
{"id":15663,"date":"2014-05-16T12:40:05","date_gmt":"2014-05-16T16:40:05","guid":{"rendered":"http:\/\/qcbs.ca\/?page_id=15663"},"modified":"2014-05-16T13:00:39","modified_gmt":"2014-05-16T17:00:39","slug":"conference-ecosystemes-urbains-et-biodiversite-resumes-et-notices-biographiques","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/qcbs.ca\/fr\/evenements\/evenements-en-collaboration-avec-csbq\/conference-ecosystemes-urbains-et-biodiversite-resumes-et-notices-biographiques\/","title":{"rendered":"Conf\u00e9rence  &#8211; \u00c9cosyst\u00e8mes urbains et biodiversit\u00e9: R\u00e9sum\u00e9s et Notices Biographiques"},"content":{"rendered":"<h3>Comprendre l\u2019\u00e9cologie urbaine de Baltimore: Port\u00e9e,\u00a0 r\u00e9sultats et \u00e9volution du Long-Term Ecological Research Project<\/h3>\n<p>Steward T.A. Pickett, Distinguished Senior Scientist, Cary Institute of Ecosystem Studies, Box AB, Millbrook NY 12545 USA<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">L\u2019urbanisation devient une force dominante et mondiale au niveau de la d\u00e9mographie et de l\u2019environnement. L\u2019\u00e9cologie, l\u2019\u00e9tude des organismes, leurs interactions et la transformation de l\u2019\u00e9nergie et la mati\u00e8re dans lesquels ils existent, est arriv\u00e9e relativement en retard dans les milieux urbains. Toutefois, la qualit\u00e9 et la quantit\u00e9 d\u2019information sur l\u2019\u00e9cologie urbaine sont critiques \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration des villes et banlieues en tant qu\u2019habitat pour les humains et la biodiversit\u00e9.\u00a0 Des exemples de recherche disciplinaires et interdisciplinaires du Baltimore Ecosystem Study, Long-Term Ecological Research project illustrent les aspects cl\u00e9s des syst\u00e8mes urbains et identifie des liens \u00e0 la biodiversit\u00e9. Les r\u00e9sultats d\u00e9montrent que 1) certaines composantes des \u00e9cosyst\u00e8mes urbains contribues \u00e0 la r\u00e9tention des nutriments et \u00e0 la r\u00e9duction de la pollution en aval; 2) l\u2019h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 spatiale est associ\u00e9e \u00e0\u00a0 la fonction \u00e9co-syst\u00e9mique; 3) l\u2019h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 sociale interagie avec l\u2019h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 bio\u00e9cologique; et 4) la fonction riveraine urbaine exhibe des tendances inattendues. Les structures et fonctions \u00e9cologiques document\u00e9es dans la r\u00e9gion m\u00e9tropolitaine de Baltimore ont des cons\u00e9quences pour l\u2019am\u00e9nagement urbain durable et pour la promotion de la r\u00e9silience urbaine. L\u2019orientation future du projet mettra l\u2019emphase sur les transformations urbaines de milieux sanitaires \u00e0 des milieux durables, avec une attention au bien \u00eatre humain et \u00e0 la biodiversit\u00e9.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0Stewart Pickett est scientifique senior distingu\u00e9\u00a0 et phyto\u00e9cologiste au Cary Institute of Ecosystem Studies, \u00e0 Millbrook, New York. Son doctorat lui fut octroy\u00e9 en 1977 par l\u2019Universit\u00e9 de l\u2019Illinois. Il est directeur du Baltimore Ecosysteme Study Long Term Ecological research program depuis ses d\u00e9buts en 1997.\u00a0 Ses recherches se concentrent sur l\u2019\u00e9tude de la structure \u00e9cologique des milieux urbains et sur la dynamique temporelle de la v\u00e9g\u00e9tation. A travers ses recherches, il a \u00e9tudi\u00e9 de nombreux milieux dont les for\u00eats primaires de l\u2019ouest de la Pennsylvanie, les rizi\u00e8res postindustrielles du New Jersey et les for\u00eats riveraines\u00a0 et savanes du Kruger National Park en Afrique du Sud. Il a \u00e9crit et \u00e9dit\u00e9\u00a0 des livres sur les perturbations et\u00a0 la dynamique spatiale, sur les humains en tant que composante \u00e9cosyst\u00e9mique, de la conservation, des liens entre l\u2019\u00e9cologie\u00a0 et le design urbain, et la philosophie de l\u2019\u00e9cologie. Il fut pr\u00e9sident\u00a0 de la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00c9cologie de l\u2019Am\u00e9rique, et en tant que membre du comit\u00e9 de direction de l\u2019Institut Am\u00e9ricain des Sciences Biologiques. Il a aussi \u00e9t\u00e9 membre du comit\u00e9 de direction des Defenders of Wildlife,\u00a0 un organisme publique.<\/p>\n<h3 lang=\"en-CA\" align=\"JUSTIFY\">L\u2019int\u00e9gration des sciences sociales et naturelles dans le Baltimore Ecosystem Study<\/h3>\n<p>Charles Nilon, Department of Fisheries and Wildlife Sciences, University of Missouri, Columbia, MO USA<\/p>\n<p lang=\"en-CA\">\u00a0Le concept d\u2019un \u00e9cosyst\u00e8me urbain en tant que syst\u00e8me social et \u00e9cologique int\u00e9gr\u00e9 a\u00a0\u00e0\u00a0ses origines les sciences sociales et \u00e9cologiques, et a une histoire relativement longue en gestion de ressources naturelles urbaines. Le Baltimore Ecosystem Study, l\u2019un de deux projets de recherche \u00e9cologique \u00e0 long terme pris en charge par la Fondation nationale des sciences des \u00c9tats-Unis, a utilis\u00e9 le mod\u00e8le d\u2019\u00e9cosyst\u00e8me humain comme structure d\u2019organisation pour comprendre les tendances et les m\u00e9thodes impliqu\u00e9es dans les \u00e9cosyst\u00e8mes urbains. Je centrerai ma pr\u00e9sentation sur trois exemples d\u2019int\u00e9grations des sciences sociales et naturelles\u00a0: l\u2019utilisation de donn\u00e9es de recensement pour pr\u00e9dire l\u2019organisation de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me dans les villes, qui est, \u00e0 maint \u00e9gards, une application de la th\u00e9orie des sciences sociales aux \u00e9tudes de l\u2019\u00e9cologie; la recherche sur la relation entre les tendances socio-\u00e9conomiques, la prise de d\u00e9cisions et les mesures de la biodiversit\u00e9; et la recherche sur l\u2019in\u00e9galit\u00e9 sociale et ses rapports au tendances dans la biodiversit\u00e9 et au services \u00e9cologiques.