Vitrine sur la recherche au CSBQ


Observatoire des écosystèmes du QuébecVers un système de suivi automatisé, ouvert et transparent
Les connaissances écologiques actuelles sur les écosystèmes sont bien minces, particulièrement dans les écosystèmes nordiques, et ce manque de connaissances limite l’anticipation des conséquences des changements globaux. C’est pour remédier à ce problème criant que l’Observatoire des écosystèmes du Québec est mis sur pied. Concrètement, cet observatoire va permettre de valoriser les données écologiques déjà disponibles, en s'appuyant sur des initiatives déjà existantes telles que Canadensys, et d’harmoniser la collecte de celles à venir. L’Observatoire compte mettre en place une structure informatique ouverte composée d’une suite d’outils intégrés permettant la synthèse et la communication de l’état de nos écosystèmes québécois. Cette suite permettra, par exemple, une compilation des données en temps réel pour la production automatisée d’un atlas de la biodiversité du Québec ou encore l’automatisation des avant-projets d’évaluation d’impacts environnementaux. L’Observatoire a également comme mandat de contribuer à la formation et aux développements de nouvelles expertises en science de la biodiversité. L’Observatoire des écosystèmes du Québec fédère actuellement des acteurs de divers milieux (académique, gouvernemental, industriel, non gouvernemental) et peut compter sur l’implication de 4 regroupements stratégiques du FRQNT (CSBQ, CEN, Québec-Océan, GRIL) pour atteindre ses objectifs.
Source de financement: CRSNG, CSBQDominique Gravel, Timothée Poisot, Steve Vissault
Ajouté par: Audrey Bourret 2018-06-04
L'ambitieux programme Demain la forêt lancé à Québec !
Présenté par la Fondation Cowboys Fringants, le nouveau programme de plantations Demain la forêt, qui sera déployé à la grandeur du Québec, a été officiellement lancé en avril en présence de ses trois partenaires de longue date, le Jour de la Terre, la Fondation David Suzuki et La Tribu. Ce programme d'envergure aura pour principaux objectifs de planter des forêts résilientes, d'éduquer et de mobiliser le grand public, de soutenir la recherche et repérer les pratiques innovantes en terme de reboisement, de concerter les efforts de l'ensemble des acteurs et de faire rayonner ces actions par les arts.

présentés en photo: Mme Suzanne Verreault, élue responsable de l'environnement, Ville de Québec M. Jérôme Dupras, Professeur UQO, Président de la Fondation Cowboys Fringants M. Karel Mayrand, directeur, Fondation David Suzuki M. Michel St-Germain, Viridis Environnement Mme Marie-Annick Lépine, membre des Cowboys Fringants M. Jean-François Pauzé, membre des Cowboys Fringants M. Martin Bureau, Artiste peintre M. Karl Tremblay, membre des Cowboys Fringants Mme Sophie Lavallée, Professeure Université Laval Mme Julie Lafortune, directrice exécutive, Jour de la Terre M. Renaud Lapierre, Viridis Environnement M. Régis Labaume, Maire, Ville de Québec
Ajouté par: Elizabeth 2018-05-17
le 2e colloque en R du CSBQ
Le 10 et 11 mai dernier s’est déroulé à la Station Biologique des Laurentides le 2e colloque en R du CSBQ. Ces deux journées ont été l’occasion pour les 33 étudiants inscrits de partager leurs connaissances en analyses de la biodiversité en R, à travers 5 ateliers diverses. Ce colloque a été un succès et nous avons déjà hâte d’organiser celui de l’année prochaine ! Tout le matériel des ateliers est disponible sur la page wiki du colloque.
Ajouté par: Elizabeth 2018-05-17
Effets indirects de la régulation de la chasse sur le comportement des femelles ours brunsAttention médiation incroyable à travers le monde
Un nouvel article du laboratoire de Fanie Pelletier, paru à la fin mars dans Nature Communication, a eu une attention médiatique incroyable. À peine une semaine après sa sortie, il présente un Altmetric Attention Score de plus de 1250 points, touchant du même coup le top 5% des scores obtenus à ce jour et le 99e percentile pour les articles du même âge. Ces travaux ont eu une couverture dans plus de 150 médias à travers le monde à ce jour, et ce nombre continue d’augmenter. L’article, Hunting regulation favors slow life histories in a large carnivore, porte sur les travaux de recherche de l’étudiante au doctorat Joanie Van de Walle, et montre les effets indirects de la chasse sur la sélection et les processus démographiques. Les travaux portent sur une population d’ours brun en suède, où la régulation interdit de chasser les femelles accompagnées de jeunes. Les femelles peuvent garder leurs jeunes 1.5 ou 2.5 ans, favorisant du même coup la survie des femelles qui gardent leurs jeunes plus longtemps, et de leurs petits. La perte d’opportunité de reproduction pour les femelles gardant leurs jeunes plus longtemps serait compensée par leur gain en survie, particulièrement lorsque les pressions de chasse sont importantes.
