore à son étape initiale, une étape où l’on peut agir de manière efficace pour la contrôler, sinon l’éliminer. Il est néanmoins nécessaire d’avoir un portrait réaliste de la répartition géographique et de l’envergure des populations. La présence de la berce du Caucase a été rapportée à près de 300 reprises, mais il est probable qu’une grande partie de ces mentions soient fausses, car il est facile de confondre la berce du Caucase avec d’autres espèces de plante. Nous proposons donc, avec l’aide du fonds de démarrage, de monter une base de données sur les cas rapportés et de vérifier au cours de l’été 2012 leur existence sur le terrain.
Subvention de démarrage 14 : Diversité des pollinisateurs et plantes mellifères du Québec : réalisation d’un guide de terrain
Valérie Fournier (Université Laval), Lyne Lauzon (CRAAQ),
+
Le grand public est de plus en plus sensibilisé face aux pertes de pollinisateurs et désire poser des actions concrètes pour contribuer à leur conservation. Or, en ce moment, aucun guide de terrain qui soit adapté au contexte québécois et de langue française n’existe sur les insectes pollinisateurs et des plantes qui leur sont associées. Le projet vise la réalisation d’un guide de terrain sur la diversité des pollinisateurs et des plantes mellifères du Québec. La subvention servira à élaborer la table des matières préliminaire d’un ouvrage sur les espèces de plantes et de pollinisateurs et a rédiger une demande de qui sera soumise au CDAQ (Conseil pour le développement de l'agriculture du Québec) subvention afin de réaliser l’ouvrage complet, en collaboration avec Madame Line Lauzon, chargée de projet aux publications du Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ).
Subvention de démarrage 15 : Génétique du paysage des métacommunautés du zoocplancton boréal
Alison Derry (Université du Québec à Montréal (UQAM)), Pedro Peres-Neto (Université du Québec à Montréal (UQAM)), Patrick James (Université de Montréal),
+
Il est prévu que les écosystèmes aquatiques dans les régions boréales subiront des changements dramatiques dus au réchauffement climatique. Les réactions que peuvent exprimer les espèces incluent une modification de la répartition géographique, l’adaptation, ou la disparition locale si les changements spatiaux environnementaux dépassent les tolérances écologiques. Nous proposons d’appliquer un cadre paysager génétique afin de déduire la capacité relative de dispersion et de distribution de la variation génétique spatiale parmi les espèces coéxistantes de zooplancton à la grandeur du paysage boréal. Ces informations nous permettrons de comprendre la nature des réponses des métacommunautés de zooplanction face aux changements environnementaux dans les écosystèmes des lacs du grand nord qui devraient êtres soumis à des modifications importantes suite aux changements climatiques.
Subvention de démarrage 16 : La biodiversité médicinale du Québec
Alain Cuerrier (Université de Montréal), Thora Martina Herrmann (Université de Montréal), Ashleigh Downing (Université de Montréal),
+
La biodiversité médicinale est mal connue, voire négligée. On connaît très peu la médecine traditionnelle entourant les plantes indigènes du Québec ou du Canada. Les Premières Nations veulent participer et collaborer avec des chercheurs qui ont œuvré avec eux de façon éthique sur des sujets parallèles (plantes antidiabétiques, impacts des changements climatiques sur les plantes médicinales, route migratoire des caribous). Outre le simple dénombrement des plantes médicinales au Québec ou dans un milieu donné, le projet s’aventure dans des territoires inexplorés et mise sur l’originalité en calculant des indices de biodiversité médicinale. Ces nouveaux indices touchent 1) les différents habitats, 2) les différentes strates, 3) les groupes de Raunkiaer. Les indices serviront à la conservation des plantes médicinales, des habitats riches en ressources génétiques. Ils seront accessibles aux Premières Nations qui veulent protéger leur territoire et aux décideurs gouvernementaux.
