Axe 3

    Services écologiques et le bien-être humain

    Cet axe met l’emphase sur la relation entre la biodiversité et les services écologiques ainsi que sur la dimension économique de la science de la biodiversité. Les chercheurs de l’axe 3 explorent les thèmes associés à l’évaluation marchande et non marchande de la biodiversité et des services écologiques associés ainsi que l’utilisation de ces concepts dans les processus décisionnels publiques et privés. Cet axe explore aussi les moyens de lier la science aux politiques, aux modes de gestion et à la gouvernance des services écologiques.

    L’axe 3 est aligné avec trois des cinq buts du Plan stratégique de la convention sur la diversité biologique : (i) Investiguer les causes principales de la perte de la biodiversité, tout en assurant le cheminement des sujet en lien avec la biodiversité parmi les gouvernements et dans les sociétés; (ii) Réduire les pressions directes sur la biodiversité et promouvoir son utilisation durable; (iii) Améliorer le statut de la biodiversité en conservant la diversité des écosystèmes, des espèces et celle du patrimoine génétique.

    Cet axe est également aligné avec les principaux enjeux du programme Future Earth : i) fournir des ressources et gérer les synergies et compromis entre ceux-ci par une compréhension de la manière dont sont façonnées les interactions entre l’environnement, l’économie, la société et les politiques, ii) Dé-carboniser les systèmes sociaux-économiques, iii) Préserver les acquis naturels qui soutiennent le bien être humain et iv) bâtir des villes en santé, résilientes et productives.

    Les chercheurs de l‘axe 3 travaillent à l’avant-garde de l’innovation en durabilité. Ils développent nos connaissances afin de soutenir l’adaptation, la transformation et les transitions vers des écosystèmes résilients comme base pour la durabilité et le bien-être humain à l’échelle globale. Les institutions partenaires incluent le secrétariat de la Convention sur la Diversité Biologique basée à Montréal, le consortium OURANOS, ainsi que beaucoup d’autres partenaires (Institut de la statistique du Québec, Hydro-Québec, etc.).

    Objectifs de la recherche

    • Mettre à jour les connaissances sur les facteurs socio-économiques responsables de la perte de la biodiversité.
    • Évaluer les liens entre la biodiversité et des services écologiques associés par le biais de différents outils.
    • Identifier les éléments de politiques et de gestion essentiels au maintien de la biodiversité et des services écologiques dans les environnements anthropisés.

    Thèmes de recherche

    Les chercheurs de l’Axe 3 exploreront les questions associées aux thèmes de recherche suivants

    Thème 3.1. Services écologiques

    Le thème 3.1 se concentre sur la gestion de la biodiversité et des biens et services écologiques (BSE) dans les environnements anthropisés. Les écosystèmes sont souvent gérés afin maximiser un ou deux services, ce qui mène à une perte de biodiversité. La biodiversité a plus de chance d’être maintenue si les écosystèmes sont gérés dans la perspective de fournir une multitude de services. Par contre, la caractérisation et le développement d’approches standardisées de collecte des données spatiales et temporels sur les BSE demeurent un enjeu. L’objectif de ce thème est de démontrer comment divers modes d’utilisations du territoire peuvent influencer la distribution de la biodiversité, et par conséquent, les services écologiques sur ce territoire. Ce thème inclut l’étude de la perception et de la représentation de la biodiversité dans un contexte de prise de décision concernant son usage, sa gestion et sa conservation.

    Thème 3.2. Evaluation économique des biens et services écologiques aux comptes de capital social des écosystèmes

    Le thème 3.2 se concentre sur les instruments pour informer, évaluer and gérer les BSE. Les outils économiques sont des instruments clés, mais ne sont pas les seuls. Ce thème inclut la recherche portant sur l’analyse des données issues de la littérature sur les causes socio-économiques de la perte de la biodiversité, en lien avec la découverte récente que la distribution du pouvoir social et économique peut affecter la perte de la biodiversité.

    Les projets du thème 3.2 concernent la recherche sur les biens et services écologiques en utilisant diverses approches comme la valorisation économique marchande et non-marchande, les alternatives dans les scénarios de type éviter- atténuer-compenser pour les projets de développement et les systèmes de comptes nationaux d’écosystèmes. La recherche sur les BSE alimente le débat sur la responsabilité sociale des organisations et plus globalement sur la création de valeur économique partagée et plus globalement sur des modèles d’affaire et de croissance plus inclusifs.

    Thème 3.3. L’intégration de la biodiversité dans les pratiques entrepreneuriales et le développement de nouveaux systèmes de gestion

    Le thème 3.3 s’intéresse particulièrement aux moyen mis en œuvre par les acteurs pour négocier face à des enjeux de conservation et de gestion incluant les questions de standards en biodiversité et la pratique d’audits pour la biodiversité. Cela pose la question de la légitimité autant pour mener les audits que pour assurer des programmes d’accréditation internationaux. La problématique de la responsabilité est essentielle autant pour les mesures de la biodiversité à l’aide d’indicateurs que pour la démonstration de progrès dans ce domaine.

    Thème 3.4. La gouvernance multi-scalaire de la biodiversité

    Le thème 3.4 se concentre sur les politiques locales et internationales de la biodiversité. (en incluant les systèmes traditionnels et coutumiers). La gouvernance de la biodiversité s’effectue par le biais de négociations dans le cadre des régimes internationaux sur les changements climatiques ou sur la biodiversité. Elle intègre diverses dimensions, qu’il s’agisse de systèmes politiques ou géographique (du global au local). Les changements climatiques et autres facteurs anthropogéniques tels que l’agriculture ont des impacts significatifs sur la biodiversité. Afin d’aborder ces problématiques, nous devons bâtir la capacité et les outils de support décisionnels tels un observatoire national de biodiversité, des mécanismes d’évaluation des impacts, des standards de gestion internationaux, la responsabilité sociale des organisations, un meilleur leadership et des actions en partenariat pour la conservation ainsi qu’un meilleur cadre légal.