Source de financement: FRQNT, CRSNG, Swedish Environmental Protection Agency, Norwegian Directorate for Nature Management, Austrian Science Fund, Swedish Association for Hunting and Wildlife Management.Fanie Pelletier, Joanie Van de Walle
Ajouté par: Audrey Bourret 2018-04-04
Une longue tradition en recherche au Jardin Botanique de Montréal
Dans le cadre de l'ouverture de la nouvelle salle multifonction de l'Institut de Recherche en Biologie Végétale (IRBV), le professeur Luc Brouillet a présenté la longue histoire de cette collaboration entre la ville de Montréal et l'Université de Montréal. En effet, dès 1920, le frère Marie-Victorin créa l'Institut Botanique de l’Université de Montréal, rebaptisé IRBV lors de son déménagement au Jardin Botanique de Montréal en 1939. Cet institut regroupe aujourd'hui plus de 200 chercheurs, étudiants et personnel de soutien, dont 11 chercheurs membres du CSBQ. Il abrite aussi depuis 2011, le Centre sur la Biodiversité, qui abrite les principales collections biologiques (plantes, insectes, champignons) au Québec, en plus de développer de la recherche innovante et de sensibiliser le public à la préservation de la biodiversité.
Ajouté par: Sébastien Renaut 2018-03-07
Notre maison brûle et nous regardons ailleurs.Les médias toujours aveugles face à la crise de biodiversité ?
Pourtant capitale au bon fonctionnement des écosystèmes et à notre bien-être, la biodiversité (des plantes et des animaux) diminue à un rythme sans précédent. Toutefois, le grand public est assez peu sensibilisé à cet enjeu environnemental majeur. Nous avons voulu mesurer l’écart dans le traitement médiatique entre la perte de biodiversité et un autre enjeu environnemental majeur que sont les changements climatiques. Ce travail, mené conjointement entre l’Université du Québec à Rimouski, l’Université Laval et l’Université de Sherbrooke est publié dans Frontiers in Ecology and Evolution. La présence de ces enjeux dans les médias a été comparée en utilisant les données de journaux anglophones populaires publiés entre 1991 et 2016. Nos analyses démontrent très clairement que la couverture médiatique des changements climatiques est jusqu’à huit fois supérieure à celle de la biodiversité, et ce, malgré une faible différence dans le nombre d’études scientifiques réalisées et le financement dont ont bénéficié ces deux domaines de recherche. Notre étude propose différentes pistes de réflexion afin que les travaux scientifiques liés à la perte de biodiversité soient davantage relayés par les médias. Une plus grande prise de conscience de cette problématique aiderait à la mise en place de nouvelles politiques permettant de relever les défis posés par l’érosion de la biodiversité.
Ajouté par: Guillaume 2018-02-05
Aménagements fleuris en pomiculture Augmenter la biodiversité et la survie hivernale des bourdons pour assurer de meilleurs rendements
Parmi les causes potentielles du déclin actuel des pollinisateurs indigènes observés à travers le monde, on retrouve l’utilisation de pesticides, la perte de diversité florale et la simplification du paysage. En pomiculture, les arbres fleurissent hâtivement au printemps, trop tôt pour plusieurs espèces de pollinisateurs indigènes, et les vergers représentent souvent un paysage floral peu diversifié, deux caractéristiques qui limitent leur attrait auprès des pollinisateurs. Actuellement, la pollinisation se fait majoritairement par l’utilisation de l’abeille à miel (Apis mellifera). Mais ce travail pourrait être effectué par des pollinisateurs indigènes tels que les bourdons Bombus spp., plus efficace que l’abeille à miel, et déjà au travail tôt au printemps, mais qui tendent à être peu nombreux dans les vergers en raison de la faible diversité florale. Ce projet de trois ans, en collaboration avec des pomiculteurs de la Montérégie et de l’Estrie, a été mis en place au printemps dernier par Amélie Gervais, une étudiante au doctorat sous la direction de Valérie Fournier et Marc Bélisle. Cette étude permettra de quantifier les impacts des aménagements fleuris – tels que des haies brise-vent, des bandes riveraines et des bandes fleuries – sur la diversité de bourdons indigènes et leur survie hivernale. À terme, ce projet permettra d’évaluer les impacts biologiques et économiques des aménagements fleuris en pomiculture.