Subvention de démarrage 17 : Utilisation des approches classiques paléolimnologiques et génétiques pour évaluer le rôle de la dispersion dans la structuration des communautés de zooplancton des lacs nordiques en récupération à un stress
Irene Gregory-Eaves (McGill University), Alison Derry (Université du Québec à Montréal (UQAM)), Beatrix Beisner (Université du Québec à Montréal (UQAM)),
+
Une analyse récente examinant les assemblages de zooplancton préservés dans les sédiments de surface (contentant ~5 ans de déposition) de 50 lacs boréaux soutient que l’environnement l’emporte sur les facteurs spatiaux et les facteurs de prédation dans la structuration des communautés cladocères. Ces différences de résultats soulèvent nombreuses questions stimulantes; (i) est-ce que les différences entre les études de zooplancton contemporaines et les études sur les sédiments de surface surgissent parce qu’une portion de la communauté de zooplancton produit des subfossiles rapidement identifiables dans les sédiments de lacs (principalement cladocères), et (ii) est-ce que la limite de dispersion chez les cladocères est un processus opérant sur un délai à court-terme et ainsi étant obscurci dans les sédiments? Par la présente, nous proposons de combiner des techniques génétiques innovatrices avec des analyses subfossiles de taxonomie classique afin de quantifier comment les communautés de zooplancton ont répondu à la contamination par les métaux et à la récupération des métaux au cours du dernier siècle et afin d’évaluer si ces techniques diffèrent en terme de sensibilité pour recueillir les preuves de la limite de dispersion dans les carottes de sédiment. Plus précisément, nous vérifierons l’hypothèse selon laquelle une augmentation de la richesse des espèces et de la diversité génétique durant la phase de récupération des lacs a lieu plus lentement pour les copépodes que les cladocères, considérant qu’il est anticipé que les copépodes soient plus limités quant à leur dispersion. Ce projet se concentrera principalement sur les lacs autour de Scherfferville au Québec, où l’activité minière historique a provoqué l’enrichissement métallique de nombreux lac et où un renouveau de l’activité minière est présentement en cours. Aucunes données à long terme ne sont disponibles dans le cas de plusieurs lacs nordiques et ainsi, une connaissance parfaite en ce qui concerne les analyses de sensibilité des carottes de sédiment sera essentielle pour quantifier les réponses biologiques au changement environnemental.
Subvention de démarrage 18 : Insectes herbivores dans les paysages forestiers fragmentés: Implications pour les services écologiques
Christopher Buddle (McGill University), Elena Bennett (McGill University),
+
Les paysages fragmentés ont engendré une réduction de la fonction écosystémique et de la biodiversité, ce qui peut avoir des impacts négatifs sur les services écosystémiques (SE) qu’ils supportent. Un important processus écologique répondant à la fragmentation forestière et pouvant influencer la production de services écosystémiques est l’herbivorisme, c’est-à-dire, la consommation de plantes herbacées par les insectes. Ici, nous considérerons l’herbivorisme dans les forêts caducifoliées du sud du Québec (c.-à-d. Montérégie) comme un processus modèle dans l’optique de favoriser une compréhension quantitative des relations entre la fragmentation forestière, les processus écosystémiques, et la prestation de services écosystémiques. Par conséquent, l’objectif de ce projet est de déterminer comment les prédateurs vertébrés et invertébrés d’espèces herbivores cibles (la livrée des forêts (FTC)) sont affectés par les changements de structure paysagère, et si cela peut expliquer la variation spatiale dans les habitudes d’herbivorisme dans le paysage. Ceci se concrétisera par des essais sur le terrain dans lesquels nous manipulons l’exposition de larve FTC face à la prédation dans les secteurs de forêts dominées par les érables à sucre dont les caractéristiques structurelles fondamentales varient à l’échelle sectorielle telles que la taille et la connectivité.
Subvention de démarrage 19 : Abondance et diversité des pollinisateurs sur les toits verts
Valérie Fournier (Université Laval), Danielle Dagenais (Université de Montréal), Nathalie Roullé (Auxiliaire de recherche, Chaire en paysage et environnement),
+
Les pollinisateurs jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement des différents écosystèmes urbains par leur influence sur la reproduction des plantes à fleurs. Les toits verts constituent des milieux spécifiques car ils sont exposés au soleil et au vent ainsi qu'à des extrêmes de sécheresse et de forts débits en eau. Les toits verts font partie des infrastructures vertes dont l'implantation à grande échelle pourrait réduire les impacts de l'urbanisation et des changements climatiques au Québec : Il est donc important de comprendre les éléments qui favorisent une plus grande biodiversité des insectes sur les toits verts, notamment des pollinisateurs, afin de concevoir les futurs toits verts en conséquence. L'objectif de notre étude sera donc d'identifier les caractéristiques des toits qui favorisent la présence des pollinisateurs sur les toits. Cette connaissance fournira des informations essentielles permettant d'orienter les projets d'aménagements des toits verts.