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0Charles Nilon est professeur dans le d\u00e9partement des sciences de la p\u00eache et de la faune sauvage \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 du Missouri. Il re\u00e7ut son doctorat en 1986 du\u00a0<em>State University of New York College of Environmental Science and Forestry<\/em>. La recherche de Nilon prend en consid\u00e9ration les impacts de l\u2019urbanisation sur les habitats et les communaut\u00e9s de faunes sauvages. Avec ses \u00e9tudiants, il se concentre sur l\u2019\u00e9cologie de la nature avoisinante, c\u2019est-\u00e0-dire les r\u00e9gions situ\u00e9es dans un mile de l\u00e0 o\u00f9 les gens habitent et travaillent. Cette recherche inclut aussi des projets allant, en rapport \u00e0 l\u2019emplacement et en mesure de d\u00e9veloppement, des fragments de for\u00eats en Baltimore aux arri\u00e8re-cours de Columbia, MO, et aux friches industrielles dans la r\u00e9gion int\u00e9rieure de la ville de St. Louis. Il est co-chercheur dans le Baltimore Ecosystem Study (BEC). Ce projet \u00e0 Baltimore ainsi qu\u2019un similaire \u00e0 Phoenix sont les deux premiers milieux urbains \u00e0 \u00eatre inclus dans le programme Recherche \u00c9cologique \u00e0 long terme de la\u00a0<em>Fondation nationale des sciences des Etats-Unis.<\/em>\u00a0Il collabore avec Dr. Paige Warren (Universit\u00e9 de Massachusetts- Amherst) sur un projet de suivi d\u2019oiseaux faisant partie du projet BEC. La recherche de Nilon consid\u00e8re aussi le r\u00f4le de la nature qui fait partie de l\u2019environnement auquel l\u2019individu est expos\u00e9 quotidiennement, et aux questions de justice environnemental en rapport \u00e0 l\u2019accessibilit\u00e9 \u00e0 la nature. Il a r\u00e9cemment \u00e9t\u00e9 co-responsable du groupe de travail\u00a0<em>\u00c9cologie urbaine comparative: qu\u2019est-ce-qui rend la collection d\u2019organismes urbaines \u00ab\u00a0urbaines\u00a0\u00bb?<\/em>\u00a0 au Centre national pour l&rsquo;analyse et la synth\u00e8se de l&rsquo;\u00e9cologie<em>\u00a0(NEAS)<\/em>. Ce groupe de travail consid\u00e9rera comment les \u00e9tudes comparatives de villes peuvent \u00eatre utilis\u00e9es pour comprendre les tendances de flore et faune urbaines.<\/p>\n<h3 align=\"JUSTIFY\">Syst\u00e8me de gestion de m\u00e9tadonn\u00e9es pour la biodiversit\u00e9 : Biodiversit\u00e9 urbaine<\/h3>\n<p lang=\"en-CA\">\u00a0M\u00e9lanie-Louise Leblanc<sup>1<\/sup>, Danielle Dagenais<sup>2<\/sup>\u00a0St\u00e9phanie Pellerin<sup>3 \u00a0<\/sup>et\u00a0Guillaume Larocque*<sup>1<\/sup><\/p>\n<p>\u00a0* guillaume.larocque@mcgill.ca<\/p>\n<p><sup>1<\/sup>Centre de la Science de la Biodiversit\u00e9 du Qu\u00e9bec, McGill University, Stewart Biology Building Bureau W6 \/ 19, 1205, avenue du Docteur-Penfield, Montr\u00e9al, Qu\u00e9bec, Canada, H3A 1B1<\/p>\n<p><sup>2<\/sup>Chaire en paysage et environnement, \u00c9cole d\u2019architecture de paysage, Facult\u00e9 de l\u2019am\u00e9nagement, Universit\u00e9 de Montr\u00e9al, Montr\u00e9al, Qu\u00e9bec, Canada, H3C 3J7.<\/p>\n<p><sup>3\u00a0<\/sup>Institut de recherche en biologie v\u00e9g\u00e9tale, Universit\u00e9 de Montr\u00e9al et Jardin botanique de Montr\u00e9al, 4101 Sherbrooke Est, Montr\u00e9al, Qu\u00e9bec, Canada, H1X 2B2.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">R\u00e9sultant d&rsquo;une collaboration entre le\u00a0<strong>C<\/strong>entre de la\u00a0<strong>S<\/strong>cience de la\u00a0<strong>B<\/strong>iodiversit\u00e9 du\u00a0<strong>Q<\/strong>u\u00e9bec (<strong>CSBQ<\/strong>) et NatureServe Canada, le Syst\u00e8me de Gestion de M\u00e9tadonn\u00e9es a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 afin de d\u00e9velopper un cadre normalis\u00e9 pour entrer, rechercher et afficher rapidement des m\u00e9tadonn\u00e9es relatives aux \u00e9tudes de terrain au Qu\u00e9bec. \u00c0 l\u2019\u00e9t\u00e9 2012, nous avons sollicit\u00e9 la participation\u00a0des chercheurs-es du milieu acad\u00e9mique de m\u00eame que des professionnels provenant d\u2019ONG ainsi que du secteur priv\u00e9 ou municipal. Plusieurs donn\u00e9es ont aussi \u00e9t\u00e9 extraites de publications issues d\u2019\u00e9tudes de terrain non disponibles sur Internet. Actuellement, le syst\u00e8me compte 131 jeux de donn\u00e9es s\u2019\u00e9tendant\u00a0de 1930 jusqu\u2019\u00e0 ce jour.\u00a0Les milieux les plus inventori\u00e9s dans la r\u00e9gion de Montr\u00e9al sont les bois\u00e9s urbains, les milieux aquatiques et les zones am\u00e9nag\u00e9es tandis que les taxa les plus \u00e9tudi\u00e9s sont les plantes, les oiseaux et les mammif\u00e8res.