Source de financement: MAPAQValérie Fournier, Amélie Gervais
Ajouté par: Audrey Bourret 2018-01-16
Perspectives souterraines et spatio-temporelles de l’évolution de la distribution des érablières au Québec
Le sol est un système complexe comprenant une multitude d’interactions souterraines entre les différents éléments vivants et non-vivants. Parmi ces interactions, certaines plantes et champignons ont développé une relation étroite, pouvant être bénéfique aux deux partenaires. Ce projet vise donc dans un premier temps à mieux comprendre les interactions entre les plantes et leurs partenaires fongiques au sein des érablières présentes au sud du Québec. Par la suite, une expérience sur le terrain permettra de mettre en lumière l’effet des associations plantes-champignons sur la décomposition de la matière organique. Finalement, dans un contexte de changement climatique, nous tenterons de déterminer dans quelle mesure la migration attendue des arbres tel que l'érable, de la forêt tempérée vers la forêt boréale sera impactée par les microbes présents dans les sols boréaux. Dans son ensemble, ce projet vise donc à améliorer notre compréhension du rôle des phénomènes souterrains dans le fonctionnement des écosystèmes.
Source de financement: CRSNG, CSBQ, FRQNTEtienne Laliberté, Mark Vellend, Alexis Carteron
Ajouté par: Sébastien Renaut 2017-09-29
Le rôle de la conservation en milieu privé sur le maintien des écosystèmes et de la biodiversité
La création d’un espace protégé par des mesures gouvernementales comme les parcs provinciaux et nationaux permet de conserver les écosystèmes ainsi que leur biodiversité. Cependant, très peu d’études ont évalué le rôle de la conservation en milieu privé sur le maintien des écosystèmes et de la biodiversité. Au cours des dernières années, le Réseau de Milieux Naturels Protégés (www.RMNnat.org) a développé une base de données unique, mais encore peu exploitée, géolocalisant la plupart des milieux protégés en terres privés au Québec. Le réseau Canadensys possède quant à lui une vaste base de données ouverte d'occurrence des espèces et enfin le Centre de Données sur le Patrimoine Naturel du Québec (CDPNQ) possède des données relatives aux espèces menacées, vulnérables ou susceptibles d’être ainsi désignées. Ainsi, en couplant les données sur la flore du Québec de Canadensys et du CDPNQ aux données provenant du RMN, nous souhaitons tester l’effet de la conservation en terre privées sur plusieurs composantes de la biodiversité (p. ex., biodiversité alpha et beta) grâce à des analyses spatiales et statistiques.
Source de financement: CSBQ, Réseau de milieux naturels protégés (RMN), CanadensysAnne Bruneau, Claude Lavoie, Stéphanie Pellerin, Carole Sinou
Ajouté par: Sébastien Renaut 2017-09-26
Suivi de la biodiversité par les communautés du grand NordGrâce à une plate-forme adaptée en ligne
Les communautés nordiques font face à de nombreux défis en lien avec les changements climatiques. Les espèces animales, leurs abondances et leurs moments d'arrivées et de départ changent rapidement. Ce projet de biodiversité nordique vise à documenter les effets des changements climatiques sur les communautés d'animaux et de plantes de la toundra en invitant les citoyens du Nord à enregistrer les observations d'espèces sur une plate-forme en ligne adaptée et flexible. http://northernbiodiversity.ca
Source de financement: CSBQ, CENFrançois Vézina, Pierre Legagneux
Ajouté par: Guillaume 2017-07-19
Les tamias rayés de la région des Monts SuttonUn suivi à long terme pour mieux comprendre les facteurs influençant le maintien de la diversité phénotypique
Situé en plein cœur de l’Estrie, le site d’étude des tamias rayés (Tamias striatus) s’anime chaque printemps depuis plus d’une dizaine d’années: une équipe s’y active pour la collecte de données essentielles pour mieux comprendre l’importance des facteurs génétiques et environnementaux dans le maintien de la variabilité phénotypique. Un marquage individuel des tamias grâce à des étiquettes d’oreille permet de les suivre dans le temps, et de récolter des mesures répétées au niveau morphologique, physiologique, et de leurs comportements. Des analyses génétiques permettent aussi d’évaluer leur succès reproducteur et d’établir leur pédigrée et ainsi d’ajouter une composante génétique à la diversité phénotypique observée. Finalement, les tamias étant susceptibles à la fluctuation des ressources dans leur environnement, la variation annuelle dans la disponibilité de la nourriture, influencée par la dynamique des arbres à paissons, est également quantifiée. Tout un effort d’échantillonnage qui est récompensé par la qualité des recherches qui en découle.