Subvention de démarrage 20 : Les représentations médiatiques de la biodiversité
Danielle Dagenais (Université de Montréal), Ira Tanya Handa (Université du Québec à Montréal (UQAM)), Sandra Breux (Université de Montréal),
+
Né en 1985, le terme de biodiversité a connu un essor depuis les vingt-sept dernières années et constitue un enjeu environnemental majeur. La fréquente référence à ce terme a cependant généré des représentations diverses et multiples. Deux principaux éléments expliquent ce foisonnement de représentations variées. Premièrement, en dépit de sa fréquente utilisation, la définition de cette notion est discutée voire incertaine, notamment parce qu'elle est utilisée par plusieurs disciplines et s'applique à plusieurs échelles. À preuve, diverses définitions et mesures de la biodiversité ont cours et font l'objet de débats au sein même du milieu scientifique et la notion même évolue. Deuxièmement, le terme biodiversité est fréquemment repris par les médias. Ces références par les médias génèrent également des représentations, parfois en porte-à-faux des définitions, résultats et théories scientifiques. Ces représentations médiatiques viennent alimenter indirectement -par leur nombre et parfois leur nature - le flou terminologique attribué à cette notion et peuvent contribuer à une mauvaise compréhension de cette notion. Cette recherche exploratoire vise à étudier les représentations de la biodiversité véhiculées par les médias écrits québécois, d'abord en établissant un portrait général et historique de l'emploi du terme puis en analysant en profondeur les significations et les qualifications qui y sont associées et leur évolution. À terme, un tel projet devrait favoriser le développement d'outils afin d'améliorer la compréhension de cette notion par le grand public, les décideurs et les acteurs chargés concevoir les instruments ou aménagements de conservation ou de valorisation de la biodiversité
Subvention de démarrage 21 : Portrait de référence de la diversité de la faune aquatique du parc national de la Gaspésie - approche multidisciplinaire
Pierre Blier (Université du Québec à Rimouski), Nathalie Le François (Université du Québec à Rimouski), France Dufresne (Université du Québec à Rimouski), Ariane Savoie (UQAR), Sébastien Ross (MRNF), Valérie Moreau (Société Cascapédia inc.), Sophie Mercier (UQAR), Yves Lemay (UQAR), Mélinda Lalonde (MRNF), Claude Isabel (Parc national de la Gaspésie), Marc Gauthier (Société Cascapédia inc.),
+
Le parc national de la Gaspésie revêt un caractère unique en raison de ses écosystèmes diversifiés qui sont représentatifs des écosystèmes du nord québécois. Actuellement, il existe peu de données concernant la diversité de la faune aquatique de ce parc. L’acquisition de connaissances permettra de mieux cibler les stratégies à adopter pour conserver cette diversité et ainsi les services écologiques associés. À l’invitation des gestionnaires du Parc de la Gaspésie le projet mis en œuvre vise à documenter la diversité d’espèces ainsi que la diversité génétique et fonctionnelle de la faune aquatique du parc, puis de relier cette biodiversité aux caractéristiques environnementales afin de tracer un portrait de référence. L’étude de la biodiversité est réalisée selon une approche transversale transdisciplinaire avec deux axes : un axe taxonomique et génétique et un axe éco physiologique. Ce projet est initié dans une perspective de suivi à long terme des écosystèmes dulcicoles du territoire, mais aussi pour mieux comprendre et détecter les changements de la biodiversité aquatique des écosystèmes du nord québécois dans un contexte de changements climatiques et de pressions anthropiques grandissantes. Le projet comporte deux volets sur la faune ichthyenne et sur la diversité d’invertébrés aquatiques. Une approche intégrée et innovatrice combinant un inventaire d’espèces, le code-barres génétique, l’éco-informatique et l’écophysiologie sera utilisée. La subvention de démarrage permettra à notre équipe d’amorcer une première campagne de collecte de données sur le terrain durant l’été 2012 en lien avec 1) des activités déjà planifiées par le MRNF au Lac York (région limitrophe au Parc de la Gaspésie ) et 2) d’intégrer l’étude de la biodiversité de ce parc au programme de biologie de l’UQAR (diagnose du lac Cascapédia par les étudiants du premier cycle) afin d’élaborer un programme plus vaste.
Subvention de démarrage 22 : Entreprise et biodiversité : une étude des pratiques de divulgation dans le secteur énergétique 
Olivier Boiral (Université Laval), Luc Bouthillier (Universite Laval),
+
Les informations divulguées dans les rapports de développement durable GRI sont a priori les plus transparentes et les plus fiables pour étudier ce type de question. D’une part, le GRI est de plus en plus considéré comme la principale norme de référence dans l’élaboration des rapports de développement durable. Ainsi, près de 80% des rapports de développement durable produits par les plus grandes entreprises mondiales utilisent ce guideline. Un des principaux objectifs du GRI est de renforcer la rigueur et la transparence des rapports de développement durable auprès des parties prenantes. Les rapports GRI peuvent avoir plusieurs niveaux d’application des indicateurs proposés par la norme. Les niveaux A et A+ qui seront retenus dans l’étude sont les plus exigeants puisqu’ils supposent une application de l’ensemble des indicateurs clés du GRI (y compris les suppléments sectoriels) et, dans le cas des rapports A+, une vérification par des auditeurs externes. Le GRI prévoit plusieurs indicateurs sur la biodiversité. On peut donc a priori supposer que les rapports GRI A et A+ divulguent des informations relativement fiables sur les enjeux liés à la biodiversité et les efforts de l’entreprise dans ce domaine. Le cas échéant, l’étude permettra de mettre en lumière les lacunes dans la prise en compte des enjeux biodiversité par les entreprises.