\u00a0Ce syst\u00e8me a\u00a0une\u00a0<em>envergure sans pr\u00e9c\u00e9dent<\/em><em><strong>\u00a0<\/strong><\/em>\u00a0puisqu\u2019il permet de fournir un acc\u00e8s facile \u00e0 diff\u00e9rentes sources et diff\u00e9rents types de m\u00e9tadonn\u00e9es. \u00c0 long terme, ce syst\u00e8me pourra devenir une plaque tournante rassemblant toutes les informations relatives aux \u00e9tudes de terrain au Qu\u00e9bec.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0Assistante de recherche au Centre de la Science de la biodiversit\u00e9 du Qu\u00e9bec, associ\u00e9e au projet\u00a0Syst\u00e8me de gestion M\u00e9tadonn\u00e9es pour la Biodiversit\u00e9.<\/p>\n<h3>Les effets de l&rsquo;urbanisation\u00a0sur la composition et la diversit\u00e9 sp\u00e9cifique et fonctionnelle des arbres de l\u2019est nord-am\u00e9ricain<\/h3>\n<p>Charles A. Nock<sup>1<\/sup>, Alain Paquette<sup>1<\/sup>, Matt Follett<sup>1<\/sup>, David J. Nowak<sup>2<\/sup>\u00a0et Christian Messier<sup><em>1<\/em><\/sup><\/p>\n<p><sup>1<\/sup>Center for Forest Research, Universit\u00e9 du Qu\u00e9bec \u00e0 Montr\u00e9al, PO Box 8888, Centre-Ville Station, Montr\u00e9al, QC H3C 3P8, Canada (charles.nock@gmail.com)<\/p>\n<p><sup>2<\/sup>Northern Research Station, c\/o SUNY ESF, 5 Moon Library, Syracuse,\u00a0NY\u00a013210, USA<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">L&rsquo;urbanisation modifie la biodiversit\u00e9 des plantes \u00e0 travers diff\u00e9rents m\u00e9canismes comme la transformation de l&rsquo;habitat, l&rsquo;alt\u00e9ration de l&rsquo;environnement et l&rsquo;introduction d&rsquo;esp\u00e8ces. Malgr\u00e9 l&rsquo;importance de la diversit\u00e9 pour le fonctionnement des \u00e9cosyst\u00e8mes et la sant\u00e9 humaine, sa r\u00e9ponse \u00e0 l&rsquo;urbanisation est peu document\u00e9e. Nous avons mesur\u00e9 les changements en diversit\u00e9 et composition des for\u00eats le long d&rsquo;un gradient d&rsquo;urbanisation autours de sept grands centres urbains de l&rsquo;est de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord \u00e0 partir d&rsquo;inventaires forestiers et urbains. La diversit\u00e9 sp\u00e9cifique, de concert avec la diversit\u00e9 fonctionnelle, allait en d\u00e9croissant de la for\u00eat vers la ville. Par contre, les pools sp\u00e9cifiques et fonctionnels \u00e9taient similaires, sugg\u00e9rant que la diversit\u00e9 locale r\u00e9pond plut\u00f4t aux contraintes impos\u00e9es par les infrastructures sur la densit\u00e9 des arbres. L&rsquo;homog\u00e9n\u00e9isation de la composition en esp\u00e8ces avec l&rsquo;urbanisation \u00e9tait patente, et pourrait avoir des effets importants sur la biodiversit\u00e9 avec l&rsquo;expansion urbaine. Avec un pool d&rsquo;esp\u00e8ces aussi diversifi\u00e9, l&rsquo;accroissement des services \u00e9cosyst\u00e9miques rendus par les arbres en milieu urbain passera n\u00e9cessairement par l&rsquo;accroissement de leur pr\u00e9sence dans le tissu urbain.<\/p>\n<h3>Mesure de la connectivit\u00e9 de r\u00e9gions naturelles en ville comme indicateur de l\u2019Indice de la biodiversit\u00e9 urbaine en utilisant le \u00ab\u00a0effective mesh size\u00a0\u00bb (meff)<\/h3>\n<p>Adrienne Asgary<sup>1<\/sup>\u00a0et Jochen A.G. Jaeger<sup>1<\/sup><\/p>\n<p>Universit\u00e9 Concordia, d\u00e9partement de g\u00e9ographie, de planification et de l&rsquo;environnement, 1455 bvd de Maisonneuve O., Suite H1255, Montr\u00e9al, Qu\u00e9bec, H3G 1M8, Canada\u00a0(<a href=\"mailto:jochen.jaeger@concordia.ca\">jochen.jaeger@concordia.ca<\/a>)<\/p>\n<p>Les villes peuvent contribuer de mani\u00e8re importante aux efforts globaux de r\u00e9duire le taux de perte de biodiversit\u00e9. L\u2019Indice de biodiversit\u00e9 urbaine (IBU) a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 comme outil afin d\u2019\u00e9valuer l\u2019\u00e9tat de la biodiversit\u00e9 dans les villes et de donner une id\u00e9e quant \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration des efforts de conservation. Il a \u00e9t\u00e9 propos\u00e9 \u00e0 la 9<sup>\u00e8me<\/sup>\u00a0Rencontre de la conf\u00e9rence des partis (COP-9) \u00e0 la Convention sur la diversit\u00e9 biologique (CDB) par le ministre du d\u00e9veloppement nationale du Singapore, M. Mah Bow Tan, en mai 2008. Trois ateliers d\u2019experts ont \u00e9t\u00e9 organis\u00e9s par le Conseil des parcs nationaux du Singapore et le Secr\u00e9tariat de la CDB en collaboration avec le Partenariat globale sur les villes et la biodiversit\u00e9 en 2009, 2010 et 2011 afin de d\u00e9velopper l\u2019indice. L\u2019IBU contient vingt-trois indicateurs tels que la proportion des r\u00e9gions naturelles en ville. Nous pr\u00e9sentons l\u2019IBU en se centrant sur l\u2019indicateur 2, qui mesure la connectivit\u00e9 des r\u00e9gions naturelles en ville. La connectivit\u00e9 est \u00ab\u00a0le degr\u00e9 auquel le paysage facilite ou entrave le d\u00e9placement entre les fragments contenant des ressources\u00a0\u00bb et elle \u00ab\u00a0peut \u00eatre mesur\u00e9e par la probabilit\u00e9 de d\u00e9placement entre tous les points de ressources ou fragments dans un paysage\u00a0\u00bb. Cependant, la m\u00e9thode sugg\u00e9r\u00e9e auparavant pour cet indicateur de l\u2019IBU ne concordait pas. Nous proposons une am\u00e9lioration qui produit