Source de financement: CRSNG, FRQNTPatrick Bergeron, Dany Garant, Fanie Pelletier, Denis Réale
Ajouté par: Audrey Bourret 2017-06-20
Analyse de la connectivité nécessaire à la survie de la Rainette faux-grillon.
Ce projet d’un ans a pour objectif d’améliorer la compréhension des menaces identifiées dans les documents du rétablissement de la Rainette faux-grillon de l’Ouest notamment en ce qui concerne l’étalement urbain et l’intensification des pratiques agricoles en relation avec la nécessité de maintenir une connectivité entre les métapopulations de cette espèce en Montérégie. Cette compréhension s’appuie sur une analyse de la connectivité intrasite et entre les métapopulations de manière à pouvoir identifier des secteurs d’importance pour le maintien de cette connectivité.
Source de financement: Environment and Climate Change Canada (ECCC).Andrew Gonzalez
2017-05-17
L'adaptation des légumineuses tropicales du genre Erythrina aux pollinisateurs
Chez les angiospermes, les fleurs exhibent une diversité phénotypique incroyable. Ainsi, leurs formes varient énormément d'une espèce à l'autre et reflètent souvent la diversité des pollinisateurs; les plantes s'adaptant afin de maximiser le transfert de pollen. Nous étudions le genre tropical Erythrina, appartenant à la famille des légumineuses, comme modèle afin de mieux comprendre l’évolution de la forme florale en réponse aux pressions de sélection des pollinisateurs. Ce genre compte 131 espèces pollinisées principalement par les oiseaux (colibris et passereaux) et les abeilles. La pollinisation par les abeilles et les passereaux, considérée comme l’état ancestral est associé à des fleurs ouvertes, tandis que la pollinisation par les colibris a probablement évolué plus récemment. Dans ce projet, nous avons caractérisé la forme des fleurs à l’aide d’analyses géomorphométriques de spécimens d'herbier, et leur évolution a été inférée grâce à une phylogénie moléculaire. Les résultats démontrent que la pollinisation par les colibris est apparue de manière indépendante plusieurs fois au cours de l’évolution, et est accompagnée d’une série d’adaptations similaires, telles les fleurs tubulaires. Ceci suggère que les colibris exercent une forte pression de sélection et que le phénotype tend à converger vers une forme florale bien précise.
Source de financement: CRSNG, Fondation Mutua Madrileña (Madrid, Espagne)Anne Bruneau, Simon Joly, Gonzalo Bilbao Gómez-Martino
Ajouté par: Sébastien Renaut 2017-03-27
Sources animales de nourriture des peuples autochtones en Amérique du NordUne ressource web complète et gratuite
Cette publication web vise a décrire et référencer les écrits documentant les sources animales de nourriture des peuples autochtones d'Amérique du Nord. On peut y retrouver de l'information sur les endroits où ces sources de nourriture ont été ou sont consommées selon les cultures locales. Ce portail s'intéresse au Canada, à l'Alaska, au Groenland et au nord des États-Unis, mais plusieurs des espèces animales décrites sont également présentes dans les territoire nordiques d'Europe et d'Asie. En somme, des données pour 527 espèces animales sont présentées, puisant dans 490 sources ethnographiques, 91 sources qui rapportent de l'information nutritionnelles, et 357 sources contenant des informations biologiques de base.