Subvention de démarrage 23 : Génétique de population comparative d'estuariens et des copépodes d'eau douce
Alison Derry (Université du Québec à Montréal (UQAM)), Gesche Winkler (Université du Québec à Rimouski),
+
Nous demandons des fonds du CSBQ (5000$) pour soutenir la découverte de loci de microsatellite polymorphique dans deux estuariens et des copépodes calanoïdes pour qui ses marqueurs n’existent pas actuellement. Le développement de ces ressources moléculaires va permettre de futures collaborations entre Winkler et Derry qui planifient d’explorer comment la différence d’habitat entre les estuaires et les lacs influence la diversité génétique et le flux génétique dans les populations de copépodes. Malgré l’importance écologique et évolutionnaire des copépodes à travers divers environnements aquatiques, il existe quelques ressources génomiques pour la compréhension de l’entretien de leur diversité génétique. L’entretien de la diversité génétique dans des populations naturelles est une question fondamentale en évolution en en écologie, particulièrement en ce qui a trait à la perturbation anthropogénique et la dégradation répandue d’habitats naturels. Nous collaborerons avec Annie Archambault qui a voulu amener l’installation de méthodes de séquençage de l'ADN à haut débit pour la découverte de microsatellites dans des organismes non-modèles au CSBQ. Ce projet sera le premier de son genre et servira donc de preuve de concept pour un plus grand projet en général pour lequel nous espérons attirer au moins 6 autres chercheurs pour conduire des analyses similaires pour d’autres organismes qui incluent des insectes, des mammifères, des oiseaux et des amphibiens. Une subvention de démarrage nous permettra de lancer un petit projet collaboratif qui attirera surement d’autres chercheurs de CSBQ ce qui pourrait mener à un groupe de travail CSBQ ou une équipe FRQNT subventionnée pour développer des ressources moléculaires dans des organismes non-modèles.
Subvention de démarrage 24 : Next generation DNA sequencing technologies as a tool to resolve phylogeny of closely related plants to gain instights into the evolution of biodiversity
Selvadurai Dayanandan (Concordia University), Jonathan Davies (McGill University),
+
Obtenir des aperçus de l’évolution de la biodiversité requiert de l’analyse des hypothèses à plusieurs niveaux de diversité allant des interactions plante-microbe à travers des communautés de nombreuses espèces, qui nécessitent souvent des arbres phylogénétiques solides de taxons étroitement liés. Le progrès actuel pour comprendre plus profondément l’évolution de la diversité biologique est sévèrement ralenti par les difficultés à résoudre les relations évolutionnaire (phylogénie) des espèces étroitement liées. Cette limitation pourrait être principalement attribuable aux défis technologiques en évaluation de la variabilité des séquences d’ADN au plus de quelques gènes ou de régions génomiques sélectionnés avec variabilité suffisante. Le projet proposé vise à combler cette lacune en utilisant une nouvelle approche qui s’appuie sur des avancements récents en technologie génomique. Nous allons utiliser une méthodologie de séquences d’ADN associé au site restriction (RAD), une technologie de la prochaine génération, pour obtenir de données de séquences d’ADN qui couvrent une région plus vaste de génome provenant de plusieurs individus de quelques espèces Populus pour démontrer la faisabilité de résoudre les relations phylogénétiques, et aussi de découvrir l’introgression et l’évolution réticulée parmi des espèces étroitement liées. En démontrant une preuve de concept, ce projet est une opportunité de développer une proposition de recherche innovatrice pour obtenir un financement externe, qui inclut les programmes NSERC et FRQNT pour l’avancement de connaissance scientifique et la formation des chercheurs, incluant les étudiants des premiers et deuxièmes cycles et les stagiaires postdoctoraux en technologie de pointe en recherche d’évolution.