des r\u00e9sultats plus fiables sans compromettre l\u2019aspect pratique de l\u2019application de la mesure. La nouvelle version utilise la m\u00e9thode de l\u2019\u00a0\u00ab\u00a0effective mesh size\u00a0\u00bb, bas\u00e9e sur la probabilit\u00e9 que deux points choisis au hasard dans un paysage sont connect\u00e9s et pas s\u00e9par\u00e9s par des barri\u00e8res. Elle comprend la connectivit\u00e9 au sein des fragments ainsi que la connectivit\u00e9 entre les fragments. La m\u00e9thode a \u00e9t\u00e9 l\u00e9g\u00e8rement modifi\u00e9e afin que les calculs demeurent simples. Nous avons appliqu\u00e9 l\u2019ancienne et la nouvelle version de la mesure de connectivit\u00e9 \u00e0 Montr\u00e9al (en collaboration avec la Ville de Montr\u00e9al, Direction des grands parcs et du verdissement) et \u00e0 Lisbonne. Parmi de nombreuses autres villes, Montr\u00e9al et Lisbonne ont accept\u00e9 de tester l\u2019IBU. La m\u00e9thode am\u00e9lior\u00e9e a \u00e9t\u00e9 mise en \u0153uvre dans l\u2019IBU en collaboration avec le Conseil des parcs nationaux du Singapore et le Secr\u00e9tariat de la CDB. Elle donne une meilleure indication de l\u2019\u00e9tat de la connectivit\u00e9 des r\u00e9gions naturelles, ce qui peut avoir des implications quant aux efforts de conservations urbaines. L\u2019IBU est suppos\u00e9 \u00eatre appliqu\u00e9 par plusieurs villes du monde afin de faire un suivi de leurs efforts et r\u00e9alisations \u00e0 enrayer le taux de perte de biodiversit\u00e9.<\/p>\n<p lang=\"en-CA\" align=\"JUSTIFY\">Jochen A.G. Jaeger re\u00e7ut son doctorat en Sciences de l\u2019environnement de l\u2019Institut f\u00e9d\u00e9rale de technologie Suisse, (ETH) Zurich en Suisse. Pris en charge par l\u2019Acad\u00e9mie allemande des sciences naturelles Leopoldina, il se rendit au Canada en 2001, en tant que chercheur postdoctoral avec le laboratoire d\u2019\u00e9cologie de paysage du Dr. Lenore Fahrig \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Carleton, Ottawa. De 2003 \u00e0 2007, il fut de retour \u00e0 Zurich \u00e0 l\u2019ETH comme chercheur associ\u00e9, pris en charge par la Fondation de recherche allemande DFG, la Fondation de science national Suisse, l\u2019Autorit\u00e9 f\u00e9d\u00e9ral des routes Suisse, et le Bureau f\u00e9d\u00e9rale de l\u2019environnement Suisse. Ses deux derniers grands projets \u00e0 Zurich furent sur le degr\u00e9 de fragmentation des paysages, et le degr\u00e9 d\u2019expansion urbaine en Suisse comme indicateurs pour le Syst\u00e8me de suivi du d\u00e9veloppement durable suisse (MONET). Il joignit l&rsquo;universit\u00e9 Concordia en juillet 2007. En octobre 2010, il re\u00e7ut le\u00a0<em>Dean&rsquo;s 2009-2010 New Scholar Award\u00a0<\/em>pour r\u00e9alisation remarquable en tant que membre titulaire de la facult\u00e9. Son \u00e9quipe de recherche a re\u00e7u le Prix du projet IENE 2011 du\u00a0<em>Infra Eco Network Europe\u00a0<\/em>en septembre 2011, pour leur projet \u00ab\u00a0Fragmentation de paysage en Europe\u00a0\u00bb.\u00a0En plus de sa position au d\u00e9partement de g\u00e9ographie, de planification et de l&rsquo;environnement, il est membre affili\u00e9 du d\u00e9partement de biologie. Domaine de recherche\u00a0: Dr. Jaeger travaille dans les domaines de l&rsquo;\u00e9cologie de paysage, l&rsquo;\u00e9cologie routi\u00e8re, la quantification et le contr\u00f4le de la structure des paysages et le changement des paysages, la consommation des terrains \u00e0 travers l&rsquo;expansion urbaine, la mod\u00e9lisation d&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8mes, les indicateurs environnementaux, l&rsquo;\u00e9valuation des impacts, et les concepts novateurs de recherches trans-disciplinaires ax\u00e9es sur les probl\u00e8mes.<\/p>\n<h3><strong>Abondance et diversit\u00e9 des pollinisateurs des villes de Montr\u00e9al et Qu\u00e9bec<\/strong><\/h3>\n<p>Nathalie Roull\u00e9<sup>1<\/sup>, \u00c9tienne Normandin<sup>2<\/sup>, Danielle Dagenais<sup>3<\/sup>, Chris Buddle<sup>4<\/sup>\u00a0et Val\u00e9rie Fournier*<sup>2<\/sup>.<\/p>\n<p>*valerie.fournier.2@ulaval.ca<\/p>\n<p><sup>1<\/sup>D\u00e9partement des Sciences Biologiques, Universit\u00e9 du Qu\u00e9bec \u00e0 Montr\u00e9al (UQAM).<\/p>\n<p><sup>2<\/sup>D\u00e9partement de phytologie, Facult\u00e9 des sciences de l&rsquo;agriculture et de l&rsquo;alimentation, Pavillon de l&rsquo;Envirotron, 2480, boulevard Hochelaga, Local 1227, Universit\u00e9 Laval, Qu\u00e9bec.<\/p>\n<p><sup>3<\/sup>Chaire en paysage et environnement, \u00c9cole d\u2019architecture de paysage, Facult\u00e9 de l\u2019am\u00e9nagement, Universit\u00e9 de Montr\u00e9al, Montr\u00e9al, Qu\u00e9bec, Canada, H3C 3J7.