Source de financement: CINE, Grid ArendalMurray Humphries
Ajouté par: Guillaume Larocque
Les réponses de la biodiversité à la gestion des réservoirs hydroélectiquePrésenté sur le canal savoir
Les modifications hydrologiques des lacs et des rivières sont une forme de changement environnementale envahissante dans le Québec et à travers le monde. Bien qu’il y a clairement des avantages sociaux pour réglementer les écosystèmes aquatiques (ex : contrôle des inondations, hydroélectricité), les impacts écologiques restent moins clairs et représentent des enjeux que les communautés locales du Québec luttent contre. En particulier, le rabattement du niveau d’eau en hiver est une pratique courante dans les réservoirs tempérés du Nord, mais les recherches écologiques de ce sujet sont limitées. En partenariat avec le CSBQ et des groupes communautaires locaux, nous avons réalisé une synthèse de la littérature ainsi qu’une enquête de terrain des réservoirs. Nos études ont démontré que plusieurs populations de poissons juvéniles et adultes font apparaître une abondance soudaine suite à la création d'un réservoir, mais les communautés de poissons dans l’ensemble paraissent de ne pas être affectées par le niveau du rabattement du niveau d'eau. Par contraste, les abondances élevées de macro-invertébrés ont tendance à se produire seulement chez les sites littoraux s’ils ne sont pas exposés par le rabattement, ce qui suggère que les ressources benthoniques pour les poissons pourraient être limitées. Maintenant nous évaluons si la croissance et l’alimentation des poissons sont altérées par le rabattement des niveaux d'eau. Consultez le vidéo fait par la FRQNT et Canal Savoir qui couvre nous découvertes préliminaires.Voir le vidéo ici.
Le projet LEAPUne installation de pointe pour des recherches sur les écosystèmes d'eau douce
Le projet LEAP consiste en une installation de pointe pour effectuer des expériences sur des écosysèmes aquatiques. Le site situé à la Réserve Naturelle Gault au Mont Saint-Hilaire inclut un laboratoire et 96 bassins d'eau douce. Plusieurs éléments clés de ces mésocosmes en bassins peuvent être manipulés. Les chercheurs vont combiner des méthodes en écologie expérimentale des communautés et en évolution, sous des conditions contrôlées, pour mesurer la réponse de ces écosystèmes aquatiques à des facteurs de stress environnementaux multiples. Les questions liées à la résilience évolutive des écosystèmes d'eau douce sont d'une importance primordiale au Québec puisque 10 p.c. de la surface du Québec est couverte d'eau douce (environ un demi-million de lacs). De par la recherche de pointe en écologie appliquée et en évolution qu'il va permettre, le projet LEAP renforcera les engagements du Québec et du Canada en matière de gestion environnementale dans une période de changements globaux accélérés.
Source de financement: Canada Foundation for Innovation, Liber Ero Chair in Conservation Biology, NSERC and McGill University.Andrew Gonzalez
Infrastructures vertes et bleues en milieu urbain
Les changements globaux (CG) menacent de plus en plus les infrastructures vertes de nos villes, particulièrement les arbres et la végétation associée. En effet, ceux-ci sont de plus en plus touchés par l’augmentation des stress environnementaux et des insectes et maladies exotiques. Or, ces arbres fournissent directement et indirectement, par le fonctionnement de l’écosystème terrestre urbain qui en découle, de nombreux services écosystémiques indispensables à notre bien-être. Ces services risquent d’être considérablement réduits face aux menaces grandissantes causées par les CG. L’hypothèse sous-jacente à ce projet est que la résistance et résilience des écosystèmes urbains et périurbains, et conséquemment les services écosystémiques que ceux-ci fournissent, peuvent être augmentés en favorisant une plus grande diversité structurale des écosystèmes, une plus grande diversité fonctionnelle des arbres et de la végétation associée et une connectivité plus importante des espaces verts afin de répondre aux CG et globaux prédits pour le Sud du Québec au cours des prochaines années. Nous travaillons sur les territoires de Montréal, Ottawa/Gatineau et Québec afin de planifier les corridors de biodiversité, mesurer les flux de services écosystémiques et réaliser leur évaluation économique.
Source de financement: Commission de la capitale nationale, la Fondation David Suzuki, Ouranos et le Centre sur la science de la biodiversité du QuébecDanielle Dagenais, Andrew Gonzalez, Jochen Jaeger, Martin Lechowicz
Conflits sur la biodiversitéComment les éleveurs du sud du Mexique perçoivent-ils la prédation sur leur bétail et l’outil de conservation mis en place pour y remédier ?