Subvention de démarrage 25 : Se réapproprier la biodiversité - Un suivi scientifique des oiseaux communs dans les écoles
François Vézina (Université du Québec à Rimouski), Dominique Berteaux (Université du Québec à Rimouski), Pierre Legagneux (UQAR), Guillaume Larocque (CSBQ/QCBS), Quinn Fletcher (UQAR),
+
Nous proposons un projet de science participative sur les oiseaux communs impliquant quatre écoles primaires de la région de Rimouski. Le projet est d'initier un suivi sur la reproduction des oiseaux communs en mettant en réseau des nichoirs. Au niveau scientifique, notre programme vise à établir un suivi de écophysiologique à moyen terme sur plusieurs espèces d'oiseaux communs en utilisant un réseau d'établissements scolaires afin de contraster la reproduction et la physiologie de ces espèces se reproduisant en milieu urbain et rural. Ce projet s'inscrit dans un objectif plus large concernant la mise en réseau d'un suivi coordonné au Québec et en France. Au niveau éducatif, nous souhaitons sensibiliser les enfants (et leurs parents) au rôle qu'ils ont à jouer pour favoriser la biodiversité au sein de leur communauté. Afin de sensibiliser les habitants et d'agir pour la reconquête de la biodiversité à la fois en ville et en campagne, ce projet s'appuie sur un réseau d'écoles présentes à Rimouski. Ce programme se déroulera dans 4 écoles (2 en milieu rural et 2 en milieu urbain). Ces écoles sont affiliées au mouvement des Etablissements Verts Brundtland de la Centrale des syndicats du Québec (EVB-CSQ) qui mènent des programmes d'éducation à l'environnement dans plus de 1000 établissements scolaires à travers la province. Le suivi de la reproduction sera assuré à la fois par des étudiants de l'UQAR et par les enfants eux-mêmes. Ce programme bénéficiera d'un site Internet dédié où l'enfant pourra transmettre l'information. La position de l'ensemble des nichoirs sera cartographiée ce qui permettra de rentrer facilement les données de façon standardisée. L'ensemble des données recueillies sera rendu publique. Nous avons composé une équipe pluridisciplinaire comportant des biologistes et des spécialistes en éducation et vulgarisation. Nous avons également identifié des parents-relais dans chaque école visée prêts à promouvoir le projet. Ces parents travaillent tous à l'UQAR et ont un ou plusieurs enfants scolarisés dans une école du réseau EVB-CSQ.
Subvention de démarrage 26 : Les impacts anthropiques sur la biodiversité, l'habitat du poisson, et la santé du Grand Lac St. François
Chris Solomon (McGill University), Christian Nozais (Université du Québec à Rimouski), Irene Gregory-Eaves (McGill University),
+
Des altérations hydrologiques, telle que la construction de barrages et la gestion du niveau d’eau suivant, avaient eu des impacts importants sur l’écosystème aquatique à travers le monde. Le Grand Lac St. François (GLSF) est un grand lac divers en faune au Sud du Québec. Des opérations normales de barrage ont causé de grandes écoulements des eaux (jusqu’à 6m) et un rabattement des niveaux d’eau variable durant l’hiver dans le GLSF. Dans ce projet, nous allons examiner les effets de ces rabattements sur l’abondance et la biodiversité des invertébrés et des poissons dans ces lacs, et commencer à explorer des implications potentielles pour les espèces majeures de la pêche sportive.
Subvention de démarrage 27 : Divergence adaptive en parallèle à travers plusieurs niveaux spatials
Rowan Barrett (McGill University), Andrew Hendry (McGill University),
+
Beaucoup de recherches ont exploré la variation écologique comme conduiseure d’adaptation, qui peut, en effet, augmenter la biodiversité par spéciation. L’identification des mécanismes et des dynamiques de ce processus est important pour comprendre les tendances de la biodiversité du passé et présent. Peut-être encore plus important, comprendre comment l’écologie modèle la biodiversité dans les cadres naturels peut nous permettre de former des prédictions informées sur comment la biodiversité répondrait lorsqu'elle est confrontée aux changements écologiques par l’être humain. Pendant que de nombreuses études ont regardé comment deux ou plusieurs environnements différents promeuvent la diversification écologique d’un seul ensemble de population, une telle analyse représente une seule réplication, et c’est possible que ces résultats ne soient pas applicables à d’autres populations. L’évolution adaptive en parallèle fournit une expérience naturellement répétée avec laquelle nous pouvons examiner la généralité des modèles de la biodiversité déterminée par des facteurs écologiques. Le complexe d’espèces de l’épinoche à trois épines (Gasterosteus aculeatus) contient de nombreux paires d’écotypes produisent premièrement via diversification écologique. Une telle paire, lac-cours d’eau, a été trouvé dans des régions dispersées, l’île de Vancouver à l’Irlande à l’Europe continental. Une telle distribution expansive fait de ce pair un candidat idéal pour des tests de divergence adaptive en parallèle. Des tests de parallélisme des paires à l’île de Vancouver ont démontré que quelques traits morphologiques et marqueurs génétiques sont fortement prévus par le type d’environnement, indiquant que l’écologie peut prédire les modèles de la biodiversité. Ce projet a le but de développer ce test de diversification adaptive en parallèle de la paire lac-cours d’eau à travers le continent. Notre but sera de prélever un échantillon de spécimens du Québec, Alaska, Irlande, et Europe central. En utilisant les protocoles établis, les différences phénotypiques de la forme du corps, les traits de fourrage et la diète seront quantifiés et testés pour divergence adaptive en parallèle. Pour tester la divergence génotypique en parallèle, des marqueurs associés au site de restriction vont être utilisés pour obtenir une grande mesure de diversité à travers le génome. Nous pouvons ensuite tester si les paires qui démontrent une divergence phénotypique en parallèle aussi démontrent une divergence génotypique en parallèle. Les résultats de cette étude vont contribuer à une meilleure compréhension de la nature prédictive de la divergence adaptive écologique de l’épinoche à trois épines. Une telle connaissance va assurer de l’information importante lorsque ces espèces sont confrontées avec des changements anthropiques de leur environnement, et sont face à l’adaptation versus extinction potentielle.