<\/p>\n<p><sup>4<\/sup><a href=\"http:\/\/www.mcgill.ca\/nrs\/\">Department of Natural Resource Sciences\u00a0<\/a><a href=\"http:\/\/www.mcgill.ca\/macdonald\/\">McGill University, Macdonald Campus\u00a0<\/a>, 21,111 Lakeshore Road, Ste-Anne-de-Bellevue, Quebec, H9X 3V9 Canada<\/p>\n<p lang=\"en-CA\">\u00a0L\u2019urbanisation se traduit souvent par une fragmentation des habitats et une perte de biodiversit\u00e9 pouvant perturber certaines fonctions \u00e9cologiques telle la pollinisation. Au Qu\u00e9bec, aucune \u00e9tude d\u2019ampleur n\u2019a encore \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e dans leur but d\u2019\u00e9valuer la biodiversit\u00e9 et l\u2019abondance des pollinisateurs indig\u00e8nes en milieu urbain. D\u00e9but\u00e9es en 2012, les deux \u00e9tudes pr\u00e9sent\u00e9es ici visent \u00e0 faire l\u2019inventaire de la diversit\u00e9 des abeilles indig\u00e8nes et syrphes dans diff\u00e9rents habitats urbains. La premi\u00e8re \u00e9tude s\u2019est int\u00e9ress\u00e9e aux jardins communautaires, cimeti\u00e8res et parcs natures de Montr\u00e9al et Qu\u00e9bec. Des pi\u00e8ges bols furent install\u00e9s dans 25 sites de chacune de ces villes. \u00a0Deux variables ont \u00e9t\u00e9 choisies afin de caract\u00e9riser chacun des sites soit la superficie d\u2019espaces verts entourant chacun des sites de m\u00eame que les cartes d\u2019\u00eelots de chaleur. Les r\u00e9sultats permettront, en premier lieu, de d\u00e9crire les communaut\u00e9s de pollinisateurs dans le paysage urbain de deux grandes villes, ainsi que de d\u00e9finir davantage l\u2019effet de l\u2019urbanisation sur les pollinisateurs. La deuxi\u00e8me \u00e9tude s\u2019est int\u00e9ress\u00e9e aux toits verts de Montr\u00e9al afin d\u2019\u00e9valuer si ceux-ci servent de relais entre d\u2019autres espaces verts pour les pollinisateurs. Les pollinisateurs furent collect\u00e9s par des pi\u00e8ges bols install\u00e9s sur 6 toits. Parall\u00e8lement, les caract\u00e9ristiques comme la hauteur du toit par rapport au sol et la profondeur de substrat ont \u00e9t\u00e9 mesur\u00e9es tout comme le pourcentage de recouvrement et la composition sp\u00e9cifique de la v\u00e9g\u00e9tation en fleur au moment de la cueillette de donn\u00e9es. La mise en relation des donn\u00e9es entomologiques et des caract\u00e9ristiques des toits permettra d\u2019identifier les caract\u00e9ristiques qui favorisent la pr\u00e9sence de pollinisateurs sur les toits. Les donn\u00e9es des deux \u00e9tudes seront \u00e9ventuellement mises en relation.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0Nathalie Roull\u00e9 est en voie de terminer un doctorat en sciences biologiques \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 du Qu\u00e9bec \u00e0 Montr\u00e9al. Elle r\u00e9alise actuellement une \u00e9tude pr\u00e9liminaire sur les pollinisateurs pr\u00e9sents sur les toits verts, en collaboration avec Danielle Dagenais (Architecture de paysage, Chaire en paysage et environnement, Universit\u00e9 de Montr\u00e9al) et Val\u00e9rie Fournier (D\u00e9partement de\u00a0phytologie, Universit\u00e9 Laval). Nathalie a commenc\u00e9 ses \u00e9tudes de biologie \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Caen (France), puis elle a compl\u00e9t\u00e9 une licence, une ma\u00eetrise et un DEA \u00ab \u00c9cologie, \u00c9thologie et \u00c9volution \u00bb \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Rennes (France). Ses champs d&rsquo;int\u00e9r\u00eat comprennent l&rsquo;\u00e9cologie, l\u2019\u00e9cologie du paysage, la protection des plantes et l&rsquo;\u00e9volution des esp\u00e8ces.<\/p>\n<h3>L\u2019\u00e9rable de Norv\u00e8ge, plus productif et plus plastique que l\u2019\u00e9rable \u00e0 sucre; mauvaise nouvelle pour les milieux naturels \u00e0 Montr\u00e9al?<\/h3>\n<p lang=\"en-CA\">\u00a0Alain Paquette*1<sup>,<\/sup>, 2, Bastien Fontaine3, Frank Berninger4, Karine Dubois3, Martin J. Lechowicz2,5, Christian Messier1,2, Juan M. Posada6, Fernando Valladares7 et Jacques Brisson2,3<\/p>\n<p>* alain.paquette@gmail.com<\/p>\n<p>1 Universit\u00e9 du Qu\u00e9bec \u00e0 Montr\u00e9al, D\u00e9partement des sciences biologiques. Case postale 8888, Succursale Centre-ville, Montr\u00e9al, QC, H3C 3P8 Canada<\/p>\n<p>2 Center for Forest Research, P.O. Box 8888, Centre-ville Station, Montreal, QC H3C 3P8 Canada<\/p>\n<p>3 Universit\u00e9 de Montr\u00e9al, Institut de recherche en biologie v\u00e9g\u00e9tale (IRBV), 4101 rue Sherbrooke Est, Montreal, QC H1X 2B2 Canada<\/p>\n<p>4 University of Helsinki, Faculty of Agriculture and Forestry, Department of Forest Sciences, Helsinki, Finland<\/p>\n<p>5 McGill University, Department of Biology, Montreal, QC Canada H3A 1B1<\/p>\n<p>6 Universidad del Rosario, Facultad de Ciencias Naturales y Matem\u00e1ticas, Carrera 24 No. 63C-69, Bogot\u00e1, D.C. 111221 Colombia<\/p>\n<p>7 Museo Nacional de Ciencias Naturales CSIC, Madrid, Spain<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Les for\u00eats du Nord-Est de l\u2019Am\u00e9rique du Nord ont \u00e9t\u00e9 relativement \u00e9pargn\u00e9es par les invasions d\u2019esp\u00e8ces exotiques comparativement \u00e0 d\u2019autres \u00e9cosyst\u00e8mes comme les milieux humides. Le cas de l\u2019\u00e9rable de Norv\u00e8ge dans les bois\u00e9s urbains et p\u00e9riurbains constitue une exception notable. Originaire d\u2019Europe, elle est parmi les esp\u00e8ces les plus utilis\u00e9es comme arbre de rue en Am\u00e9rique du Nord, et s\u2019est rapidement naturalis\u00e9e. Au Mont Royal, le ph\u00e9nom\u00e8ne est particuli\u00e8rement inqui\u00e9tant; on estime que d\u00e8s la prochaine g\u00e9n\u00e9ration, il pourrait d\u00e9passer l\u2019\u00e9rable \u00e0 sucre en dominance dans la canop\u00e9e.