Groupe de travail 9

Groupe de travail sur les maladies et la biodiversité

Conserver la biodiversité tout en gérant les maladies de la faune exige une compréhension approfondie de l’écologie et de l’évolution du système en question. Les approches contemporaines de la gestion des maladies dans la nature restent majoritairement réactionnaire, focalisation sur la surveillance et dans certains cas sur des campagnes d’éradication. Quelques rares études plus globales, ont cependant répondu aux dernières recommandations qui allaient dans le sens d’une meilleure intégration des concepts écologiques et évolutionnaires dans l’étude des maladies de la faune. Par exemple, elles ont inclus des informations sur le comportement de l’hôte, sa génétique, sa démographie, l’utilisation des ressources et le risque de prédation. Pourtant, dans de nombreux cas, les agences ne maximisent pas l’information qui a pu être acquise lors de surveillance et lors des tentatives pour éradiquer des maladies. Ces agences ont par ailleurs une compréhension limitée des conséquences écologiques et évolutives des pratiques de gestion actuelles. L’objectif de ce groupe de travail est d’intégrer des perspectives écologiques et évolutives dans l’atténuation des effets de la maladie sur la biodiversité. Pour ce faire, il se propose de rassembler des experts dont la recherche a des implications pour l’écologie et l’évolution de la maladie dans les systèmes de la faune. Les membres visent à créer une collaboration qui non seulement résume les connaissances actuelles sur l’intégration des approches mécanistes compréhension de la maladie dans les populations sauvages, en particulier celles d’ordre social et économique, mais aussi à donner des conseils afin de mieux intégrer ces connaissances aux pratiques actuelles de gestion et de l’éradication de la maladie dans Québec et le reste du Canada. En raison d’un certain nombre de facteurs aggravants, le sud du Québec fait partie d’un ensemble restreint globale des régions récemment identifiés comme points chauds mondiaux pour les maladies des animaux terrestres pour les vertébrés.

Membres

Fanie Pelletier (Université de Sherbrooke), Virginie Millien (McGill University), Dany Garant (Université de Sherbrooke), Marco Festa Bianchet (Université de Sherbrooke), Colin Chapman (McGill University), Sophie Calmé (Université de Sherbrooke), Eric Vander Wal (Université de Sherbrooke), Julien Mainguy (Ministère des Ressources Naturelles et de la Faune), Susan Kutz (University of Calgary), Daniel Fortin (Université Laval), Steeve Côté (Université Laval),