Subvention de démarrage 28 : Démonstration de l'utilité de la méthode Genotyping-by-sequencing (GBS) pour l'étude de la biodiversité
Simon Joly (Université de Montréal), Monique Poulin (Université Laval), Stéphanie Pellerin (Université de Montréal),
+
Les méthodes de séquençage de «nouvelle génération» gagnent rapidement en popularité dans plusieurs facettes de la science de la biodiversité.  Les techniques traditionnelles comme les microsatellites en génétique des populations ainsi que les AFLP en génétique quantitative sont vouées à être remplacées par les techniques de séquençage par représentation réduite ("reduced-representation sequencing") et ce, dans des délais très rapprochés. Ces nouvelles méthodes sont rapides et relativement peu dispendieuses, mais requièrent de bonnes connaissances en bioinformatiques qui elles-mêmes nécessitent un effort d'apprentissage considérable afin de bien les maîtriser. Cette demande vise à démontrer l'utilisation de la méthode de genotyping-by-sequencing (GBS) pour deux applications importantes en science de la biodiversité, soit la diversité de populations de plantes indicatrices modèles et la création d'une carte génétique d'une espèce non modèle dans le but de cartographier des loci de traits quantitatifs (QTLs) liés à la spéciation écologique.
Subvention de démarrage 29 : Quantification de la biodiversité à travers de multiples disciplines
Colin Favret (Université de Montréal), Anouk Simard (Université Laval), Tony Ricciardi (McGill University), Patrick M.A. James (Université de Montréal), Luc Brouillet (Université de Montréal), (),
+
Toutes mesures de la biodiversité sont soumises aux échanges. Une inspection complète couvrirait tout, de communautés microbiennes souterraines jusqu’aux animaux migrateurs, continuellement. Compte tenu des ressources limitées, une telle inspection n’est jamais possible, et par conséquent, l’étude doit être optimisée avec les ressources disponibles. Un défi significatif en science de la biodiversité est sa quantification. D’une part, un manque d’expertise taxonomique ralentit l’inventaire du taxon le plus divers. D’autre part, ce n’est pas évident comment, et si, la télédétection correspond à la réalité. Ce projet cherche à développer des protocoles d’échantillonnage et d’enregistrement, et à établir une preuve de concept que de mesures multiples et distinctes de la biodiversité biologique est effectivement comparable. Durant l’été 2014, nous allons comparer et mettre en corrélation des méthodes de télédétection et invasives pour la quantification de la biodiversité aux habitats des Laurentides : 1) une enquête traditionnelle de plante; 2) une code-barres ADN de la diversité des insectes; 3) la diversité d’une métagénomique microbiale; 4) des enregistrements de sonore; 5) imagerie satellite et gigapixel. La première partie de l’été sera consacrée à installer de pièges suceurs des insectes et d’enregistreurs sonores dans un habitat de forêt 2m (sous-étage) et 8m (canopée) au-dessus du sol. Pendant ce temps, nous allons assurer que les équipements fonctionnent et évaluer les besoins du maintien et du contrôle des équipements pour la phase de l’acquisition des données. La saisie des données va avoir lieu avant et durant l’été à l’automne. Nous allons comparer les évaluations de la biodiversité pour deux périodes aux deux points de surveillance (2m et 8m): une liste d’espèces végétales à 10m et à 25m de rayon du site de piègeage/enregistrement, code-barres ADN des espèces en ordre sélectionné d’insectes volants, de diversité métagénomique sur les pattes d’insectes déterminée par 16S diversité ADN, d’enregistrement acoustiques à 96 KHz, d’imagerie satellite. Ces expériences préliminaires va informer l’établissement de futur régime d’échantillonnage à une plus grande échelle spatiale et temporelle.