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0Afin d&rsquo;identifier les traits qui pourraient conf\u00e9rer \u00e0 l&rsquo;\u00e9rable de Norv\u00e8ge un avantage sur l&rsquo;esp\u00e8ce indig\u00e8ne, nous avons fait cro\u00eetre les deux esp\u00e8ces sous des climats lumineux contrast\u00e9s, mimant soit un couvert forestier dense, soit une trou\u00e9e, \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;ombri\u00e8res dynamiques. Nous notons chez l&rsquo;\u00e9rable de Norv\u00e8ge une capacit\u00e9 photosynth\u00e9tique plus grande et une meilleure croissance que l&rsquo;\u00e9rable \u00e0 sucre sous le deux r\u00e9gimes lumineux. Les diff\u00e9rences en allocation de biomasse, diam\u00e8tre, hauteur et capacit\u00e9 photosynth\u00e9tique ont \u00e9t\u00e9 cependant plus importantes sous des conditions de trou\u00e9e, dans lesquelles l&rsquo;\u00e9rable de Norv\u00e8ge a poursuivi sa croissance jusque tard en automne. Sous les trou\u00e9es, l&rsquo;\u00e9rable \u00e0 sucre pr\u00e9sentait un ratio racine:partie a\u00e9rienne plus \u00e9lev\u00e9, potentiellement un avantage de survie pour cet esp\u00e8ce en conditions extr\u00eames d&rsquo;ombre, d&rsquo;herbivorie ou de stress hydrique. \u00c0 l&rsquo;oppos\u00e9e en conditions non stressantes, et particuli\u00e8rement suite \u00e0 une perturbation (ouverture), un ratio plus faible comme celui de l&rsquo;\u00e9rable de Norv\u00e8ge lui conf\u00e8rerait un avantage en croissance. La capacit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9rable de Norv\u00e8ge \u00e0 \u00e9tendre sa saison de croissance pourrait amplifier encore davantage sa capacit\u00e9 invasive suite aux changements climatiques anticip\u00e9s.<\/p>\n<p>\u00a0Alain Paquette est chercheur en \u00e9cologie foresti\u00e8re au Centre d&rsquo;\u00e9tude de la for\u00eat et \u00e0 la Chaire Hydro-Qu\u00e9bec &#8211; CRSNG sur la croissance de l&rsquo;arbre, \u00e0 l&rsquo;UQAM.\u00a0 Gradu\u00e9 en \u00e9cologie \u00e0 la maitrise et au doctorat, il a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s impliqu\u00e9 au postdoctorat en sylviculture intensive et zonage fonctionnel avec le projet TRIADE, et dans l&rsquo;\u00e9tude de l&rsquo;effet de la biodiversit\u00e9 sur la productivit\u00e9 des for\u00eats. Il s&rsquo;int\u00e9resse aux effets de la biodiversit\u00e9 sur les \u00e9cosyst\u00e8mes forestiers, notamment en plantation, et \u00e0 la place des arbres en milieu urbain et p\u00e9riurbain.\u00a0 En 2010, ses travaux sur la biodiversit\u00e9 foresti\u00e8re se sont class\u00e9s parmi les 10 d\u00e9couvertes de l&rsquo;ann\u00e9e selon le magazine Qu\u00e9bec Science.<\/p>\n<h3 align=\"JUSTIFY\">Le r\u00f4le des r\u00e9serves d\u2019hydrate de carbone dans la r\u00e9cup\u00e9ration des arbres urbains apr\u00e8s perturbations<\/h3>\n<p align=\"JUSTIFY\">Jorge Andres Ramirez<sup>1<\/sup>, Juan Posada<sup>2<\/sup>, Tanya Handa<sup>1<\/sup>\u00a0et Christian Messier<sup>1<\/sup><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><sup>1\u00a0<\/sup>D\u00e9partement des Sciences Biologiques, Universit\u00e9 du Qu\u00e9bec \u00e0 Montr\u00e9al (UQAM).<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><sup>2\u00a0<\/sup>Faculty of Natural Sciences and Mathematics, Rosario University-Colombia.<\/p>\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\">Les arbres urbains sont parmi les plus valables composantes des milieux urbains en raison du grand nombre de b\u00e9n\u00e9fices qu\u2019ils nous percurent. Toutefois, les arbres croissant en milieu urbain sont sujets \u00e0 de nombreux stress, tels les maladies, la s\u00e8cheresse, les coupes r\u00e9p\u00e9titive, des d\u00e9ficiences nutritionnelles, la compaction des sols, les tranch\u00e9es and le dommage m\u00e9canique qui peuvent subvenir de mani\u00e8re impr\u00e9visible, r\u00e9duisant par le fait m\u00eame leur taux de photosynth\u00e8se, leur croissance et leur survie. Dans les syst\u00e8mes forestiers naturels, les plantes r\u00e9agissent \u00e0 ces perturbations avec leurs r\u00e9serves d\u2019hydrates de carbone, principalement les hydrates de carbone non structuraux (CNS) qui peuvent se mobiliser pour am\u00e9liorer la r\u00e9cup\u00e9ration et la survie en p\u00e9riode de d\u00e9ficit de carbone. Cependant, il y a beaucoup d\u2019incertitudes sur la contribution des CNS dans la r\u00e9ponse \u00e0 des stress simples et multiples de mani\u00e8re simultan\u00e9e. Ici, nous pr\u00e9sentons deux \u00e9tudes en cours sur les arbres urbains de Montr\u00e9al afin d\u2019\u00e9tablir le r\u00f4le fonctionnel des CNS afin de surmonter les p\u00e9riodes de d\u00e9ficit n\u00e9gatif de carbone caus\u00e9 par des facteurs de stress (comme l\u2019\u00e9lagage) et la relation entre les CNS et la biom\u00e9canique des plantes. Dans notre premi\u00e8re \u00e9tude, 20 arbres adultes furent assujettis \u00e0 un \u00e9lagage pour le maintien de lignes d\u2019Hydro Qu\u00e9bec et les r\u00e9serves de CNS furent mesur\u00e9es. Dans la deuxi\u00e8me \u00e9tude, deux cents gaules furent soumis \u00e0 trois facteurs de stress ind\u00e9pendamment et simultan\u00e9s (d\u00e9foliation, \u00e9lagage des racines et l\u2019endommagement des branches) et les CNS en r\u00e9serve ont \u00e9t\u00e9 mesur\u00e9s. Nos r\u00e9sultats contribuent \u00e0 la mod\u00e9lisation et \u00e0 la pr\u00e9diction de la capacit\u00e9 des arbres urbains \u00e0 surmonter les stress d\u2019origines humaine et naturelle.