Les grands prédateurs sont à l’origine de nombreux conflits entre humains à propos de leur conservation. Parmi les outils créés pour réduire les impacts des prédateurs sur le bétail, on trouve des programmes de compensation destinés à éviter que les éleveurs éliminent les prédateurs en représailles. Les évaluations de ces programmes sont souvent controversées, entre autres parce qu’elles s’intéressent soit aux bénéfices écologiques, soit au rapport coûts-bénéfices, mais très rarement au point de vue des producteurs. Pourtant, la conservation des grands prédateurs passe ultimement par la collaboration des éleveurs. Nous nous intéressons à la perception des éleveurs quant aux effets de la prédation du bétail par les grands prédateurs, dans une région du Mexique qui abrite la plus grande population de jaguar. Nous cherchons de plus à comprendre les facteurs sociaux qui influencent la perception d’un programme de compensation mis en place il y a quelques années, de façon à pouvoir l’améliorer afin qu’il réponde à la fois aux besoins de conservation du jaguar et aux problèmes des éleveurs face à la perte de bétail.
La détermination du sexe chez les moules d’eau douce
Contrairement à tous les autres animaux, qui ont un mode de transmission strictement maternel de l'ADN mitochondrial, plusieurs espèces de bivalves ont un mode de transmission fondamentalement différent et connu sous le nom de Doubly Uniparental Inheritance (DUI). Ce système atypique est caractérisé par la présence de deux génomes mitochondriaux distincts: un génome M transmis par les mâles et présent dans les spermatozoïdes, et un génome F transmis par les femelles, présent dans tous les tissus chez les femelles, et dans les tissus somatiques chez les mâles. Chez les moules d’eau douce, il existe des espèces proches parentes gonochoriques (à sexes séparés) qui possèdent le système DUI, et des espèces hermaphrodites qui ont perdu les mitochondries « mâles ». Notre projet consiste à étudier le lien qui existe entre le système DUI et son rôle potentiel dans la détermination du sexe.
Source de financement: CRSNGSophie Breton, Charlotte Capt
Ajouté par: Sébastien Renaut
Formation sur les plantes envahissantes
Activités de formation continue sur les envahisseurs végétaux reconnue par l’Université Laval (unités d’éducation continue) et destinée aux gestionnaires de l’environnement et aux employés de firmes de consultants. Ces formations permettent aux participants de prendre connaissance de l’invasion de plantes et des avancées techniques les plus récentes qui permettent de mettre un frein à une invasion.
Source de financement: CSBQ, IRBVClaude Lavoie, Jacques Brisson, Stéphanie Pellerin
À quoi jouent les institutions?Résoudre les problématiques de la gouvernance multi-échelle des systèmes socio-écologiques
Pour ce projet, résultant d’une subvention de démarrage du CSBQ, un groupe de membres étudiants (labos de Gordon Hickey, Murray Humphries et Ismael Vaccaro) ont développé un cadre théorique afin de mieux comprendre les problématiques de gestion des systèmes socio-écologiques entre les institutions formelles et informelles. Le cadre a été appliqué à quatre études de cas à travers le monde. Il nous permet de mieux comprendre les interactions complexes entre ces institutions et offre aux gestionnaires et décideurs un outil afin promouvoir une gestion durable des ressources. L’article sera bientôt soumis au journal Ecology and Society. Auteur(e)s : H. M. Tuihedur Rahman, Arlette Saint Ville, Andrew M. Song, June Y. T. Po, Elsa Berthet, Jeremy Brammer, Nicolas D. Brunet, Lingaraj Jayaprakash, Kristen Lowitt, Archi Rastogi, Graeme Reed, Gordon M. Hickey.
Source de financement: CSBQGordon Hickey, Murray Humphries, Ismael Vaccaro
Chauve-souris aux abris!Aidez à sauver les chauves-souris!
De nouvelles initiatives sont mis en place pour permettre à la recherche canadienne de répondre à la menace du syndrome du museau blanc qui décime les populations de chauves-souris au Canada, aux Etats-Unis et en Europe. Le problème est tel que 90 à 100% de celles qui ont été touchées par ce champignon microscopique ont péri. Ainsi, Un nouvel accord entre le MFFP, le CSBQ et L'Université de Winnipeg a permis l'élaboration d'un programme qui encourage la participation des citoyens. Ceux-ci sont octroyés le devoir de signaler la présence de comportements anormaux ou de chauves-souris mortes. Cela aidera les chercheurs à accumuler des données qui leur permettront de suivre et de prévenir l'éradication des colonies de chauves-souris. Pour en savoir plus ou pour participer, consultez le site: Chauve souris aux abris
Source de financement: MFFP, le CSBQ et l'Université de WinnipegAnouk Simard, Murray Humphries
Ajouté par: Guillaume Larocque
Changements climatiques et érable à sucreQuand l’érable à sucre grimpe des montagnes...