Subvention de démarrage 30 : Projet de science citoyenne pour le suivi des maternités de chauves-souris au Québec : « chauves-souris aux abris! »
Anouk Simard (Université Laval), François Vézina (Université du Québec à Rimouski), Jean-Philippe Lessard (Concordia University), Murray Humphries (McGill University), (),
+
Depuis l'arrivée du syndrome du museau blanc en Amérique du Nord en 2006 et au Québec en 2010, on observe un déclin fulgurant des populations de chauves-souris cavernicoles. L'impact est tel qu'on prédit l'extirpation possible de certaines populations. Compte tenu de la menace importante qui pèse sur ce groupe de mammifères qui était non seulement très abondant, mais également très important écologiquement, il est essentiel d'améliorer les connaissances et les procédures à suivre. Nous proposons de mettre en place un site Internet qui permettrait de bâtir un réseau des colonies de chauves-souris à suivre par le biais notamment de la science citoyenne. Un tel site permettrait de colliger la présence de colonies de chauves-souris dans les bâtiments anthropiques ainsi que de favoriser les décomptes d'émergence de celles-ci, lorsque possible. Le site pourra également permettre aux gestionnaires et aux scientifiques d'avoir une meilleure connaissance de la répartition et des changements dans l'abondance des colonies de chauves-souris et ainsi d'effectuer un suivi rapproché des colonies les plus importantes. Certains projets de recherche pourront être initiés grâce à l'élaboration d'un tel réseau, notamment au niveau de la dynamique de population des chauves-souris, de la composition de leur diète d'insectes, et sur leur sélection de certaines caractéristiques environnementales. L'obtention d'une subvention de démarrage CSBQ assurera une meilleure réussite du projet en rassemblant plusieurs partenaires et en augmentant l'enveloppe disponible pour la réalisation et la promotion du site Internet, la sensibilisation du public, ainsi que le développement de certaines initiatives de recherche. Cette subvention permettra non seulement de favoriser la sensibilisation du public aux chauves-souris, mais également d'améliorer le développement des connaissances pour un groupe qui est peu étudié au Québec.
Subvention de démarrage 31 : L'évaluation au niveau du paysage de l'écosystème fluviaux dans un monde industrialisé
Alison Derry (Université du Québec à Montréal (UQAM)), Steven Kembel (Université du Québec à Montréal (UQAM)), (),
+
La décomposition de la litière végétale est un processus fondamental dans l’écosystème qui relie la végétation riveraine, l’environnement physico-chimique, et les décomposeurs dans des ruisseaux. L’occupation de terrain est connue d’affecter la décomposition des feuilles dans les ruisseaux, mais l’évaluation comparative au niveau du paysage de la décomposition de la litière des feuilles exposées aux différents dérangements est rare, surtout dans les écosystèmes aquatiques. Les études locales ne sont pas coordonnées et diffèrent en méthode, ce qui confond les comparaisons à travers le type d’usage des terres. Le but de ce projet en grande partie est uniquement de relier la diversité au niveau des communautés et la productivité des deux agents de décomposition majeurs (microbes et invertébrés) au fonctionnement de l’écosystème (décomposition de la litière végétale) dans les cours d’eau douce dans la région boréale en utilisant une méthode normalisée. L’expérimentation de manipulation de la litière des feuilles va avoir lieu près des cours d’eau qui avaient été et qui sont exposés aux différents types d’usage de terre anthropique: minière des métaux, agriculture, et la forêt vierge dans la région boréale du nord à l’Abitibi-Témiscamingue, QC. Les fonds essentiels de la subvention de démarrage du CSBQ (5000 $) couvriront les coûts nécessaires pour quantifier la diversité microbienne et la composition de la communauté, ainsi que le support d’une nouvelle collaboration avec le CSBQ. Derry et Kembel, qui sont les deux à UQAM, ne sont jamais collaborés auparavant et alors, ce projet représente le début d’un nouveau partenariat de recherche productif qui intègre l’écologie des habitats terrestres et aquatiques. La fonction de l’écosystème boréale du nord des écosystèmes fluviaux est de grande importance alors que le Nord du Québec devient de plus en plus industrialisé et subit des impacts associés aux changements climatiques. Cette subvention de démarrage supportera une partie essentielle de la fondation du projet qui mènera aux collaborations davantage entre Derry et Kembel, et autre membres du CSBQ.