<\/p>\n<p>Jorge Ramirez est Ing\u00e9nieur forestier avec une maitrise en foresterie et en conservation de l\u2019environnement. Il est pr\u00e9sentement un \u00e9tudiant au doctorat en biologie \u00e0 l\u2019UQAM.<\/p>\n<h3><strong>Effets indirects du d\u00e9veloppement urbain historique et actuel de la r\u00e9gion imm\u00e9diate sur les communaut\u00e9s foresti\u00e8res herbac\u00e9es du Mont St-Hilaire<\/strong><\/h3>\n<p>Robin Beaus\u00e9jour<sup>1<\/sup>, Tanya Handa<sup>2<\/sup>, Benjamin Gilbert<sup>3<\/sup>, Martin Lechowicz<sup>4<\/sup>\u00a0et Mark Vellend<sup>1<\/sup><\/p>\n<p><sup>\u0002<\/sup>\u00a0D\u00e9partement de Biologie, Universit\u00e9 de Sherbrooke.<\/p>\n<p><sup>2\u00a0<\/sup>D\u00e9partement des Sciences biologiques, Universit\u00e9 du Qu\u00e9bec \u00e0 Montr\u00e9al.<\/p>\n<p><sup>3\u00a0<\/sup>Department of Ecology &amp; Evolutionary Biology, University of Toronto.,\u00a0University of Toronto<\/p>\n<p><sup>4\u00a0<\/sup>Department of Biology, McGill University.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 le fait que la strate herbac\u00e9e joue un r\u00f4le primordial dans le maintien de la structure, des fonctions et de la biodiversit\u00e9 des for\u00eats, les menaces pesant sur cette derni\u00e8re demeurent sous-\u00e9tudi\u00e9es. Apr\u00e8s un intervalle de 9 ou 40 ans, nous avons r\u00e9-\u00e9chantillonn\u00e9 les communaut\u00e9s de sous-\u00e9tage de placettes permanentes du Mont St-Hilaire (MSH), une for\u00eat ancienne p\u00e9riurbaine d\u2019environ 43 km<sup>2<\/sup>\u00a0\u00e0 40 km de Montr\u00e9al.\u00a0 Nous \u00e9valuons l\u2019importance de deux moteurs potentiels des changements survenus lors de cette p\u00e9riode : l\u2019invasion des vers de terre exotiques et la densit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e de cerfs de Virginie. Le MSH \u00e9tant souvent consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019un des plus grands vestiges de for\u00eat primaire de la Vall\u00e9e du St-Laurent, le lien entre ces facteurs perturbateurs et le d\u00e9veloppement urbain ne para\u00eet pas \u00e9vident. Toutefois, depuis le 19e si\u00e8cle, les perturbations anthropiques survenues au MSH sont loin d\u2019\u00eatre marginales, culminant dans des d\u00e9veloppements r\u00e9sidentiels importants en bordure de la moiti\u00e9 de ses fronti\u00e8res. Ainsi, en facilitant la dispersion des lombrics (p\u00eache, agriculture, routes et sentiers) et en influen\u00e7ant la densit\u00e9 des cerfs (d\u00e9veloppements agricoles et r\u00e9sidentiels), l&rsquo;\u00e9talement urbain p\u00e9riph\u00e9rique pourrait avoir jou\u00e9 un r\u00f4le cl\u00e9 dans la d\u00e9gradation de la strate herbac\u00e9e du MSH. Agissant souvent en interaction, ces deux facteurs pourraient expliquer le d\u00e9clin des esp\u00e8ces sensibles au broutage du cerf observ\u00e9 au cours du dernier si\u00e8cle et de la derni\u00e8re d\u00e9cennie au MSH.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0Apr\u00e8s plusieurs ann\u00e9es de travail comme technicien en biologie, il a compl\u00e9t\u00e9 son baccalaur\u00e9at en biologie apprentissage par probl\u00e8mes \u00e0 l&rsquo;UQ\u00c0M. Robin Beaus\u00e9jour entame sa deuxi\u00e8me ann\u00e9e de ma\u00eetrise en \u00e9cologie des communaut\u00e9s v\u00e9g\u00e9tales sous la supervision de Tanya Handa (de l&rsquo;UQ\u00c0M) et de Mark Vellend (U. de Sherbrooke).<\/p>\n<h3><strong>Comprendre les patrons r\u00e9gionaux et locaux des communaut\u00e9s zooplanctoniques<\/strong><\/h3>\n<p align=\"JUSTIFY\">El-Amine Mimouni et Bernadette Pinel-Alloul<\/p>\n<p>Groupe de Recherche interuniversitaire en Limnologie et Environnement\u00a0Aquatique, D\u00e9partement de Sciences biologiques, Universit\u00e9 de Montr\u00e9al, C.P. 6128, Succ. Centre ville, Montr\u00e9al, Qu\u00e9bec, Canada, H3C 3J7. (el-amine.mimouni@umontreal.ca; bernadette.pinel-alloul@umontreal.ca)<\/p>\n<p>Les patrons de la biodiversit\u00e9 dans les milieux aquatiques urbains et les\u00a0processus qui les d\u00e9terminent sont peu connus et donc peu d\u00e9crits dans les textes scientifiques. Des meilleures connaissances de base sur la distribution des esp\u00e8ces\u00a0et leurs r\u00e9ponses aux stress environnementaux sontrequises. L\u2019objectif de l\u2019\u00e9tude \u00e9tait d\u2019identifier et d\u2019expliquer les sources de variation de la composition des communaut\u00e9s de zooplancton dans les milieux aquatiques urbains. Durant le mois de juillet 2010, le zooplancton\u00a0(Crustacea et Rotifera) fut \u00e9chantillonn\u00e9 dans 18 milieux \u00e0 aquatiques de types vari\u00e9s sur l\u00b9\u00eele de Montr\u00e9al. Nous avons d\u00e9crit la variation spatiale des patrons de\u00a0 biodiversit\u00e9 entre et \u00e0 l\u00b9int\u00e9rieur des milieux aquatiques (littoraux et p\u00e9lagiques) fond\u00e9e sur les changements de composition en esp\u00e8ces. Les influences relatives de la qualit\u00e9 de l\u2019eau, de l\u00b9utilisation du territoire et des interactions entre les r\u00e9seaux trophiques sur les communaut\u00e9sde cladoc\u00e8res furent \u00e9valu\u00e9es. La richesse totale des esp\u00e8ces \u00e9tait de 81 esp\u00e8ces (46 Rotifera, 26 Cladocera, 9 Copepoda) et la richesse en esp\u00e8ces locales \u00e9tait de 6 \u00e0 36 esp\u00e8ces d\u00e9pendant du milieu aquatique. D&rsquo;un milieu aquatique \u00e0 l&rsquo;autre, la biodiversit\u00e9 \u00e9tait tr\u00e8s variable avec la richesse sp\u00e9cifique totale pouvant atteindre jusqu\u2019\u00e0 2.5 fois la richesse sp\u00e9cifique moyenne de tous les \u00e9chantillons. La moyenne des \u00e9chantillons peut sous-estimer la richesse sp\u00e9cifique de l\u2019ordre de 18 esp\u00e8ces.