Il est maintenant connu que la distribution des arbres se déplace en réponse au réchauffement climatique. Différents facteurs environnementaux peuvent expliquer ce changement de distribution, mais leur relation avec les changements climatiques est encore mal comprise. Pour tenter d’identifier ces facteurs, la stagiaire post-doctorale Morgane Urli, sous la direction de Mark Vellend, mène un projet de recherche au parc du Mont-Mégantic en se concentrant sur une espèce présentant un intérêt économique pour le sud du Québec : l’érable à sucre. Plus précisément, ce projet consiste à déterminer les facteurs qui contrôlent la régénération de l’érable à sucre le long d’un gradient altitudinal comprenant l’écotone forêt décidue-forêt boréale. L’abondance des arbres adultes diminue avec l’altitude jusqu’à leur limite altitudinale. Or, il a été observé que la densité de semis d’érable à sucre est plus élevée en haute altitude qu’en basse altitude. Sous l’effet du réchauffement climatique, de nouveaux habitats deviennent favorables aux semis, ce qui expliquerait ces observations. Cependant, il est surprenant d’observer une régénération plus faible des semis vers les basses altitudes, au cœur de la distribution de l’érable à sucre, là où les arbres adultes sont les plus abondants. Nos deux principales hypothèses pouvant expliquer cette tendance sont une prédation par les insectes spécialistes de l’érable plus forte vers les basses altitudes et une disponibilité en eau différente pour les semis selon l’altitude. Une expérimentation de transplantation est actuellement en cours le long de ce gradient afin de tester ces hypothèses. Pour plus d’informations sur cette expérimentation, rendez-vous sur chercheurjourapresjour.blogspot.ca
Des nids chez vous!Projet de science citoyenne dans la région de Rimouski
Le projet Des nids chez vous souhaite impliquer les enfants du primaire dans l’observation et le suivi de la reproduction de plusieurs espèces d’oiseaux communs dans la région de Rimouski. Ce projet est conduit simultanément dans cinq « Écoles Vertes Brundtland » et dans différents parcs de la région. Des nids chez vous a pour but de sensibiliser les citoyens à la protection de la biodiversité grandement menacée par les changements climatiques et les activités humaines. Ce projet implique les enfants, leurs professeurs et leurs familles dans l’observation et le suivi de la reproduction de plusieurs espèces d’oiseaux communs. Les jeunes et leurs familles peuvent les oiseaux dans des nichoirs chez eux, dans les écoles ou dans les parcs urbains. Les nichoirs (300 en 2014), fabriqués par la Polyflore de l'école Paul-Hubert, sont fournis gratuitement. L’ensemble du projet repose sur la collaboration entre les scientifiques, les parents et les enfants.

http://www.desnidschezvous.com
Source de financement: Subvention de démarrage CSBQ et organismes collaborateursDominique Berteaux, François Vézina
Les activités traditionnelles inuites et les changements climatiquesEn quoi les changements climatiques bouleversent la vie des Inuits
Le territoire inuit est au prise avec des changements importants qui ont d’importantes répercussions sur la vie des Inuits. Notre projet met l’accent sur la perception que les Inuits ont de ces changements encourus depuis plus de 10 ans. Nous utilisons des interviews accompagnées de cartes afin de visualiser où ces changements sont les plus frappants. Ici, nous apercevons une étudiante (Laura Siegwart Collier) qui indique sur une carte les changements perçus par une Aînée (Verona Ittulak). Un interprète (Wilson Jararuse) nous traduit au fur et à mesure les propos de l’Aînée.