Subvention de démarrage 32 : La forme du microbiome rhizosphère sous conditions stressantes des plantes
Mohamed Hijri (Université de Montréal), Marc St-Arnaud (Université de Montréal), Steven Kembel (Université du Québec à Montréal (UQAM)), Alison Derry (Université du Québec à Montréal (UQAM)),
+
Le microbiome rhizosphère (également appelé le second génome de la plante) est une communauté dynamique de microorganismes qui a développé une interaction spécifique et long terme avec les racines des plantes. Des avancements récents sur les interactions plante-microbe signifient leurs effets profonds sur la croissance, la nutrition, et la santé des plantes. La plupart de notre connaissance présentement sur les interactions et les processus du microbiome rhizosphère vient des études des systèmes d’agriculture et horticulture. Pourtant, notre compréhension de ces interactions lorsque les plantes développent sous conditions stressantes n’en est qu’à ses débuts. Ces études en question vont nous aider à comprendre les stratégies des plantes pour recruter les taxons microbiens nécessaires, qui leur permettent d’adapter mieux aux conditions stressantes, et ceux-ci peuvent aussi nous aider à concevoir de nouvelles stratégies pour la réhabilitation de l’écosystème (récupération du sol). En allant plus loin, ce projet a le but d’examiner la forme du microbiome rhizosphère de plantes indigènes grandissant sous conditions stressantes. Cette information sur la biodiversité des microbes de la rhizosphère sous des conditions stressantes peut faciliter leur gestion, ce qui accélère le processus de la récupération du sol. Notre proposition n’est pas seulement importante pour les études des sols, puisque de nouvelles idées et méthodes de cette proposition peuvent être appliquées aux autres domaines tels que l’agriculture, la biologie de conservation, et le microbiome humain et animal.
Subvention de démarrage 33 : Biodiversité urbaine et homogénéisation biotique
Stéphanie Pellerin (Université de Montréal), Monique Poulin (Université Laval), Danielle Dagenais (Université de Montréal), Luc Brouillet (Université de Montréal), Jacques Brisson (Université de Montréal), Christian Messier (UQAM),
+
Le pourcentage de la population mondiale habitant en milieu urbain dépasse maintenant 50%, et cette proportion continue de croître. La nature en milieu urbain, généralement constituée d'une biodiversité riche, améliore le cadre de vie des citadins et prend ainsi une importance grandissante. Toutefois, la biodiversité urbaine est souvent sévèrement affectée par l'omniprésence des espèces non-indigènes et le déclin des espèces indigènes spécialistes. Dans ce contexte, notre équipe désire d'entreprendre un nouveau projet de recherche visant à comprendre l'effet de l'urbanisation sur la diversité floristique des régions urbaines, en tenant compte de l'hétérogénéité des habitats spécifiques à ces grands écosystèmes. Dans ce projet, nous nous intéresserons particulièrement aux espaces non-entretenus où les espèces floristiques s'établissent de façon spontanée. Nous nous pencherons ainsi sur des habitats offrant des niches pour le développement d'une flore herbacée et arbustive spontanée, en omettant les îlots forestiers, les parcs et les autres espaces aménagés qui dépendent d'une dynamique de régénération végétale différente. Notre projet permettra de répondre à plusieurs questions telles que : Est-ce que la flore spontanée urbaine diffère entre les divers types d'habitats? Est-ce que la flore urbaine est dominée par les espèces exotiques et ces dernières induisent-elles une homogénéisation biotique dans les différents habitats? Est-ce que l'intensité d'urbanisation influence l'homogénéisation?
Subvention de démarrage 34 : La pollution microplastique dans le Fleuve Saint-Laurent
Tony Ricciardi (McGill University), Anouk Simard (Université Laval), Monique Poulin (Université Laval), Alison Munson (Université Laval), (),
+
Récemment, les microplastiques (des particules synthétiques polymériques, moins de 2mm) étaient trouvés abondamment sur l'eau de surface dans les Grandes Lacs. Bien que la pollution de microplastiques était identifiée dans les systèmes marines depuis les années 1970, il n'y avait peu de rapports sur cette pollution dans l'eau douce. En 2013, le laboratoire de Ricciardi a découvert des microbilles polyéthylènes dans des dépôts à cinq sites le long du Fleuve Saint-Laurent. Une haute prévalence et une abondance de microbilles dans ces sédiments peuvent causer des impacts écologiques résultant d'ingestion par des macroinvertébrés et des poissons. Pour déterminer l'étendue des dommages par les polluants qui entrent les réseaux thopiques du milieu benthique, nous voulons quantifier la consommation de microbilles par le gobie eurasien, une des poissons benthiques les plus communs dans le fleuve. La densité des microbilles va être testée (en utilisant une benne Ponar et un tamis de 500m) au long des sites, recevant les effluents des industries et comparée avec des site non-effluents. Nous allons capturer de gobies ronds à chaque site pour mesurer le pourcentage d’occurrence et le pourcentage de volume de microbilles présent dans leurs voies digestives et pour déterminer si ces résultats sont en corrélation avec les densités locales dans les sédiments. Cette information pourrait fournir la justification pour l'étude écotoxicologique et de la chaîne alimentaire du futur associée à ces polluants.