\u00a0 Dans les communaut\u00e9 de crustac\u00e9s et de rotif\u00e8res, les esp\u00e8ces littorales contribuent de mani\u00e8re importante \u00e0 la biodiversit\u00e9. Un test d&rsquo;analyse de variance multivari\u00e9e (MANOVA) a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 qu\u00b9une interaction \u00e9tait pr\u00e9sente entre les sites et les zones d\u2019\u00e9chantillonnage, ce qui implique que, pour le milieu aquatique urbain, la relation entre les regions p\u00e9lagique et littorale est plus complexe qu&rsquo;on ne le croyait. La\u00a0d\u00e9composition de la variance a r\u00e9v\u00e9l\u00e9\u00a0 que la majeure partie de celle-ci\u00a0s&rsquo;explique par les diff\u00e9rences intersites, mais qu\u2019une partie importante est aussi attribuable aux diff\u00e9rences intrasites. Enfin, nous avons d\u00e9montr\u00e9 que les communaut\u00e9s\u00a0 zooplanctoniques sont influenc\u00e9es par des variables locales telles la quantit\u00e9 et la qualit\u00e9 de l&rsquo;eau ou la pr\u00e9sence de poissons et des variables \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle du paysage telles l\u00b9utilisation du territoire autour des milieux aquatiques ou la gestion de ces derniers. Par cons\u00e9quent, l\u2019emphase devrait \u00eatre mise sur la gestion des milieux aquatiques notamment la qualit\u00e9 de l\u2019eau et la vidange des \u00e9tangs afin de pr\u00e9server la biodiversit\u00e9.<\/p>\n<h3 lang=\"en-CA\">Diversit\u00e9 des Pt\u00e9ridophytes dans les bois\u00e9s urbains de l\u2019Archipel de Montr\u00e9al<\/h3>\n<p>Alexandre Bergeron et St\u00e9phanie Pellerin<\/p>\n<p>Institut de recherche en biologie v\u00e9g\u00e9tale, Universit\u00e9 de Montr\u00e9al et Jardin botanique de Montr\u00e9al, 4101 Sherbrooke Est, Montr\u00e9al, Qu\u00e9bec, Canada, H1X 2B2. (alexandre.bergeron.1@umontreal.ca)<\/p>\n<p>Le maintien de la biodiversit\u00e9 dans les for\u00eats urbaines est un d\u00e9fi en\u00a0raison de l\u2019accroissement de la demande pour les activit\u00e9s r\u00e9cr\u00e9atives. Afin de mieux conserver la diversit\u00e9 des plantes et animaux indig\u00e8nes dans ces \u00e9cosyst\u00e8mes, il est donc essentiel de comprendre les facteurs\u00a0environnementaux qui peuvent mener \u00e0 des modifications dans la composition de cette diversit\u00e9. L\u2019objectif de cette \u00e9tude est de d\u00e9terminer les relations entre la richesse en pt\u00e9ridophytes dans les for\u00eats urbaines et des d\u00e9terminants \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du paysage tels que la grandeur des lots forestiers, leur isolation, les perturbations \u00e0 proximit\u00e9 de ces lots et la pr\u00e9sence d\u2019ilot de chaleur. Les pt\u00e9ridophytes furent \u00e9chantillonn\u00e9s dans 82 lots forestiers dans la r\u00e9gion de Montr\u00e9al (Qu\u00e9bec, Canada). Les variables \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du paysage furent identifi\u00e9es par l\u2019entremise\u00a0 d\u00b9images satellite, de cartes d\u2019utilisation du territoire et d\u2019enqu\u00eates de terrain. Une analyse en coordonn\u00e9es principales de matrices de voisinage (Principal Coordinates of Neighbour Matrices), des mod\u00e8les de r\u00e9gression et des techniques\u00a0multivari\u00e9es furent utilis\u00e9s pour analyser les donn\u00e9es. Au total, 38 esp\u00e8ces de pt\u00e9ridophytes furent identifi\u00e9es dans les 82 lots forestiers\u00a0\u00e9chantillonn\u00e9s. Le mod\u00e8le esp\u00e8ces-surface \u00e9tait le plus appropri\u00e9 avec 60% de la variation en richesse d\u2019esp\u00e8ces de pt\u00e9ridophytes expliqu\u00e9 par la grandeur de la surface des lots. Le mod\u00e8le de r\u00e9gression utilis\u00e9 sur certaines variables d\u2019utilisation du territoire (proportion des milieux\u00a0aquatiques, milieux r\u00e9sidentiels et les ilots de chaleur \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019une<br \/>\nzone tampon autour des lots) a expliqu\u00e9 28% de la variation de la richesse en pt\u00e9ridophytes. Enfin, selon l\u2019analyse de la variance, la majorit\u00e9 de la variation de la richesse en pt\u00e9ridophytes \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des lots \u00e9tait li\u00e9e \u00e0 la grandeur des lots (38.5% par rapport \u00e0 6.8% pour les utilisations du territoire) et 21.3% de la variance \u00e9tait partag\u00e9e entre les deux ensembles de variables.<\/p>\n<p>Alexandre Bergeron est biologiste. Il est pr\u00e9sentement \u00e9tudiant au doctorat \u00e0 l\u00b9Institut de recherche en biologie v\u00e9g\u00e9tale sous la supervision de St\u00e9phanie Pellerin (IRBV) et de Claude Lavoie (U. Laval). Son doctorat porte sur la biog\u00e9ographie des bois\u00e9s urbains avec une approche fonctionnelle et phylog\u00e9nique.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comprendre l\u2019\u00e9cologie urbaine de Baltimore: Port\u00e9e,\u00a0 r\u00e9sultats et \u00e9volution du Long-Term Ecological Research Project Steward T.A. 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