Propagation de la rage dans les populations de ratons laveurs et de moufettes rayées au Québec.Déterminants écologiques du potentiel de propagation du variant de la rage du raton laveur
L’objectif général de ce projet de recherche est d’évaluer le potentiel de propagation de la rage du raton laveur dans l’Est du Canada, par une approche multidisciplinaire intégrant l’écologie spatiale, la génétique du paysage, l’écologie comportementale et la dynamique des populations. Afin d’étudier le potentiel de propagation de la rage dans l’Est du Canada, nous faisons le suivi des populations sauvages de ratons laveurs et de moufettes. Nous avons choisi ces espèces puisqu’elles sont les deux vecteurs principaux de la variante de la rage du raton laveur aux États-Unis et au Canada. Même si les ratons et les moufettes sont très communs, il existe très peu d’information disponible sur l’utilisation de l’habitat par ces espèces qui serait applicable aux paysages de l’Est du Canada (i.e. cultures intensives et paysages agro-forestiers). L’acquisition de connaissances sur la dynamique démographique et comportementale des animaux sauvages considérés comme des réservoirs de la rage est donc essentielle afin de prévenir une nouvelle épizootie de cette maladie au Quebec.
Source de financement: FRQNTFanie Pelletier
Un réseau vert pour la biodiversité Conception d’un réseau écologique pour la ceinture verte de Montréal
La capacité des écosystèmes et des sociétés humaines à s’adapter aux changements climatiques en cours dépendra de notre habilité à créer des paysages durables avec des réseaux socio écologique diversifiés et résilients. La création de corridors écologiques est la stratégie de conservation la plus fréquemment proposée pour améliorer la connectivité des paysages. Des recherches récentes s’attaquent cependant au défi de concevoir des réseaux écologiques qui seront robustes face aux changements climatiques. Notre objectif est de concevoir un vaste réseau écologique dans l’ouest des Basses-Terres du Saint-Laurent, qui maintient la biodiversité et des écosystèmes durables et résilients face aux changements climatiques attendus et à l’évolution de l'utilisation des terres dans les prochaines décennies. Nous avons créé des cartes qui montrent l’ensemble des fragments de foret de la région d’étude et avons quantifié leur contribution au réseau écologique. Ce projet fourni des informations nécessaires au gouvernement québécois, notamment le MDDEP et le MRNF, les municipalités (MRC), aux ONG de conservation locales et régionales, ainsi qu’aux chercheurs et biologistes travaillant dans le domaine. Nous estimons que les résultats guideront la mise en place d’une ceinture verte pour Montréal.
Source de financement: OURANOS-CRSNG-Max Bell FoundationAndrew Gonzalez, Elena Bennett, Martin Lechowicz
Émergence de la maladie de Lyme au QuébecEffets combines de la fragmentation de l'habitat et du changement climatique sur l’émergence de la maladie de Lyme au Québec
Les maladies de la faune suscitent des préoccupations de plus en plus importantes à l'échelle globale, pour la santé humaine comme pour celle des animaux sauvages et domestiques. La maladie de Lyme figure parmi les maladies attirant l’attention des autorités au Québec. Cette maladie découverte aux États-Unis au début des années 1980 est causée par une bactérie (Borrelia burgdorferi) qui est transmise par un vecteur, la tique à pattes noires (Ixodes scapularis). La souris à pattes blanches (Peromyscus leucopus) est l’hôte préféré de cette tique et est aussi connue pour être très efficace à transmettre la bactérie aux larves de tiques présentes sur elle. Notre projet vise a mieux comprendre comment le vecteur de la maladie de Lyme progresse sur le territoire québécois dans le temps et dans l’espace, ainsi que d'évaluer dans quelles mesures les changements climatiques et la fragmentation de l’habitat favorisent cette expansion.
Restaurer les sols contaminés Bio et phytoremédiation
Les activités minières, l’extraction pétrolière et gazière, l’agriculture et les procédés industriels peuvent tous contaminer des sols avec des rejets des métaux et de produits organiques, créant ainsi un problème considérable partout dans le monde. Génome Canada et Génome Québec financent des recherche sur la phytoremédiation – une nouvelle biotechnologie prometteuse qui utilise les plantes et les microorganismes qui leurs sont associés pour réhabiliter les sites pollués. Une partie de la recherche consiste à tester l’efficacité de phytoremédiation des cultivars de saule et de caractériser les bactéries et les champignons ainsi que les processus biologiques impliqués dans la dégradation des polluants en utilisant des approches de la génomique et la métagénomique. Le séquençage de plusieurs dizaines de génomes des microorganismes qui sont les plus efficaces dans la détoxication du sol, sera réalisé. Les services d’assainissement des sols contaminés représentent un marché de plus de 30 milliards de dollars au Canada.
Source de financement: Génome Québec et Génome CanadaMohamed Hijri, Simon Joly