QCBS Students

Audrey LE POGAM

Université du Québec à Rimouski
Ph.D. candidate

Supervisor: François Vézina
Start: 2014-09-23
End: 2018-05-31


Project
Ajustements phénotypiques en réponse aux contraintes de l’environnement hivernal et de la migration chez le plectrophane des neiges
Vivre dans un environnement froid représente un défi énergétique pour les organismes endothermes. Le plectrophane des neiges (Plectrophenax nivalis) est un passereau migrateur en déclin qui se reproduit en Arctique et hiverne dans les plaines enneigées et venteuses du sud du Canada. En plus de migrer sur de longues distances, cette espèce reste exposée tout au long de l’année à des conditions relativement rudes, puisqu’à l’arrivée sur les sites de reproduction, les mâles (arrivant un mois avant les femelles), doivent faire face à des conditions météorologiques aussi froides qu’en hiver. Cependant les températures froides sont connues pour entrainer plusieurs ajustements comportementaux, morphologiques et physiologiques chez la plupart des oiseaux. De ce fait, le plectrophane doit non seulement s’ajuster aux contraintes de la migration mais aussi à celles liées à l’environnement hivernal froid. Or, les ajustements physiologiques adoptés par l’espèce face aux variations climatiques durant l’hiver de même que pendant la migration sont peu connus. Mon projet de thèse vise donc à comprendre comment le plectrophane des neiges ajuste son phénotype face aux contraintes écologiques mais aussi quelles sont les limites de cette flexibilité phénotypique. Pour cela, je m’intéresse aux questions suivantes : (1) Les ajustements physiologiques qui ont lieu durant l’hiver chez le plectrophane des neiges sont-ils similaires à ceux des espèces résidentes aux mêmes latitudes ? (2) Le gain de performance en prévision de la migration est-il associé à un gain d’endurance au froid ? (3) La performance métabolique (ex. endurance au froid) à l’arrivée sur le site de reproduction est-elle en lien avec le succès reproducteur ? Pour répondre à ces questions, une première partie expérimentale s’effectue sur une quarantaine d’oiseaux maintenus en volière extérieure à l’UQAR. L’ensemble des données obtenues sur les oiseaux semi-captifs est comparé à des données provenant d’oiseaux hivernants en milieu naturel sur des sites au sud de l’Ontario et au Québec. Une deuxième partie se déroule au printemps sur un site de reproduction situé à Alert dans le Nunavut.